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RipouxBliqueDesCumulardsVentrusGrosQ

Syrie : Les non-dits de la Déclaration finale d’Astana

31 Janvier 2017 , Rédigé par S. Sellami

Syrie : Les non-dits de la Déclaration finale d’Astana

Conférence de presse du Dr Bachar al-Jaafari, chef de la délégation du gouvernement syrie, suite à la Déclaration finale d’Astana

Mesdames et Messieurs,

Ces deux derniers jours, nous avons travaillé dur, jour et nuit, pour le succès de cette réunion et avons fait tout notre possible pour surmonter les obstacles. C’est pourquoi, nous croyons que la réunion d’Astana a réussi à atteindre « l’objectif de cessation des hostilités pour une période déterminée » qui ouvre au dialogue politique, en cours, entre Syriens.

À cette occasion, comme je l’ai déjà fait, nous remercions la Direction du Kazakhstan de toutes les facilités qu’elle nous a accordées pour le succès de nos réunions et de nos travaux.

Nous remercions, tout particulièrement, nos amis russes et iraniens pour les énormes efforts consentis, lesquels ont efficacement contribué à cette réussite. Et cela, dans le but de stopper l’effusion du sang syrien et de travailler avec ces groupes [armés] afin de vaincre, ensemble, le terrorisme et de reconstruire la Syrie.

Et nous disons aux États de la région connus pour leur soutien aux terroristes : c’est assez. Assez ! Vous avez dilapidé les richesses de vos peuples, amené le terrorisme dans vos pays, pris la responsabilité de faire couler le sang syrien. Le temps est venu de reconsidérer les erreurs de vos politiques pour le bien de votre peuple et le bien des peuples de la région.

C’est ce que j’avais à dire pour commencer. Vous pouvez poser vos questions.

Question 1 [Hosni Mourtada, Al-Alam] : Vous avez dit que des États régionaux devaient cesser de faire couler le sang syrien, pouvez-vous les nommer ? Ensuite, les groupes armés présents à cette réunion, ont-ils accepté de combattre Daech et le Front al-Nosra ?

Bachar al-Jaafari : Je commencerai par la deuxième partie de votre question. Je pense que vous avez écouté le ministre des Affaires étrangères du Kazakhstan lire le texte de la Déclaration finale émanant des trois États garants. Dans ce communiqué, ils réitèrent leur détermination à combattre conjointement l’EIIL et le Front al-Nosra. Daech et le Front al-Nosra sont donc nommément cités et c’est un article qui les engage tous les trois, y compris la Turquie qui l’a signé. Nous pouvons supposer qu’elle le respectera. Nous pouvons le supposer.

Quant à la première partie de votre question, tout le monde sait de quels États régionaux il s’agit. La Turquie est l’un de ces États, avec des États du Golfe, comme l’Arabie saoudite et le Qatar. Naturellement, ce discours s’applique à tous ceux qui ont contribué directement ou indirectement à l’effusion du sang syrien. À tous.

Le temps est venu pour ces États de modifier leurs politiques sanguinaires à l’égard du peuple syrien, de la Syrie, et de leur propre peuple. Assez de ces jeux avec le feu et de ces paris perdants. Tout le monde est perdant, y compris les États qui soutiennent le terrorisme rendu au cœur de leurs maisons. Terrorisme contre lequel nous n’avons cessé de les mettre en garde depuis le début.

Question 2 [Ahmad Hadj Ali ; Al-Manar] : Le chef de la délégation des factions armées a déclaré que la Russie est passée du rôle de soutien au régime à celui de garant du règlement et qu’elle tente de surmonter les obstacles. Autrement dit, les groupes armés parlent d’un changement du positionnement russe. D’autres informations parlent de tentatives consistant à négocier la séparation entre groupes armés et groupes terroristes, tel le Front al-Nosra, contre la sortie des alliés de la Syrie ; ce qui, comme vous le savez, laisserait l’Armée syrienne seule sur le terrain. Que veulent-ils dire et quel est, actuellement, le rôle de la Russie ?

Bachar al-Jaafari : Nous ne faisons pas de commentaires sur de telles informations. Nous sommes un État responsable qui évalue la situation à partir des déclarations officielles de telle ou telle capitale, de telle ou telle partie. Par conséquent, permettez-moi de ne pas les commenter. Ceci dit et globalement parlant, cette réunion d’Astana s’est tenue dans un but précis : consolider l’accord de cessation des combats et trouver ensemble les mécanismes nécessaires à cet effet. Tel est le but. La réunion d’Astana n’est pas un bazar pour troquer, acheter ou vendre. Des États importants se sont réunis et sont arrivés à une Déclaration finale, lue par le ministre du Kazakhstan. Je crois que cette image, colportée par certains, est exagérée ou trop simplifiée.

Question 3 [Vitaly Varounine de Saint-Petersbourg ; Canal 5] : Que ressentiez-vous face à ces représentants de l’opposition armée syrienne ?

Bachar al-Jaafari : Ce fut douloureux de nous asseoir, dans la même pièce, face à des Syriens associés à des agendas étrangers, travaillant pour des puissances étrangères, certains d’entre eux s’étant engagés dans des groupes terroristes. Ce n’est pas la première fois. Ce fut le cas lors des première et deuxième consultations à Moscou, ainsi qu’aux réunions de Genève. Mais quoi que cela nous coûte, nous le referons dans le cadre des prochaines rencontres, prévues et programmées, afin de sauver notre État et notre peuple. Nous ferons tout pour arrêter la guerre terroriste menée contre les Syriens, quel qu’en soit le prix.

Question 4 [Assaf Aboud ; BBC] : La Déclaration finale parle d’un mécanisme trilatéral de surveillance de la cessation des combats. Étant donné que votre délégation comportait des officiers des forces gouvernementales, les modalités de ce mécanisme ont-elles été discutées ? Un agenda a-t-il été fixé ?

