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RipouxBliqueDesCumulardsVentrusGrosQ

Libérez-vous du libéralisme !

28 Février 2017 , Rédigé par S. Sellami

Le communisme n'a pas réussi à appauvrir les riches
Le capitalisme n'a pas réussi à enrichir les pauvres...
Depuis, les deux envieux ennemis sont devenus amis.
Ils se sont réconciliés avec eux-mêmes et avec la réalité des faits
C'est ainsi qu'on a vu paraître le libéralisme
Le logis des sans logis, l'idéologie des sans idéologie.
La maison sans raison, la religion sans dieu
Le libéralisme a réussi à appauvrir les pauvres
À les vider de leur sang, de leur sens !
En leur offrant juste un mensonge comme clé des songes
Cette clé c'est ce qu'on appelle : La Liberté
Celle de l'aliéné mental, enfermé dans son pré carré
Qui se sent libre sous prétexte qu'il n'est pas surveillé
Il a le droit de circuler et ne voit pas qu'il est encerclé.
Sa liberté n'est qu'un cercle carré
Autrement dit, une impossibilité
Nous sommes libres :
une posture qui équivaut à une imposture
Libres de nous tuer, de nous prostituer
Mais nous ne pouvons le faire
sans nous entretuer,
Sans tuer cette liberté.
Vous l'avez sans doute remarqué
Depuis que tout est redevenu possible, plus rien ne l'est.
Boire, manger, respirer... Tout est empoisonné...
Tout ce qui nous reste de libre représente un danger
Nous sommes condamnés à la casse
Condamnés à faire face à la menace
Des dérèglements climatiques et politiques
Nous sommes libres donc à la merci
Des intempéries et de la folie des hommes
Paradoxe économique :
On ne peut pas s'enrichir sans s'appauvrir mutuellement.
Le libéralisme n'est rien d'autre
que l'appauvrissement des pauvres...
Avec des idées qui n'ont aucune prise sur le temps,
sur les matières grises.
Avec une réalité arithmétique sans surprise :
1 + 1 = rien
Un bien qui ne rime à rien...
Excepté dans les associations de malfaiteurs
Il n'y a même plus de cerveau
Pour dire où ça va et ce que ça vaut...
Le soleil, la lune et tous nos rêves dans le même caniveau
Combien ça coute de vivre ? La peau
Ce n'est pas cher de mourir, c'est donné par le hasard ou les bâtards.
Le libéralisme n'a pas d'idées,
seulement des billets pour vous déshabiller,
demander votre numéro de compte
ou le nom de votre banque.

Non... je n'ai pas de compte, pas de rente, pas de banque...
Ni Kalachnikov, ni tank !
Je ne veux pas de votre liberté, ni de vos pièces d'identité.
Je ne crois pas à votre sécurité sociale... ni à vos liens de solidarité
Votre aide, je n'en veux... pour rien au monde
Ni sécu, ni pq, ni rsa
Qui vous autorisent en toute mauvaise foi
D'appauvrir encore plus pauvres que moi.
Vous voulez que je vous dise ?
Le libéralisme est le plus court chemin vers le terrorisme
Je me dis que quitte à jouer à se faire peur
Autant jouer avec le feu
Et c'est ce qu'ils vous font
Tête de nœuds !
Vous qui êtes nombreux
Innommables et innombrables
Libérez-vous du libéralisme...

https:// lejournaldepersonne.com

 

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La nuit de Cologne de Kamel Daoud - Mensonges et reniements pour plaire à l’Occident

28 Février 2017 , Rédigé par S. Sellami

illustration : "Blue" de Cyrus R. K. Patell

Suite à un événement qui a eu lieu en Allemagne, à Cologne précisément, Kamel Daoud a intervenu avec une opinion publiée le 31 janvier 2016 dans le quotidien français Le Monde, opinion intitulée « Cologne, lieu de fantasmes ». Avant de commencer à analyser le texte de Daoud, il faut rappeler ce qui s’est passé à Cologne le 31 décembre 2O15.

