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Alt Right : Remous politiques aux USA après la frappe en Syrie !

9 Avril 2017 , Rédigé par S. Sellami

Ce moment incroyable lorsque vous vous rendez compte que tous les présidents sont des marionnettes différentes qui servent le même ordre du jour

Les partisans conservateurs de Donald Trump se sont rebellés et s’en sont pris au président après que celui-ci a ordonné une frappe contre la Syrie, soupçonnée d’avoir lancé une attaque chimique qui a tué 86 personnes.


Michael Savage soutien de trump prend ses distances et démontre que ce ne peut être le gaz sarin comme on essaie de le faire croire.

 

 

« Quiconque prétendait que Trump était d’une loyauté aveugle a eu un avertissement aujourd’hui », a déclaré Mike Cernovich, l’un des leaders du mouvement « Alt-Right », un groupe conservateur  qui a accusé le président d’avoir abandonné ses positions électorales isolationnistes, dans une campagne sur les réseaux sociaux portée par le hashtag #Syriahoax (« canular syrien »).

« Nous savons tous qu’Assad n’empoisonnerait pas son propre peuple », a poursuivi ce spécialiste  dans une vidéo mise en ligne vendredi, avançant l’idée que « l’Etat profond » (le « deep state », c’est-à-dire un complot de bureaucrates déterminés à saper clandestinement l’action de M. Trump) « veut une guerre avec la Russie ». « Ils utilisent l’attaque au gaz de la Syrie, qui est un canular, pour déclencher la Troisième Guerre mondiale ».

Alors que certains partisans nient l’attaque chimique, d’autres rejettent l’opinion selon laquelle elle a été ordonnée par le président syrien Bachar al-Assad, blâmant une fausse attaque montée pour faire croire à une action de Damas.

« Pourquoi Assad ferait-il cela alors qu’il est en train de gagner ? », s’est ainsi interrogé Alex Jones, responsable du site « Infowars ».

Alex Jones soutient l’idée que l’attaque était une ruse pour forcer Donald Trump à s’aligner sur les conservateurs traditionnels. Il estime que si le président « cède à ce front anti-Syrie pour prouver qu’il n’est pas une marionnette russe, ils ne vont pas s’arrêter ».

« Trump a fait campagne pour ne pas s’impliquer dans le Moyen-Orient, car cela aide toujours nos ennemis et crée plus de réfugiés (…) Puis il a vu une photo à la télévision », a encore noté l’éditorialiste  républicaine Anne Coulter. Celle-ci a rappelé que M. Trump était opposé en 2013 à une participation militaire américaine au Moyen-Orient.

Pour Rappel voici ce qu’affirmait le sieur Trump il y encore peu

Dans divers tweets en 2013, Trump s’opposait à de pareilles actions. Par exemple : « Le président [Barack Obama] doit obtenir l’approbation du Congrès avant d’attaquer la Syrie. [Il commettrait] une grosse erreur s’il ne le faisait pas » ou « La seule raison pour laquelle le Président Obama veut attaquer la Syrie est de sauver la face après sa déclaration stupide sur la ligne rouge. N’attaquez pas la Syrie, occupez-vous des Etats-Unis » ou bien encore « Encore une fois, à l’attention de notre très insensé leader, n’attaquez pas la Syrie. Si vous le faîtes, des chose très graves arriveront et les Etats-Unis n’ont rien à gagner de ce combat ».

Trump a critiqué vigoureusement l’intervention en Irak lors d’un des débats de la primaire républicaine, avant un État favorable à Bush ; et a tout au long de la campagne critiqué les interventions en ce genre qui n’apportent rien.

Au dernier débat avec Clinton le 19 octobre, il affirmait : « On pourrait se retrouver avec aussi mal qu’est Assad. […] Mais vous pourriez très bien vous retrouver avec pire qu’Assad. »

Fin octobre dernier, il déclarait encore : « Si nous écoutons Hillary Clinton, vous finirez par avoir une Troisième Guerre mondiale pour la Syrie »

La plupart des néos conservateurs  ont de leur côté approuvé l’attaque punitive de 59 missiles Tomahawk lancés contre une base aérienne militaire syrienne.

Et Breitbart, le site d’informations auparavant géré par Stephen Bannon, chef de la stratégie de la Maison Blanche, est resté sur une position neutre dans la couverture de cette frappe.

Ce qui est finalement un indice révélateur du désarroi des observateurs face à ce qui est, en l’état actuel des informations, impossible à interpreter.

Ce qui semble évident , c’est que Trump perd un à un ses soutiens au fur et à mesure qu’il donne des gages à l’establishment, au lieu de tenir sa promesse de « drainer the swamp ». Trump a peur de  la lutte à mort, il a peur de l’empeachment. Il donne des gages d’agressivité face à la Russie. Et c’est  la raison pur laquelle il se renie en faisant ce que même Obama n’a pas fait.

Aux USA , samedi soir beaucoup d’informations convergent vers l’idée que l »opération Syrienne est  un « false flag », une manipulation, un piège  dans lequel Trump, volontairement ou involontairement serait tombé. On fait la comparaison avec ce qu’a fait Clinton avec la Serbie  au moment de l’affaire Lewinsky quand il a risqué « l’impeachment » en 1999. Aux Etats-Unis on appelle cela la « wag the dog strategy », du nom d’un film de 1997 qui décrit un Président qui crée un problème de politique étrangère en Albanie pour essayer de se sortir d ‘une mauvaise passe .

EN BANDE SON :

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