Bachar al-Jaafari : La clause correspondant à votre question dit et je cite en anglais : « The Russian, Iranian and Turkish sides have decided to establish a trilateral mechanism to observe and ensure full compliance with the ceasefire, prevent any provocations and determine all modalities of the ceasefire » [Les côtés russe, iranien et turc ont décidé d’établir un mécanisme trilatéral pour observer et assurer le plein respect du cessez-le-feu, prévenir toute provocation et déterminer toutes les modalités du cessez-le-feu]. Par conséquent, ces modalités seront étudiées prochainement en concertation avec le gouvernement syrien.

Question 5 [Agence Reuters] : Premièrement, est-il possible que cette réunion mène directement aux négociations de Genève ou bien faudra-il une deuxième rencontre ? Deuxièmement, les participants de l’opposition ayant exprimé leur refus et leur colère quant au rôle iranien, qu’en diriez-vous ?

Bachar al-Jaafari : Lorsque vous traitez d’affaires politiques, vous ne devez pas tenir compte de vos émotions mais garder votre sang froid et faire de votre mieux conformément aux intérêts nationaux. Ici, la question n’est pas de savoir qui est heureux ou en colère, mais du fait que nous avons abouti à un « document de négociation » qui est cette Déclaration finale, sur laquelle tous se sont mis d’accord. C’est cela l’essentiel et c’est de cela que nous devons nous occuper avant tout.

Ceux qui disent qu’ils ne sont pas heureux du rôle négatif de telle ou telle partie cherchent à geler la situation. L’Iran, comme la Russie et la Turquie, est garant de ces négociations et a joué un rôle positif pour qu’elles aboutissent à la formulation finale, exprimée dans une déclaration tripartite. Je n’ai pas entendu ces critiques et il est pitoyable que certains membres de la délégation de l’opposition armée, ou des groupes terroristes, puissent critiquer l’une des trois parties ayant travaillé à ce résultat, alors qu’ils ont accepté l’accord tripartite signé le 29 décembre 2016.

De notre côté, nous pourrions dire que le rôle de la Turquie est négatif ; ce qu’il est. Mais nous ne le disons pas parce que nous sommes des diplomates conscients de nos responsabilités et que nous représentons un gouvernement légitime et responsable. Et si nous n’agissons pas comme ils le font, c’est parce qu’en matière de politique, vous devez traiter avec vos adversaires pour sauver votre pays et votre peuple. Ce à quoi nous nous employons ici et maintenant.

En ce qui concerne les pourparlers de Genève, je répète que le but de cette réunion d’Astana est la consolidation du cessez-le feu en Syrie. Elle fait partie de l’opération Genève, mais c’est une opération différente. Elle pourrait la faciliter, ce qui nous conviendrait.

Question 6 [Dima Nassif ; Al-Mayadeen] : Concernant le Front al-Nosra, quelle sorte de coordination a été prévue entre l’Armée syrienne et les factions armées ayant signé l’accord tripartite ? Devrons-nous attendre longtemps des éclaircissements sur les mécanismes de soutien au cessez-le-feu ? Quel prix politique devra payer Damas contre l’intégration de ces factions armées au sein d’un front plus large, pour combattre leurs alliés d’hier ?

Bachar al-Jaafari : La déclaration conjointe des États garants répond à votre question. Premièrement, cette Déclaration finale oblige les factions armées qui ont participé à la réunion d’Astana et ont accepté l’accord tripartite. Le garant de ces factions étant la Turquie pour la bonne raison qu’elle les parraine, la question concernant la coordination avec l’Armée syrienne est à poser au gouvernement turc.

Quand à votre question sur le mécanisme trilatéral de soutien à la cessation des hostilités, nous avons convenu qu’il sera limité dans le temps, le gouvernement syrien estimant qu’il ne devra pas dépasser une année. Délai pendant lequel les mesures techniques seront décidées par les experts militaires des participants à la réunion d’Astana.

Il n’y a pas de prix politique à payer. S’il y en avait un, ce serait le succès de ce qui a été déclaré suite à cette réunion. Un succès dont nous serions heureux, car tout ce qui peut être utile pour arrêter cette guerre terroriste, injuste et folle, contre notre peuple est bienvenu dans le cadre de la poursuite de notre combat contre le terrorisme de Daesh, du Front al-Nosra et des groupes associés.

Question 7  [Ramez al-Kadi ; Al-Jadid] : Il est vrai que ce n’est pas la première fois que vous vous asseyez avec des opposants, mais c’est la première fois que vous vous asseyez avec les factions terroristes. Est-ce que cela signifie que, désormais, le gouvernement syrien cessera de qualifier ces factions d’organisations terroristes ?

Bachar al-Jaafari : Ces groupes terroristes armés ont décidé de se joindre à un processus précis, mettant fin à leurs pratiques terroristes, les intégrant dans une nouvelle opération intitulée « Accord de cessation des hostilités garanti par la Russie, l’Iran et la Turquie ». Ce qui signifie que suite à la libération d’Alep et aux importantes victoires militaires de l’Armée syrienne sur tous les fronts, ces groupes terroristes ont acquis la conviction qu’ils n’ont aucun avantage à poursuivre leurs pratiques terroristes pour atteindre des objectifs politiques. Ils ont donc choisi de rejoindre l’opération d’Astana. Par ce choix, ils rejetteraient la violence et le terrorisme. C’est pourquoi nous avons accepté de nous asseoir avec eux.

Intervention du journaliste : Qu’en serait-il si le Front al-Nosra décidait de rejoindre le processus politique ? 