Des centaines de personnes, désignées par de nombreux témoins comme étant des migrants, ont envahi le centre-ville de Cologne, s’en prenant notamment aux femmes présentes dans les rues, alors que la police, dépassée, restait impuissante. Après des faits aussi graves, le dernier des commissaires ou des chroniqueurs devrait se poser la question capitale pour comprendre : quelle mouche a piqué des centaines de jeunes pour qu’ils se mettent tous à agresser des filles alors que pareil phénomène n’a jamais eu lieu auparavant ? Le journaliste enquêteur, quant à lui, va interviewer des victimes et tenter de trouver des coupables pour accréditer sa thèse. Et conclure par la même si ces actes étaient spontanés ou bien planifiés et prémédités. Ou même commandités. Car la thèse de la spontanéité ne tient pas la route, des centaines de jeunes ne pouvant devenir tous violents au même moment sans se connaitre. 516 plaintes ont été déposées à Cologne concernant la nuit du 31 décembre, dont 200 pour agression sexuelle.

Le Monde n’a pas demandé une contribution sur la nuit de Cologne à Rachid Boudjedra ni à Malek Chebbel ou à des centaines d’intellectuels musulmans vivant en France. Au lieu de parler des agressions en question et attribuées par la police locale à des hommes d’origine étrangère tout en se refusant à toute« instrumentalisation » visant les réfugiés, monsieur Daoud accable ce qu’il appelle tout le « monde d’Allah »avec son milliard d’âmes, pas seulement ceux qui ont commis ces agressions, si tant est que tous les auteurs soient des musulmans.

« Le fantasme n’a pas attendu les faits, » dit Daoud, signifiant que le viol et la violence sont inscrits dans les gènes musulmans et le fantasme, l’obsession, la perversion, donc la violence et l’agression, précèdent le crime de Cologne. Dans le New York Times du 12 février dernier, il est plus clair : « L’attaque de femmes occidentales par des migrants arabes à Cologne, en Allemagne, durant la nuit de la nuit de la Saint-Sylvestre rappelle l’agression des femmes à la Place Tarhrir en Egypte durant les journées grisantes de la révolution égyptienne ». Avant la police, il nomme donc les coupables ! Et invente un viol collectif au Caire, du moins celui que les « islamistes » attribuent à la police de Sissi. Cette citation est aussi très claire : « C’est le pendant de « Colonisation » : envahir un pays pour se s’approprier ses terres. Cela s’est donc passé dans la gare de la ville allemande du nom de ce syndrome, pendant les fêtes du début de la nouvelle année. Une foule des "Autres", alias maghrébins, syriens, "arabes", réfugiés, exilés, envahisseurs, a pris la rue et s’est mise à s’attaquer aux femmes qui passaient par là. »

La raison est que « L’Autre vient de ce vaste univers douloureux et affreux que sont la misère sexuelle dans le monde arabo-musulman, le rapport malade à la femme, au corps et au désir. » L’accusé, l’Autre, l’émigré, ce malade qui, s’il est accueilli, doit être également soigné. Sinon, il commettra de nouvelles agressions à Cologne, Paris ou ailleurs. Il faut s’en méfier, car « Il suffit de rien, du retour du grégaire ou d’un échec affectif pour que cela revienne avec la douleur. »

