UN PROCÈS «ENTACHÉ D’IRRÉGULARITÉS, AUSSI BIEN SUR LA FORME QUE SUR LE FOND» ET «FONCIÈREMENT INÉQUITABLE».

Le 5 novembre 2003, Saddam Hussein a été condamné à mort par pendaison pour crime contre l’humanité. Plusieurs autres membres de l’ancien Parti Baas ont été également condamnés à mort ou à des peines allant jusqu’à l’emprisonnement à perpétuité, parmi lesquels:

  • Taha Yassine Ramadan, ancien vice-président (exécuté par pendaison le 20 mars 2007) ;
  • Barzane Al Takriti, ancien chef des renseignements (exécuté par pendaison le 15 janvier 2007) ;
  • Awad Ahmad Al Bandar, adjoint du chef de cabinet de Saddam Hussein (exécuté par pendaison le 15 janvier 2007) ;
  • Abdallah Kadhem Roueid, responsable local du parti Baas (condamné à 15 ans de prison le 5 novembre 2006) ;
  • Mezhar Abdallah Roueid, responsable local du parti Baas (condamné à 15 ans de prison le 5 novembre 2006).
  • Tareq Aziz, ministre des Affaires étrangères, est mort en captivité en Mai 2015 des suites d’une longue maladie.

Le 25 décembre 2006, la Cour d’appel irakienne confirme la condamnation à mort de l’ancien président irakien Saddam Hussein et refuse d’accéder à sa dernière volonté d’être fusillé, comme le prévoyait l’ancienne Constitution irakienne pour les crimes politiques. Elle confirme l’exécution par pendaison, réservée en Irak aux criminels de droits communs. Human Rights Watch a estimé que le procès a été «entaché d’irrégularités, aussi bien sur la forme que sur le fond» et qu’il a été «foncièrement inéquitable».