Daech et le Front al-Nosra sont deux organisations classées terroristes par le Conseil de sécurité. Là-dessus, il y a consensus dans la Déclaration finale d’Astana, comme dans toutes les Résolutions du Conseil de sécurité en rapport avec la lutte contre le terrorisme.

Intervention du journaliste : Est-il vrai que vous avez exigé la fermeture de la frontière avec la Turquie et que la Déclaration finale n’en a pas tenu compte ?

Bachar al-Jaafari : Nous exigeons la fermeture de la frontière avec la Turquie depuis six ans et non seulement depuis cette réunion d’Astana.

Question 8 [Imad Sara ; Télévision arabe syrienne] : Quelles sont les régions concernées par l’accord de cessation des combats ? S’étendront-elles à Wadi Barada et, par conséquent, mettront fin aux coupures d’eau à Damas ? S’étendront-elles à Deir ez-Zor et d’autres régions ?

Bachar al-Jaafari : Concernant Wadi Barada, les neuf villes ou villages qui s’y trouvent ont été complètement libérés, reste le seul problème d’Aïn al-Fijeh, ville où jaillit la source principale alimentant en eau potable Damas, qui compte aujourd’hui sept millions d’habitants. Le groupe terroriste sévissant dans cette ville, usant de l’eau comme arme de pression sur la population et le gouvernement, est le Front al-Nosra. C’est pourquoi les opérations militaires se poursuivent contre le Front al-Nosra à Aïn al-Fijeh.

Quant à l’identification des régions concernées par l’accord de cessation des hostilités, elle revient aux experts militaires qui en établiront la cartographie prochainement, après échange d’informations entre les garants et l’Armée arabe syrienne, afin de localiser avec précision Daech, le Front al-Nosra et les groupes qui leur sont liés, et les combattre.

Question 9 [Jaafar Ahmad ; Télévision syrienne] : La Déclaration commune finale de la réunion d’Astana a affirmé son attachement à la souveraineté, à l’indépendance, à l’unité et à l’intégrité territoriale de la République arabe syrienne en tant qu’État multiethnique, multi-religieux, non confessionnel et démocratique. Pourquoi n’est-il pas fait mention de son caractère laïc ?  Existerait-il un doute à ce sujet ? D’autre part, il est question du retour à Genève le 8 février. Pouvez-vous nous éclairer sur ce point ?

Bachar al-Jaafari : La suppression de la référence au caractère laïc de la Syrie a été faite à la demande de la délégation turque et des groupes armés participant à la réunion d’Astana. C’est curieux et étrange qu’un gouvernement qui prétend que la Turquie est un État laïc, se prononce contre ce terme quand il s’agit des options du peuple syrien pour la Syrie. En soi, cela témoigne de la grande contradiction entre les paroles et les actes du côté turc.

Nous avons insisté pour que la laïcité fasse partie des caractéristiques du futur État syrien sur lequel les Syriens devront s’entendre. Nos amis iraniens et russes l’ont admis, mais la délégation turque et la délégation des groupes armés l’ont refusé, alors que la Turquie a assisté à la réunion de Vienne 2, laquelle a intégré ce terme dans sa déclaration finale. La Turquie est d’accord à Vienne, mais vient de se contredire à Astana.

Question 10 [Firas Mardini, canal Sama, Al-Fadaiya] : Avez-vous signé la Déclaration finale ou bien a-t-elle été signée par les États garants seulement ? Quant à Genève, la délégation de l’opposition armée rejoindra-t-elle les délégués des autres plates-formes de l’opposition, ou seuls les participants à la conférence d’Astana se retrouveront à Genève ?

Bachar al-Jaafari : Avons-nous signé le communiqué ? Non, parce qu’il exprime l’engagement des trois États garants. Évidemment, nous avons été consultés en permanence et mis au courant à toutes les étapes de son élaboration. Il n’est donc pas publié au nom de tous ceux qui ont participé à cette conférence, mais au nom des trois États garants de la cessation des hostilités. Quant à Genève, c’est l’Envoyé spécial, M. de Mistura, qui doit mener les consultations afin de décider quels seront les participants.

Intervention du journaliste : À quelle date ?

Bachar al-Jaafari : Nous ne le savons pas. La date sera fixée par les canaux diplomatiques.

Question 11 [Mohammad Khorchali, Canal Kurdistan] : Les Kurdes de Syrie ont joué un rôle important dans la lutte contre Daech. Qu’en pensez-vous ? Quel sera leur sort dans la Syrie à l’avenir ?

Bachar al-Jaafari : Je suis heureux que vous ayez parlé des Kurdes en tant que Syriens. Disant cela, vous avez répondu partiellement à votre question. Pour nous, que nous parlions d’Arabes, de Chaldéens, de Kurdes ou de toute autre composante du peuple syrien, ce sont tous des Syriens, sans aucune distinction. Nous sommes fiers de nos frères kurdes syriens, comme nous serions fiers de nous-mêmes, parce que les Kurdes de Syrie ont joué un rôle important dans notre Histoire et non seulement dans la lutte contre Daech.

Nous vivons ensemble depuis des milliers d’années et nous ne cherchons pas à tester la fidélité des uns et des autres, parce que nous sommes fidèles. Il se trouve que certains qui n’ont pas foi en la Syrie, mais en d’autres agendas planifiés par des forces étrangères, ont choisi une autre voie. Ici, une remarque s’impose : il y a aussi des Arabes syriens qui travaillent contre leur propre pays. Nous avons des traîtres qui rendent visite à Israël et combattent à ses côtés contre leur pays. Il ne faut donc pas généraliser en parlant de telle ou telle composante, car la plupart des Syriens sont fiers d’être syriens et c’est ainsi que nous les considérons.

Question 12 [journaliste de la BBC] : L’opposition a déclaré que l’opération Astana est terminée. Partant de là, votre gouvernement cessera-t-il ses attaques contre Wadi Barada ?