Monsieur Daoud ne parle pas des « tournantes », phénomène connu depuis longtemps en France, ces viols collectifs tristement connus dans certains quartiers de l’Hexagone. Il ne mentionne pas ce qui discrédite sa thèse. « Le rapport à la femme est le nœud gordien, le second dans le monde d’Allah, » la terre d’islam n’étant pas une terre où il fait bon vivre, dit et sous-entend Daoud : « vaste univers douloureux et affreux »que ce territoire qui va de Casablanca à Djakarta... Cette diabolisation des musulmans par la libido est accolée à leur prétendu amour de la mort et leur haine de la vie, symbolisée par la femme, qui doit être tuée, violée, étouffée : Cela donc est « une conviction partagée » « dans le monde d’Allah » et « qui devient très visible chez l’islamiste par exemple. L’islamiste n’aime pas la vie. » Les attaques visent donc toute une communauté, pas uniquement ceux qu’il appelle « islamistes », ce concept fallacieux inventé par les Occidentaux pour protéger le wahhabisme, qui est une hérésie. La liberté de conscience qui dessert non seulement la communauté mais l’humanité tout entière n’est pas digne de ce nom. Une liberté de conscience qui annihile une nation au prétexte de vouloir émanciper la femme ne sert ni l’une ni l’autre. D’ailleurs notre nation, comme tout autre, a produit des tonnes de livres et de textes qui montrent que le combat pour la liberté de la femme n’a pas attendu l’avènement des malheurs de Cologne pour dénoncer des faits, réels chez nous comme chez d’autres peuples. Dénoncer Cologne sans dénoncer le viol d’enfants, de femmes et d’hommes par les soldats américains à Bou Ghraïb, tout récemment en Irak, ou au Vietnam, ou ceux de la soldatesque coloniale en Algérie et ailleurs est une mystification de l’histoire. Une mystification volontaire. Une trahison envers son peuple. Un coup de poignard dans le dos. Qui ne mérite aucune comparaison avec le grand Salman Rushdie, un immense auteur qui n’a jamais renié son peuple, et injustement condamné.

Avant la police, il nomme les coupables !

Les musulmans sont des violeurs, puisque congénitalement obsédés voire, dénués de surmoi. Conjoncturellement, ils sont terroristes, égorgeurs, voleurs... Ces tares ont été répertoriées : ils sont chez les Arabes, les Noirs, les Sud-Américains et ont justifié les crimes que l’on sait : le jet de Sud-Américains par-dessus les falaises par les conquistadores, les enfumages du Dahra, les massacres de Sétif et Kharrata, l’extermination des Vietnamiens au napalm... Le lauréat du Prix Goncourt du premier roman français renforce son argumentaire contre le « monde d’Allah » : « La femme est niée, refusée, tuée, voilée, enfermée ou possédée. Cela dénote un rapport trouble à l’imaginaire, au désir de vivre, à la création et à la liberté. » Dit comme ça, cela semble bénin mais niée veut dire oppression, tuée veut dire crime, voilée et enfermée veulent dire déni de liberté, possédée veut dire violée. Que faut-il de plus aux musulmans pour être des sauvages ? Leur profil cadre à merveille avec le crime de Cologne.

Les tares congénitales du migrant l’accablent mais son âme peut être sauvée : « Le réfugié est-il donc "sauvage" ? Non. Juste différent, et il ne suffit pas d’accueillir en donnant des papiers et un foyer collectif pour s’acquitter. Il faut offrir l’asile au corps mais aussi convaincre l’âme de changer. » Ressassant l’argument du sexe perverti, Daoud ajoute : « On voit le survivant et on oublie que le réfugié vient d’un piège culturel que résume surtout son rapport à Dieu et à la femme ». Le texte du Monde est truffé d’approximations et d’absurdités : « Le corps de la femme est vu non comme le lieu même de la liberté essentielle comme valeur en Occident, mais comme une décadence : on veut alors le réduire à la possession, ou au crime à "voiler" ». Crime, viol : Daoud est sûr que le « monde d’Allah » « fabrique du vivant un zombie, ou un kamikaze qui rêve de confondre la mort et l’orgasme, ou un frustré qui rêve d’aller en Europe pour échapper, dans l’errance, au piège social de sa lâcheté ». L’infériorité du musulman par rapport à l’Occidental est patente dans ce portrait manichéen du monde et surtout d’une nation complexe, riche, multicolore et tout aussi équilibrée que les autres communautés humaines. Car si elle était réellement agressive ou violente, son milliard d’âmes aurait fait un massacre planétaire. Bien au contraire, ce qui se passe en Syrie, en Irak, ou en Libye montre que c’est la nation musulmane qui est violentée, agressée, humiliée, depuis le colonialisme à ce jour...

