Les personnalités religieuses pacifiques et non-sionistes, en Palestine, (en particulier, dans la population indigène), et leurs homologues dans la Diaspora, doivent engager des négociations responsables, en face-à-face, au nom du peuple juif, avec les Britanniques et avec les Arabes ; dans le but trouver un règlement amiable à la question de Palestine.

Tout juif est tenu de prier le créateur Béni, car c'est en Lui que réside toute notre force. Conservons à l'esprit que nos prières doivent être adressées directement. Nul ne devrait demander au Créateur de prodiguer un banquet le jour du Pardon, et nul ne doit procéder à une ablution rituelle en ayant un insecte mort dans la main. De même, nous devons absolument éviter la position intenable qui est celle du voleur priant et demandant l'aide divine pour l'accomplissement de son crime. Nous devons prier en demandant que le sionisme et ses conséquences disparaissent de la surface de la Terre, et que nous soyons rédimés par le Messie sans tarder.

Ce n'est qu'après qu'il eut accompli son terme que l'on peut relâcher le prisonnier ; ou bien s'il est gracié, en raison de sa bonne conduite, par le Président. S'il tente de s'enfuir et qu'il est rattrapé, la durée de son emprisonnement est allongée, sans oublier qu'il est passé à tabac quand il se fait rattraper.

Ô, vous les juifs fidèles, depuis plus de trois mille cinq-cents ans, dans toutes les parties du monde, à travers toutes les épreuves, nos grands-parents ont franchi des océans de sang et de larmes afin de conserver la Foi de la Torah, imperturbablement. Si nous avons de la compassion pour nous-mêmes, pour nos femmes et nos enfants, et pour le peuple juif, nous maintiendrons notre legs doré aujourd'hui encore. Nous avons été condamnés à l'exil par le Roi des Rois à cause de nos péchés. L'Eternel, qu'Il soit béni, a décrété que nous devons accepter l'exil avec une humble gratitude, jusqu'à la venu du temps, ou jusqu'à ce que nous méritions Son pardon au moyen de notre repentance, et que si nous recherchons à mettre un terme à l'exil par la force, D.eu nous arrêtera, comme nous en ont averti nos sages, et notre sanction deviendrait alors plus longue et plus sévère.

A maintes reprises, par le passé, des parties de notre peuple ont été trompées par de faux messies – mais aucun de ces faux messies n'avait été aussi fallacieux et trompeur que le mensonge du sionisme. En se référant à notre expérience historique, nous savons qu'aucun châtiment n'a jamais été, ni ne sera jamais, plus terrible que celui que nous recevrons pour avoir apporté foi au sionisme. Si nous voulons que notre condamnation à l'exil soit commuée, nous devons faire appel au moyen de la repentance ; et à une observance totale, tant physique que spirituelle, du shabbat, des lois de la pureté familiale et de l'étude de la Torah.

Qu'il soit bien compris que jamais, dans toute l'histoire juive (et même aux temps de Jéroboam ou d'Achav), ne se sont emparé des rênes du peuple juif des athées aussi hostiles qu'aujourd'hui.

Comment pouvons-nous demander la merci du Tout-Puissant, dès lors que nous tolérons ces dirigeants vils et retors comme porte-paroles ! Mes frères bien-aimés, nettoyons nos rangs, et nettoyons notre milieu ; demandons au Tout-Puissant, à travers nos prières, notre repentance et l'accomplissement des bonnes actions [mitsvot] qu'Il nous rédime tous, comme seul Il peut le faire, immédiatement !


Lisez cet extrait (en anglais) de l'ouvrage du Rabbin Weissmandl :
Sefer Min Hametzar.

« Si les gens savaient ce que nous avons fait, ils nous pourchasseraient dans les rues, et ils nous lyncheraient ».
George H.W. "Poppy" Bush.

Source : Neturei Karta

Traduction : Marcel Charbonnier

 

Rabbin Michael Dov Weissmandl

Il n'a rien à voir avec les Neturei Karta, et ses accusations font référence à un événement très spécifique de la Shoah en Slovaquie, voir à ce sujet l'article (et surtout les références citées) de wikipédia:

http://fr.wikipedia.org/wiki/Chaim_Michael_Dov_Weissmandl

Chaim Michael Dov Weissmandl (1903-1957) (plus connu sous le nom de Michael Ber Weissmandl) était un rabbin et shtadlan (porte-parole de sa communauté), particulièrement actif dans les efforts qu'il déploya durant la Shoah pour sauver les Juifs de Slovaquie de l'extermination.

(...)

<b>Le Groupe de Travail </b>

Quand les nazis, aidés par des membres du gouvernement fictif slovaque, entament leurs actions contre les Juifs slovaques, en 1942, les membres du Judenrat (« Conseil juif ») slovaque créent une organisation souterraine, appelée le groupe de Travail. Dirigé par Gisi Fleischmann et le rabbin Weissmandl, son activité principale est de freiner au mieux la déportation des Juifs, en soudoyant des fonctionnaires allemands et slovaques. En 1942, déjà, le Groupe de Travail avait entamé avec les Allemands des négociations dont les niveaux de rançons étaient élevés[5]. Leurs efforts permettront de retarder le « transport » de Juifs, après qu'ils se soient mis d'accord avec Dieter Wisliceny, un officiel nazi, sur une somme de $50.000[6].
Le Groupe de Travail était également en train de rassembler des fonds qui auraient permis à un grand nombre de Juifs d'être relâchés par les nazis : avec une fourchette située entre un à deux millions de dollars, une telle rançon aurait permis de mettre fin à la plupart des déportations vers la fin de 1942, mais les Allemands ont demandé un acompte initial de 10%, qui n'a jamais été payé en raison d'un manque de fonds[5].

<b>Accusations de Weissmandl </b>

Le Groupe de Travail nécessitant un approvisionnement continu de grandes sommes d'argent, ils se tournent vers les organismes juifs internationaux, par l'intermédiaire de leurs représentants en Suisse. Selon Weissmandl, trop peu d'argent avait été amassé, et trop tard, ce qu'il impute à l'indifférence de ces organismes. Il accusa plus particulièrement les organisations sionistes d'avoir refusé d'aider les Juifs, à moins qu'ils n'aillent en Palestine (une condition que les nazis étaient peu disposés à accepter).

Dans une lettre, datée du 15 mai 1944, adressée à la direction sioniste en Palestine mandataire, le rabbin Weissmandl interpelle les dirigeants sionistes, leur demandant d'entamer une action plus énergique envers le judaïsme européen, détruit méticuleusement et systématiquement par le régime nazi : « Et vous - nos frères de Palestine, de tous les pays libres, et vous ministres de tous ces pays - comment pouvez-vous demeurer muets devant ce grand meurtre ? Muets tandis que des milliers de milliers, à présent six millions de Juifs, étaient assassinés. Muets tandis que des dizaines de milliers sont encore assassinés ou en voie de l'être ? Leurs cœurs détruits vous crient de les aider tandis qu'ils Their destroyed hearts cry to you for help as they bewail your cruelty. Brutaux, vous êtes, et assassins aussi, à cause du sang-froid du silence dans lequel vous observez[7]. »

Weissmandl a soutenu ses allégations en citant des lettres de mémoire. Certains historiens, tel que Yehuda Bauer, ont mis en doute l'exactitude de ces propos, mais d'autres historiens, tels que Fuchs et Kranzler, ont décidé de le croire sur parole[5]. Certaines de ces lettres ont plus tard été retrouvées et, comparées aux propos du Rabbin Weissmandl, elles étaient très semblables, parfois en tout point[réf. nécessaire].