Bachar al-jaafari : Si vous n’y voyez pas d’inconvénient, permettez que je rectifie votre question. Premièrement, j’ai déjà dit qu’il n’y a rien qui puisse être qualifié d’« attaque contre Wadi Barada », mais un problème à Aïn al-Fijeh où se trouve la source d’eau potable qui alimente les sept millions d’habitants de la capitale, Damas, depuis 41 jours. Je vous prie de répéter ce que je viens de dire. Depuis combien de jours ? M’avez-vous entendu ? Combien de jours ?

Journaliste de la BBC : Vous avez dit 41 jours.

Bachar al-Jaafari : Imaginez que je vous prive d’eau pendant deux jours, puis reposez-moi votre question. Quoi que dise ladite opposition armée, vous devriez vérifier une, deux, puis trois fois, avant de soutenir ses propos, parce que l’Armée syrienne libère des villes capturées par les terroristes. Telle est la vérité. Telle est la réalité. Nous ne combattons pas un pays étranger. Nous ne lançons pas une guerre contre nos voisins. Nous combattons des terroristes sévissant à l’intérieur de nos frontières et sur notre territoire, afin de protéger notre population. Il ne s’agit donc pas de « la chute » d’une ville ou d’un village aux mains de l’Armée syrienne, mais de « la libération » de la source d’eau potable alimentant sept millions d’habitants privés de cette eau depuis 41 jours ! Tant qu’il en sera ainsi, l’Armée syrienne poursuivra ses opérations.

Question 13 [identité de l’intervenant inaudible] : Lors d’un congrès à Genève, je vous ai interrogé sur les exigences des Kurdes syriens. Vous m’aviez répondu que ceux qui songent au fédéralisme ou à la partition de la Syrie prennent du Panadol. Or les Kurdes, avec d’autres composantes, ont annoncé la fédéralisation, notamment au Nord de la Syrie. Quel est votre avis à ce propos ?

Bachar al-Jaafari : Il existe un médicament encore plus efficace que le Panadol et c’est l’advil. Quel que soit le régime qui pourrait être adopté par la Syrie, la décision revient au peuple syrien, lui-même, et non à l’une de ses composantes qui en déciderait de manière unilatérale. Celui qui a des idées sur le sujet n’a qu’à les soumettre démocratiquement au Parlement syrien, aussi folles soient-elles, telle celle du fédéralisme ; une idée folle qui ne se réalisera pas en Syrie. Il n’empêche qu’un parti ou un autre peut soumettre n’importe quelle idée de manière démocratique. Au cas où elle obtiendrait l’unanimité, nous pourrons en reparler. 

Mais qu’un groupe de personnes parle de créer un petit État désigné comme « fédéral » et de diviser le pays au profit d’agendas étrangers, c’est un discours en tout point inacceptable, d’autant plus qu’il ne correspond pas à celui de tous les Syriens kurdes. Très nombreux sont les Syriens kurdes patriotes, par excellence, et contre le fédéralisme.

Merci Mesdames et Messieurs

Dr Bachar al-Jaafari

Délégué permanent de la Syrie auprès des Nations Unies

24/01/107

Transcription et traduction par Mouna Alno-Nakhal pour Mondialisation.ca

Avec l’espoir, mêlé de certitude, que les violences perfides cachées sous la signature du gouvernement turc et de ses factions terroristes seront contrées, le moment venu, par la volonté farouche du peuple syrien de ne pas céder à leur odieux sectarisme en affirmant que la Syrie est, et restera, un pays laïc.

Source : Vidéos / Al-Fadaiya (Syrie)

https://www.youtube.com/watch?v=6js68ZH8UxM&feature=youtu.be

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Manuel Valls Coco le perroquet

31 Janvier 2017 , Rédigé par S. Sellami

Et dire que Les vrais Guignols ont été supprimés par Bolloré...

Coco le perroquet vous connaissez....

 « Manuel Valls, je l'appelle coco le perroquet, il repete tout ce que je dis. »                « Il est ministre de l'interieur pour devenir président comme moi. Il attaque les musulmans comme moi. Il est fan de Jonnhy comme moi. »

 « C'est coco le perroquet, tellement je pourrais le poser sur mon épaule, tellement il pourrait avoir sa tête sur une canette de Tropico. »

:)

https://www.facebook.com/ThePrairie.fr

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Valls, la cigale qui a chanté burkini et Marianne dévoilée tout l’été

31 Janvier 2017 , Rédigé par S. Sellami

Valls - La Cigale et la Fourmi - ThePrairie.fr !

Valls – La Cigale et la Fourmi – ThePrairie.fr !

Le père Valls ayant crié tout l’été, 
Du Burkini à la Marianne dévoilée.
Se trouva fort dépourvu 
Quand l’election fut venue…

Pas un seul electeur motivé pour ce Valls mytho

Il alla crier famine 
chez la banlieue sa voisine.
Lui priant de lui prêter 
quelques voix pour subsister 
jusqu’à la primaire nouvelle.

Je vous paierai Damoiselle.
Aucun doute, Foi de chacal
Intérêt est principal 
Mais la banlieue peu oublieuse
Et c’est là son moindre défaut

Que faisiez-vous au temps chaud ? 
Dit-elle au Valls Tapeur.

Nuit et jour à tout venant, j’insultais 
ne vous déplaise.

Vous insultiez ? 
J’en suis forte aise… 
Et bien valser maintenant !!!

 

Valls - La Cigale et la Fourmi - ThePrairie.fr !

Valls – La Cigale et la Fourmi – ThePrairie.fr !

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Un allié politique de Merkel appelle à la levée des sanctions antirusses

30 Janvier 2017 , Rédigé par France Révolution

Cet article est reposté depuis France Révolution.