Dans sa contribution publiée en traduction dans le New York Times« The sexual misery of the Arab World »(La misère sexuelle du monde arabe), M. Daoud ressasse le même prétendu rapport malsain des musulmans au sexe, écrivant que dans notre pays, les bancs publics sont sciés afin de ne pas permettre aux personnes de de sexe différent de s’asseoir les uns trop proches des autres. ["Benches are sawed in half to prevent people from sitting close together."] Cette invention, selon lui, conforte sa thèse fondée sur la déformation intentionnelle des faits et sur la volonté d’aggraver les détails insignifiants. Le positionnement pour la culture supposée supérieure est clair : « Ce qui semblait autrefois un spectacle étranger sur des lieux lointains apparaît désormais comme un choc des cultures se jouant sur le sol même de l’Occident. Ces différences [avec l’Arabe, le musulman, ndlr] autrefois désamorcées par la distance et un sentiment de supériorité sont devenues une menace imminente. Les Occidentaux découvrent, anxieux et apeurés, que le sexe dans le monde musulman est malade, et que la maladie se propage sur leurs propres terres. » Cet extrait du NYT n’est pas signé Le Pen, ni Trump, ni BHL, mais Kamel Daoud. Ce texte corrobore les déclarations des extrémistes occidentaux et ceux du parti populiste allemand, AFD, qui dit que « les migrants qui [...] n’ont visiblement aucun scrupule ou mauvaise conscience à s’en prendre à des femmes sont très dangereux et démontrent leur absence de volonté d’intégration ».

Ces absurdités pompées chez Gustave Le Bon et Ernest Renan pour ne pas dire chez Gobineau ne sont donc pas un simple coup de gueule ni une mauvaise formulation sur certains faits existants non seulement en terre d’islam mais partout dans le monde, si l’on juge le nombre de femmes violées en France, ou battues, par exemple. Les injustices contre la femme sont universelles et ne résident pas uniquement en le port obligatoire du voile dans certaines familles ou aux autres privations en terre musulmane et même chez les Amishes et les Mormons, aux USA. L’auteur du brûlot sait-il que la femme turque a obtenu le droit de vote en 1934, et que la Syrienne (1949), la Libanaise (1952), l’Egyptienne et la Malienne (1956), l’Algérienne (1962), l’Afghane (1963), la Libyenne et la Soudanaise (1964) l’ont obtenu bien avant celles de certains pays occidentaux (la Suisse en 1971, l’Australie et Monaco en 1962) ?

Plus d’un milliard d’habitants sont réduits à leur seul rapport à la religion, et dont tous les actes sont dictés par un sexe sans contrôle du surmoi, avec les conséquences qui en découlent : assassinat, viol, violence... Daoud ne s’arrête pas au diagnostic, il propose un programme d’insertion des émigrés et des réfugiés : « offrir l’asile au corps mais aussi convaincre l’âme de changer », puisque les Syriens forcés à l’exil ont besoin du recyclage de leur âme, d’un reformatage civilisateur, en somme d’être pacifiés comme cela s’est fait lors des colonisations, avec la croix et le canon. 
Ce que Daoud ne peut pas dire dans Le Monde c’est que ces Syriens ont été forcés à l’exil par la France, les USA, la Belgique, l’Angleterre, l’Arabie saoudite, le Qatar, la Turquie et plus de 70 autres pays qui ont diabolisé Bachar El-Assad et émis des fatwas plus féroces que celles d’Al Qaradawi, Fabius disant que Bachar méritait de mourir, Hillary Clinton disant pareil de Kadhafi. Ces Syriens ont été forcés à l’exil par Daesh, An-Nosra et des dizaines d’autres groupes terroristes sponsorisés par Hollande, Cameron, Obama... Même si Daoud le pensait, Le Monde ne lui aurait jamais permis de l’écrire, sachant que ce journal est lui aussi responsable de la mort de milliers de Syriens, de Libyens, de Maliens, et de l’enrôlement dans le terrorisme de plus de 1200 Français ! Comme tous les medias français, ce journal a fait une propagande sans précédent pour les mercenaires qui allaient en Syrie.

