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Sarkozy renvoyé devant le tribunal correctionnel

8 Février 2017 , Rédigé par S. Sellami

Le juge d’instruction Serge Tournaire a finalement suivi les réquisitions du parquet et renvoyé Nicolas Sarkozy devant le tribunal correctionnel, afin d’y être jugé pour «  financement illégal de campagne électorale pour avoir, en qualité de candidat, dépassé le plafond légal de dépenses électorales ». L’ordonnance a été signée le 3 février.Selon « Le Monde », qui a eu accès à l’ordonnance, Nicolas Sarkozy a « bénéficié des fraudes révélées par l’enquête ». Treize autres mis en examen sont renvoyés en correctionnelle, dans l'affaire dite Bygmalion.

Le dépassement atteindrait 28 à 31 millions, après la découverte, dans les comptes de l’UMP, de 10 à 13 millions supplémentaires, imputables aux dépenses de la campagne de Sarkozy, en 2012. Soit un coût global évalué entre 50 et 53 millions d’euros, au lieu des 22,5 millions autorisés.

Sûr de lui, Sarkozy fanfaronnait encore, début octobre, sur Radio Classique et Paris Première, en affirmant « qu’il avait été lavé de toute forme de soupçons dans cette affaire ». Il vient d’être sévèrement démenti par la justice.

Après une période de flottement entre lui et Renaud Van Ruymbeke, Serge Tournaire a finalement suivi les réquisitions accablantes du vice-procureur, Nicolas Baietto, lesquelles ont désigné Sarkozy comme principal instigateur du financement illégal de la campagne électorale de 2012. 

Le procès, qui se profile à l'horizon, risque donc de ruiner l’espoir de Sarkozy d’échapper à un avenir moins bling-bling, dautant que d’autres mises en cause judiciaires pointent à l’horizon.

Sarkozy a bénéficié des fraudes

Le juge d’instruction a décidé du renvoi de Sarkozy en procès correctionnel, où il devra répondre du chef de : « financement illégal de campagne électorale pour avoir, en qualité de candidat, dépassé le plafond légal de dépenses électorales ». 

D’après le magistrat instructeur, « plus que quiconque, il (Sarkozy) était supposé connaître, respecter et faire appliquer par ses équipes les dispositions légales ». « L’autorité de Nicolas Sarkozy, son expérience politique et l’enjeu que représentait pour lui sa nouvelle candidature à la magistrature suprême, rendent peu crédible l’hypothèse d’un candidat déconnecté de sa campagne laissant ses équipes ou son parti et ses dirigeants agir en dehors de lui et décider de tout à sa place ». (source : Le Monde)

Le juge a finalement considéré que  « Nicolas Sarkozy a incontestablement bénéficié des fraudes révélées par l’enquête qui lui ont permis de de disposer, lors de sa campagne de 2012, de moyens bien supérieurs à ce que la loi autorisait (…). (source : Le Monde)

En cas de condamnation, il risque jusqu’à 5 ans de prison et 3750 € d’amende, pour ce seul chef d’accusation.

Le culot monstre du tricheur Sarkozy

Se croyant au-dessus des lois, du fait de son statut d’ex-chef d’Etat, il pensait se soustraire à la justice, comme dans les mises en causes précédentes (Bettencourt, etc.). Il claironnait, début septembre, sur France-Culture, à l’annonce de la requête du parquet, que  « les non-lieux passent, le train continue »…

Cette fois, la prochaine gare d’arrivée est connue : le tribunal correctionnel. Le procès contre lui aura bel et bien lieu. Ce n’est pas trop tôt, car l’arrogance de Sarkozy a fini par exaspérer les citoyens sains d’esprit, qui vivent comme un affront l’impunité du tricheur Sarkozy.

Le 24 août, sur TF1, avec un aplomb confondant, il persistait et signait : « On m'a fait beaucoup de reproches dans ma vie politique mais pas de mentir ».  Sauf que son obstination, à nier l’évidence et à travestir la réalité des faits, pour s’exonérer de toute faute, s’est retournée contre lui, comme le montre sa chute dans les sondages, à partir de la mi-septembre.

Un « petit » chef qui n’assume pas ses responsabilités

Il récidivait, trois semaines plus tard, sur France 2, « s’estimant lavé de toute accusation »concernant Bygmalion, continuant d’asséner effrontément ses dénégations, au cours de ses réunions publiques, arguant de sa non-implication dans le dépassement faramineux des dépenses de campagne. Affirmations pourtant contredites par le parquet, selon lequel « la responsabilité de l’ancien chef de l’Etat est pleinement engagée, car il a donné des instructions en faveur de l’augmentation des dépenses ».

En tant que principal intéressé, ce qu’a mis en évidence le vice-procureur, sa négation des faits, devant près de 3 millions de téléspectateurs, a été du plus mauvais effet. Chez les sympathisants de droite, en particulier, où le culte du chef signifie aussi, que celui-ci doit assumer ses responsabilités et ne pas rejeter ses fautes sur ses subalternes.

Les démêlés judiciaires ne sont pas finis

Une autre affaire pénale devrait suivre, qui lui colle à la peau depuis l’assassinat de Kadhafi, en octobre 2011 : le financement de sa campagne de 2007, où de nouveaux éléments de preuves ont atterri sur le bureau des juges en charge de ce dossier. De soupçons, l’enquête est passée à une forte présomption de versement, par le régime libyen, d’un montant qui pourrait atteindre les 50 millions de dollars.

D’autres affaires pénales restent également pendantes, telle que celle des « écoutes de Paul Bismuth », alias Sarkozy, où il a été mis en examen pour « corruption active, trafic d’influence et recel de violation du secret professionnel », à la suite de la tentative de corruption d’un haut magistrat. Au vu du dossier, cette affaire inquiète particulièrement la « sarkozie ».

Le procès de la non-exemplarité d'un chef d'Etat

Cette manie de faire prendre des vessies pour des lanternes et cette propension à faire porter le chapeau aux autres, au mépris de toute morale, Monsieur Sarkozy en paye le prix. Il est tombé dans le piège de ses propres manigances, finissant par se mettre à dos, non seulement huit Français sur dix, mais aussi ses propres ex-collaborateurs ou amis (Copé, Lavrilleux, Attal, Buisson, etc.) !

Au-delà du délit qui en est la cause, ce procès sera celui de la forfaiture en politique. L’exemplarité, au plus haut sommet de l’Etat, ne peut souffrir d’aucune faille. Qu’il soit irréprochable, c’est ce que sont en droit d’attendre, du président de la République, les citoyens qui lui délèguent le pouvoir de diriger le pays et d’incarner la nation.

La lamentable caricature sarkozienne aura au moins eu un mérite, celui de montrer l’inacceptable. Ecœurés par la multiplication des comportements véreux au sein de la classe politique, les Français attendent un procès exemplaire, eu égard à la position d’ancien chef de l’Etat de Sarkozy.

Ironie de l’histoire, les juges d’instruction, qu’il voulait supprimer, précipitent aujourd’hui sa chute !

 

Verdi

Mardi 7 février 2017

http://www.agoravox.fr

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