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Un autre en pire !

30 Janvier 2017 , Rédigé par S. Sellami

Qu'est-ce qu'on appelle : Système ?
Ce n'est pas un thème mais l'anathème.
Ce n'est pas un problème mais le cœur du problème.
Ce n'est pas un artifice mais le vice suprême.
Pour en finir, on est passé de l'indéfini au défini : on ne dit pas "un système" mais LE système pour dire que c'est définitif. Je vais à mon tour oser, poser ou déposer une définition :
Le système est une courroie de transmission entre le pouvoir, l'argent et l'information qui prive les gens de toute liberté d'action ou de réaction.
La mécanique est fort bien huilée, on y participe même quand on refuse d'y participer... comme si on était sous perfusion.
On sait où est le poison mais on ne peut empêcher sa diffusion. Sa PROFUSION...
Et le système ne fait que récolter ce qu'il sème : la CONFUSION.
La confusion dans les esprits, y compris dans les esprits qui se refusent à lui : chez les opposants, les résistants ou même les dissidents.
Ce qui sous-entend, y compris pour les malentendants ou les non-voyants, qu'aucune politique n'est à l'abri de cette gangrène.
On ne peut espérer mettre fin à ce calcul sans se sentir ridicule. On n'avance pas, on recule.
Les idiots utiles ont cru voir ou percevoir une lueur d'espoir dans les yeux de l’anti-système. En désespoir de cause, ils ont opté pour la logique du pire, rien que pour se débarrasser de l'empire de ceux qu'on ne peut plus sentir.
Leur suffrage ne choisit plus le meilleur mais le moins pire.
État d'urgence, quasiment planétaire : qui ne vise qu'à empêcher le mal de se répandre : la corruption à tous les étages. L’anti-système nous évite cette mort subite.
Hier la mère au Royaume-Uni, aujourd'hui le père aux États-Unis et demain la fille, ici, à Paris.
L'ère promise est elle enfin permise ? On parle déjà en plein hiver d'un printemps pour l'occident.
On dirait ou on dira que les peuples montent tous à l'assaut de leur ciel artificiel pour reconquérir leur identité essentielle et défendre leurs intérêts substantiels.
L’anti-système semble être la solution de tous les problèmes de santé, d'intégrité, d'identité... l'éclipse du soleil irréel.
Avec ma liberté retrouvée je vais devoir réécrire mon histoire sans être contrainte et forcée par les hommes de pouvoir.
L'air est déjà plus léger, j'en profite pour m'interroger avant de me jeter dans les bras des nouveaux-venus :
Qu'est-ce que l’anti-système ? Qu'est-ce qu'un anti-système qui est venu à bout du système ?
Je cherche à identifier "les sauveurs"... parce que je me méfie de l'heure, de mon cœur... et des leurres.
Et je me dis que l’anti-système n'est peut-être pas la promesse d'une aube qui sauve mais l'adresse d'un autre système encore plus crépusculaire ?
L'ennemi de mon ennemi n'est peut être pas mon ami... il peut être même mon pire ennemi...
Un autre empire ?
Un autre en pire !

https://www.lejournaldepersonne.com

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Le silence est Dior

25 Janvier 2017 , Rédigé par S. Sellami

 
Nouvelle série : Pub Analyse
Premier numéro gratuit...

 

Messieurs,
C'est à vous que je m'adresse dans une apparente revue de presse.

Messieurs,
On dit ciel au singulier, mais cieux au pluriel même si pour vous la grammaire n'est pas essentielle, surtout pour les plus facétieux d'entre vous.

Messieurs,
Certains parmi vous m'ont vivement recommandé de me faire payer par la publicité plutôt que par mes abonnés. Je ne vais pas citer leurs noms parce que ça leur ferait une publicité gratuite et annulerait leur recommandation.

Messieurs,
C'est votre droit d'être avaricieux ou capricieux mais comme je ne veux pas avoir avec vous quelque sujet contentieux que ce soit... je vais essayer de faire au mieux; en faisant " la réclame " que vous réclamez... aujourd'hui on dit " pub " et j'ai en vue : les plus cultivés d'entre vous.
J'y vais :

Messieurs, j'ai devant moi deux petites bouteilles. Pour les non-voyants, je rajoute qu'elles ne sont pas pareilles.
La première est en verre.
La seconde est en plastique.
Laquelle des deux est la plus chic ?
Là n'est pas la question.
Ne nous attachons pas à la forme qui est quasiment la même... mais seulement au fond, dont notre vie souvent dépend.
Le fond n'est pas la forme. Même si Décathlon ne cesse de vous répéter à fond la forme !
Mais comme on ne peut pas s'empêcher d'être profonds, on va essayer de voir les choses autrement.

Messieurs,
Nous sommes en présence de deux bouteilles et nous cherchons à savoir ce qui distingue ces deux merveilles.
Oublions le contenant et examinons le contenu.
La première contient de l'eau de toilette, c'est Fahrenheit de Dior
La seconde contient de l'eau potable, inodore et incolore.

Et pour ceux qui n'accordent de valeur qu'au prix, je précise que la première vaut 50 euros sur le marché et que la seconde seulement 25 centimes.
Pour les moins doués en calcul mental, il faut multiplier par deux cent pour vous y retrouver.

Messieurs,
Je sais que je viens de choquer parmi vous, tous les pernicieux qui trouvent que l'on pousse le bouchon un peu trop loin en faisant payer 25 centimes la mise en bouteille de 25 cl d'eau qui dort.
Il est vrai que nous n'avons pas tous les ressources nécessaires pour reconnaître l'eau de source. Mais sans vous mettre la puce à l'oreille, et comme il s'agit d'oseille, je vous conseille de vous méfier de l'eau qui dort.