Squattant le titre de psychiatre, Monsieur Daoud dresse un constat sur la situation de la femme musulmane avec ses propres normes alors que les organisations mondiales et les experts prennent en considération des critères précis comme la représentation en politique, le droit au travail, le trafic humain, la non-discrimination dans les lois, l’éducation, la scolarisation... Aussi libre que la Française ou la Belge dans les années 1970, la femme afghane n’a connu le drame de la burka et des viols qu’après l’envoi de Ben Laden et des talibans par les USA afin d’évincer un gouvernement socialiste. La femme irakienne jouissait, elle aussi, de tous ses droits avant l’agression américaine de 1994 et l’invasion de 2003, tout comme la femme syrienne, qui était un idéal pour toutes les Arabes avant qu’Obama ne commande à des hordes terroristes d’aller détruire un pays laïc qui a également le malheur d’être antisioniste. Il n’est pas nécessaire d’être journaliste pour savoir cela mais Daoud n’en dit mot, préférant à la vérité un mauvais recyclage d’idées perverses qu’Edward Saïd a démontées.

Cologne rend donc légitime la chasse à l’Arabe

Kamel Daoud est plus clair dans sa chronique du 18 janvier dans un journal algérien où il écrit, toujours surfant sur les agressions survenues à Cologne : « Le spectacle de la femme libre en Occident n’est pas vu comme l’essence même de la liberté et de la force de l’Occident, mais comme un caprice, un vice ambulant, une provocation qui ne peut se conclure que par l’assouvissement. La misère sexuelle du monde "arabe" est si grande qu’elle a abouti à la caricature et au terrorisme. [...] Et tout l’espace social est une prison du désir qui ne peut s’exprimer que dans la violence, la dégradation, la fuite vers d’autres terres ou la prédation et la clandestinité. » 
C’est une nation sans destin, puisque malade, que caricature Daoud ; et au cliché déjà connu yatagan entre les dents, il ajoute une libido en érection pour trucider les innocentes occidentales sur les places publiques et dans les gares. Dans cette chronique, il invente même un néologisme, « Colognisation » qui en appelle donc à une résistance, normalement légitime, contre l’invasion des barbares. Puisque, écrit-il, « La "Colognisation" c’est cela aussi : une peur qui convoque l’irraisonnable et tue la solidarité et l’humain. » La "Colognisation" rend donc légitime la chasse à l’Arabe, pourquoi pas comme un certain 11 décembre 1960 ? Au lieu de chercher une compréhension politique des faits survenus, au lieu de mettre les capitales occidentales devant leurs responsabilités, puisque les auteurs des agressions sont des Occidentaux, fussent-ils d’origine arabe ou africaine, Daoud focalise sur leur prétendue identité de musulmans, alors qu’il sera prouvé que même des allemands de souche ont pris part à ces viols. Daoud n’interprète pas ces faits malheureux comme pouvant être une espèce de vengeance contre un Occident qui a non seulement détruit plusieurs pays arabes (Libye, Syrie, Irak...) mais incité des milliers de jeunes Occidentaux et étrangers à aller tuer et détruire en Syrie et en Irak, faisant du terrorisme un idéal pour 1200 français et entre 500 et 600 Allemands, entre 500 et 600 Anglais, 440 Belges, alors qu’il n’y a même pas 100 Algériens dans les rangs de Daesh ou d’An-Nosra bien que notre pays compte 40 millions de musulmans. Ce qui prouve que ce sont des Etats qui ont envoyé des paumés tuer et se faire tuer en Syrie. Ce qui montre aussi que Daoud ne connait rien à l’histoire immédiate ou fait semblant de l’ignorer pour corroborer une idéologie néocolonialiste et impérialiste qui salit l’islam pour vendre ses armes et mettre en œuvre son Nouvel Ordre mondial. Ce n’est pas pour rien que Dominique Valls prend position pour Daoud, avec une velléité de limiter la liberté d’expression à ceux qu’il adoube, faisant ainsi écho à la levée de bouclier internes et externes suscitées par la réponse de dix-huit intellectuels à la contribution de Kamel Daoud dans Le Monde.