Messieurs, j'ai cru voir votre œil attiré par Dior. L'eau qui met le feu à ceux qui n'ont pas assez d'orgueil et qui ignorent que pour bien sentir, il faut sentir bon. Punaise, on vous ment quand on vous dit que l'argent n'a pas d'odeur... oh que si... ça sent fort... ça sent Dior.

Messieurs, puis-je me permettre cette contre-publicité. C'est mon côté incantation qui adore les contre-indications.
Si vous utilisez le contenu de celle ci sans utiliser le contenu de celle là... vous sentirez toujours mauvais. Je veux dire qu'il faut vous laver avant de vous parfumer.
Ah... Dior ne va pas être content.
On croit que l'argent vous donne les moyens de ne pas puer, c'est vrai seulement en partie... parce qu'il vous donne aussi les moyens de rendre le monde puant en privant le plus grand nombre de parfum.

Pour conclure comme La Fontaine, je vous dirai que seule la bonté sent bon !

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Trois éléments frappants dans les négociations de la paix en Syrie à Astana

24 Janvier 2017 , Rédigé par S. Sellami

Trois éléments frappants dans les négociations de la paix en Syrie à Astana

Les actuels pourparlers de paix en Syrie sont un évènement sans précédent pour l’historien John Laugland qui dévoile les glissements tectoniques affectant la géopolitique et révélés par cette rencontre.

Le premier, c’est qu’elles ont lieu avec la participation de l’Iran, et, bien sûr, sous l’égide de la Russie. C’est un symbole fort du retour de l’Iran sur la scène internationale après de longues années d’exclusion. Avec ses propres troupes et celles de son allié, le Hezbollah, l’Iran est devenu incontournable en Syrie. Sa présence à la table et parmi les grandes puissances régionales signifie une petite victoire dans la lutte qui oppose le berceau du chiisme à ses ennemis sunnites dans la péninsule arabe.

Le deuxième, c’est que ces négociations interviennent après deux événements majeurs qui ont changé le donne: la victoire des forces syriennes à Alep, et le revirement de la Turquie sur la question syrienne. Ankara a tout simplement jeté l’éponge. A Astana, le vice premier ministre turc, Mehmet Simsek, a déclaré, «Il faut être pragmatique. Les faits sur le terrain ont changé. La Turquie ne peut plus insister sur un accord sans Assad. Ce n’est pas réaliste.» Dans ses quelques lignes laconiques, tout est dit.

La raison principale pour laquelle on peut espérer que les négociations réussissent, c’est le changement d’administration à Washington

Le troisième élément frappant, c’est l’absence, au moins comme participants actifs, non seulement des Etats-Unis, de l’Union Européenne, et des pays du Golfe – pays qui avaient tous soutenu, militairement, politiquement et financièrement, l’opposition armée, et qui portent une responsabilité lourde dans le déclenchement de la guerre civile comme dans sa longue durée – mais aussi des Kurdes, les alliés principaux des Américains sur le terrain. C’était le prix à payer pour la participation de la Turquie. Ces absences multiples s’expliquent, tout simplement, par la déroute militaire des forces soutenues par l’Occident. Certes, les Kurdes n’ont pas été battus, mais leur parrain américain, si.

Les négociations sont-elles pour autant vouées à l’échec ? Certes, les risques sont multiples. Un certain nombre de milices islamistes sont exclues d’office, l’Etat islamique et le Front Al-Nosra en premier lieu mais aussi Ahrar al-Cham, un groupe rebelle salafiste, ainsi que d’autres. Mais le but politique de ces pourparlers est de créer un centre de gravité incluant une partie de l’opposition armée pour mieux exclure les autres. Peut-être les différences entre ces groupes, qui se battent entre eux maintenant à Idlib, règlera la question. Peut-être leurs parrains du Golfe, frustrés, les lâcheront-ils. Dans ces hypothèses, les négociations auront une chance de réussir.

Mais la raison principale pour laquelle on peut espérer qu’elles réussissent, c’est le changement d’administration à Washington. Dans son discours d’investiture du 20 janvier, le président Trump a seulement dit quelques mots sur la politique étrangère de son administration.

«Nous chercherons à garder l’amitié et les bonnes grâces des autres pays du monde, mais ils doivent comprendre que chaque pays a le droit de faire passer ses intérêts avant ceux des autres.

Nous ne cherchons pas à imposer notre mode de vie à quiconque, mais nous voulons qu’il serve d’exemple aux autres.

Nous voulons être un exemple d’excellence.

Nous allons renforcer nos anciennes alliances et en conclure d’autres afin d’unir le monde pour éradiquer le terrorisme de l’islam radical de la face de la Terre».

Selon le réalisme en relations internationales prôné par Trump, la diplomatie dépend des rapports de force dans le monde

Cette déclaration est révolutionnaire. Tout d’abord, le laconisme de Trump est en contraste flagrant avec tous les discours d’inauguration de ses prédécesseurs depuis vingt-cinq ans – Clinton, Bush et Obama – qui dissertaient tous longuement sur la politique étrangèreet sur le rôle des Etats-Unis dans le monde. Ces présidents ont récolté ce qu’ils ont semé, leurs présidences ayant souvent été dévorées par la politique étrangère. Par contre, on a l’impression que Trump s’intéresse peu à la politique étrangère, et qu’il préférerait, dans un monde idéal, ne pas en avoir.

Mais surtout, sa courte déclaration est l’annonce d’une rupture radicale avec le messianisme qui a façonné la politique étrangère américaine depuis au moins la première élection de Bill Clinton en 1993, et avec les résultats que l’on connaît. Trump s’est contenté d’énoncer un seul but en politique étrangère, en contradiction avec les buts infinis de la démocratisation universelle prônés par les autres. Son seul but concret, c’est celui d’éradiquer «le terrorisme de islam radical».

Certes, ce n’est pas rien. Mais le nouveau président américain, qui a répété à maintes reprises pendant la campagne qu’il voyait d’un bon oeil une alliance conjoncturelle avec la Russie contre l’islam radical, ne peut pas ne pas soutenir ces négociations, au moins tacitement. Elles interviennent, donc, à un moment très propice de l’histoire.

Selon le réalisme en relations internationales prôné par Trump, la diplomatie dépend des rapports de force dans le monde. La présence des principaux acteurs régionaux autour de la table, sous l’égide de la superpuissance qu’est la Russie, est presqu’un cas d’école de pratique réaliste. Ces discussions rappellent celles de Minsk qui ont mis fin en 2015, au moins sur le papier, à la guerre civile en Ukraine, dans la mesure où celles-ci se résument à la convocation du petit trublion par les grands qui cherchent à lui imposer leur ordre.

Surtout retenez ceci : à la différence des négociations sous patronage américain qui ont échoué de façon répétée à Genève en 2012, 2014 et 2016, le parrain de ces négociations d’Astana, contrairement aux Etats-Unis qui étaient absents sur le terrain en Syrie et qui n’y menaient la guerre que par interposition de milices à leur solde, est prêt à mettre dans la balance son propre pouvoir, ses propres armées et ses propres hommes pour garantir une éventuelle paix. Si vis pacem, para bellum.

John Laughland

source: https://francais.rt.com/opinions/32844-trois-elements-frappants-negociations-paix-syrie-astana

 

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Donald Trump en mode catch

23 Janvier 2017 , Rédigé par S. Sellami

Ce mec a été élu à la tête de la première puissance mondiale ! 
Tout va bien !

Donald Trump...

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L’« élite » tunisienne en file indienne chez le Proconsul Rubinstein

23 Janvier 2017 , Rédigé par S. Sellami

7 Juin 2016

 

Comme Paul Bremer à Bagdad, Daniel Rubinstein trône dans son bunker aux Berges du Lac à Tunis. Comme à l’accoutumée, la nouvelle « élite » sortie de la « révolution » de la Brouette était au rendez-vous avec la Proconsul américain pour célébrer la fête de l’indépendance des Etats-Unis.

 
En file indienne pour renouveler l'allégeance au Proconsul Daniel Rubinstein.
En file indienne pour renouveler l'allégeance au Proconsul Daniel Rubinstein.

Aprés avoir évoqué hier la gent féminine, on s’occupe aujourd’hui du genre « masculin » qui a défilé en file indienne devant le Résidant général des Etats-Unis en Tunisie. Les mercenaires historiques n’étaient pas si nombreux cette année à la réception de la puissance « libératrice » et depuis, tutrice. Ils se font discrets parce qu’ils savent que le peuple sait désormais. Mais il y en avait suffisamment pour que nous leur consacrions cet article. 

Ce rendez-vous à l’ambassade américaine, nous l’avions appelé il y a quatre ans la cérémonie du renouvellement de la « Bay-âa » (l’allégeance). C’est devenu une tradition depuis que les Tunisiens ont été « libérés » de leur indépendance un certain 14 janvier 2011. Autrement dit, depuis qu’ils ont troqué leur Souveraineté et leur dignité contre la fumisterie des droits de l’homme et la crétinerie de la démocratie…islamique ! 

On rappellera toujours que sous la présidence de celui que les Frères musulmans locaux et leurs complices gauchistes désignaient par « suppôt de l’Occident », c’est-à-dire Ben Ali, l’ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique attendait des semaines avant d’obtenir une audience avec le ministre tunisien des Affaires étrangères. L’un des cables de Wikileaks « fuité » en 2011 révèle que son Excellence Robert Godec, ancien adjoint de Paul Bremer en Irak devenu ambassadeur des USA en Tunisie, se plaignait en 2007 auprès de son Departement d’Etat « d’attendre depuis six mois une audience avec le président tunisien » ! 

Autre anecdote, en 2004, Ben Ali a failli limoger deux de ses ministres pour avoir commis la « faute diplomatique » de s’être rendus à deux à la cérémonie américaine du 4 juillet. Les consignes étaient parfaitement claires depuis 1991 : un seul ministre peut représenter le gouvernement dans ce genre de festivité. 

Depuis le coup d’Etat américain du 14 janvier 2011, l’ambassadeur n’est plus ambassadeur mais Proconsul ; il ne sollicite plus d’entrevue, on se plie à quatre pattes pour obtenir une rencontre avec son adjoint ! On, ce sont les ministres, y compris le premier d’entres eux, ce sont les chefs de partis, ce sont les députés, ce sont les gouverneurs, ce sont les patrons de journaux et de télévisions, ce sont les barons de l’UTICA, ce sont les apparatchiks de l’UGTT…sans parler des cybers-collabos qui ont mené la Tunisie à la déchéance et bientôt au chaos. 

Deux faits saillants ont émaillé la cérémonie américaine du 1er juin dernier. D’abord le poète Sgheïer Ouled Ahmed qui doit se retourner dans sa tombe à entendre le Proconsul Daniel Rubinstein terminer son discours au peuple soumis par un extrait de son poème dédié au peuple résistant. Ensuite la bourde « involontaire » du Proconsul qui, dans son discours de bienvenu, a cité Mohamed Ennaceur, Farhat Horchani, Khémaïes Jinaoui, Zied Ladhéri, Noomane Fehri, Lazhar Karoui-Chebbi, Ali Larayedh et, bien évidemment, Rached Ghannouchi, mais pas Hafedh Caïd Essebsi ! 

Certains médias ont prétendu que le directeur exécutif de Nidaa Tounès s’est retiré en signe de protestation, mais notre correspondant infiltré à l’ambassade américaine nous a assuré qu’il est resté jusqu’à la clôture de cette cérémonie d’allégeance. 
  
Karim Zmerli     

Album photos pour l'Histoire: 

Fraternité islamo-sioniste entre Rached Ghannouchi et Daniel Rubinstein.
Fraternité islamo-sioniste entre Rached Ghannouchi et Daniel Rubinstein.
 
 

 

Le pauvre Mohamed Ennaceur !
Le pauvre Mohamed Ennaceur !
Monsieur et Madame Bouchlaka.
Monsieur et Madame Bouchlaka.
 
 

 

Hafedh Caïd Essebsi, vexé mais resté.
Hafedh Caïd Essebsi, vexé mais resté.
Mohsen Marzouk, une vieille connaissance !
Mohsen Marzouk, une vieille connaissance !
 
 

 

Ameur Larayedh, la crapule des Frères musulmans.
Ameur Larayedh, la crapule des Frères musulmans.
Abdeljelil Temimi, un habitué !
Abdeljelil Temimi, un habitué !
 
 

 

Un illustre inconnu !
Un illustre inconnu !
Lotfi Zitoune, le pachyderme des Frères !
Lotfi Zitoune, le pachyderme des Frères !
 
 

 

Photo de groupe des scouts du Proconsul !
Photo de groupe des scouts du Proconsul !

Photo de groupe de la Horde !

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L’ambassadeur des USA en Tunisie « dégagé » par Donald Trump

23 Janvier 2017 , Rédigé par S. Sellami

23 Janvier 2017

 

Daniel Rubinstein a fait ses valises et a discrètement quitté la Tunisie à la suite d’une décision prise par le Président Donald Trump qui, selon le quotidien The Independent, concerne tous les Ambassadeurs « sans exception ». Très mauvaise nouvelle pour tous les mercenaires locaux des Etats-Unis qui faisaient la queue devant le bureau du Proconsul américain.

 
Daniel Rubintein, ancien Ambassadeur des Etats-Unis en Tunisie (2015-2017).
Daniel Rubintein, ancien Ambassadeur des Etats-Unis en Tunisie (2015-2017).

Selon le quotidien The Independent (voir lien ci-dessous), trois semaines avant son investiture officielle, Donald Trump avait donné l’ordre à tous les Ambassadeurs américains « sans exception » de quitter leurs chancelleries avant son arrivée à la Maison Blanche, le 20 janvier dernier. Habituellement, la tradition américaine exige de laisser aux diplomates au moins deux mois afin de leur permettre d’organiser leur départ. Mais pas cette fois-ci. Ainsi en a décidé le nouvel homme fort de Washington. Jusqu’à ce jour, aucun remplaçant n'a encore été nommé et cela risque de prendre quelque temps puisque c'est le Sénat qui entérinera officiellement les nominations présidentielles.  

Toujours selon nos confrères du The Independent qui déplore cette décision, « C'est début janvier que le département d'État a envoyé aux ambassadeurs leur lettre de fin de mission. D'ordinaire, lors d'une passation de pouvoir, ces derniers sont autorisés à rester en poste quelque temps pour ne pas perturber leur vie de famille, ni la scolarité des enfants de ces représentants américains à l'étranger. Ce que chamboule complètement cette décision de Donald Trump ». 

Deux jours après la date limite imposée par Donald Trump, une centaine d’ambassadeurs ont déjà bel et bien quitté leurs postes, selon le journal The Independent. Parmi eux, Daniel Rubinstein, qui a été nommé par Barack Hussein Obama Ambassadeur, le 8 juin 2015, en succédant à Jacob Walles. La nomination à Tunis de cet ancien Consul général à Jérusalem (2009-2012) intervenait trois semaines après la visite de Béji Caïd Essebsi à la Maison Blanche et la ratification de l’acte de protectorat par John Kerry et Mohsen Marzouk, le 20 mai 2015. Barack Hussein Obama, avait indiqué à l’époque sa volonté de « renforcer les liens entre son pays et la Tunisie », notamment en désignant ce pays « allié majeur non-membre de l’OTAN ». Autrement dit, protectorat américain et base avancée des intérêts atlantistes dans la région.   

A l’inverse de plusieurs Ambassadeurs américains qui ont publiquement annoncé leur départ et exprimé des mots de remerciements à l’égard des pays hôtes, notamment Matthew barzun qui était en poste en Grande Bretagne, Daniel Rubinsttein, en homme du renseignement, a caché la mauvaise nouvelle et choisi de quitter la Tunisie en catimini et sans même rendre visite de courtoisie au Bey de Carthage, encore moins aux centaines de mercenaires Tunisiens qui étaient à ses ordres, des Frères musulmans aux camarades du prolétariat, en passant par les partis, les syndicats, les députés, les associations, les instituts de sondage, les médias, les ministères... 

C’est une très mauvaise nouvelle pour tous les mercenaires locaux des Etats-Unis qui faisaient la queue devant le bureau du Proconsul américain (en lien notre article d’archive), à l’instar de leurs semblables en Irak à l’époque du Proconsul Paul Bremer. Avec le prochain Ambassadeur américain, ça sera fini les salamalek, la servitude et les rapports. Représentant d’un Etat souverainiste et isolationniste, il attendra des Tunisiens un peu de dignité et un semblant de patriotisme ! 

Nebil Ben Yahmed     
  
The Independent du 21 janvier 2017 : 
http://www.independent.co.uk/news/world/americas/donald-trump-fires-us-ambassadors-no-replacements-a7538256.html 

Signature du Pacte de Protectorat entre John Kerry et Mohsen Marzouk, le 20 mai 2015.

Signature du Pacte de Protectorat entre John Kerry et Mohsen Marzouk, le 20 mai 2015.

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