L’une des "avocates" de Daoud avoue que l’auteur a « osé affirmer que les viols perpétrés à Cologne par des immigrés issus du monde arabo-musulman sont la conséquence logique d’une tradition portée sur la répression sexuelle et génératrice de frustration chez les jeunes ». Alors comment expliquer qu’on ne viole pas les filles dans nos rues et nos gares et que les malheureux événements aient eu lieu non pas à Oran, Alger ou Tiaret ni même à Khartoum, Bamako ou Tripoli ? Selon le raisonnement daoudien, les viols collectifs devraient être monnaie courante chez nous ! Et pourquoi Cologne ? N’est-il pas légitime de se demander si ces viols collectifs n’ont pas été commandés en vue de renforcer un sentiment antimusulman pour des visées à court, moyen ou long terme de l’impérialisme ? Car il n’y a pas de doute que ce sont les mêmes qui, dans un même but et une même stratégie, manipulent un auteur et de jeunes écervelés des quartiers de Cologne.

Celui qui dresse Le procès ne cache pas ses accointances passées avec le parti dissous et on ne sait pas à quel moment il a changé de cap. Peu importe. En tout cas on n’adhère pas au wahhabisme du FIS par un débordement de foi mais par une défaillance intellectuelle et c’est un même déficit qui dicte des positions extrémistes aux antipodes des premières. Dans son roman, Daoud nie le fait colonial ; et dans ses chroniques il n’accable pas le wahhabisme mais « le monde d’Allah », créant ainsi un amalgame qui n’a fait qu’alimenter la vague d’islamophobie. Très clair là-dessus, il dit et répète que le problème c’est la culture (religion) de l’arabe et du musulman. Est-ce aussi par ignorance que ses dernières chroniques sont plus une critique outrancière des pratiques musulmanes et algériennes qu’une contribution à la compréhension de l’islam et des musulmans, et encore moins une tentative de compréhension des phénomènes terroristes ou leur simple condamnation ? L’auteur ignore-t-il que Daesh et An-Nosra sont des bras armés de l’Occident pour ne jamais les citer, comme il ne cite jamais les monarchies qui financent le wahhabisme armé et prosélytique ? Sur la question palestinienne, copiées sur celles de Sansal sont les positions de Daoud, qui innove cependant en qualifiant de « tribal » le soutien de l’Algérie à la Palestine. Le soutien de la Suède et des 134 autres pays qui ont reconnu l’Etat palestinien l’est-il aussi ? Le « discours palestinien » des chroniques daoudiennes date au moins de 2012, lorsqu’il écrivait que le lien qui nous unit à la Palestine « est "obligatoirement" religieux, identitaire et toujours émotionnel. » Bien sûr, écervelés, les Algériens ne sont qu’un instinct qui parfois déborde, viole et tue. Donc à quoi cela sert-il de soutenir un peuple qui, comme les autres de même confession, prolifère sans utilité, sans signification, sans rêves, irrationnel, instinctif ?

Les arabes violeurs : nouvel argument offert à l’impérialisme

Il faut être clair, et l’ingérence de Valls vient de le prouver, certains écrivains et cinéastes algériens sont devenus une cinquième colonne pour l’Occident en général et la France en particulier. Elle leur permet non seulement de se déculpabiliser par rapport à la barbarie de la colonisation et de renforcer leur discours néo-impérialiste et sioniste. Les barbares admettent qu’ils sont pervers, des auteurs algériens en témoignent. Donc vive la nouvelle guerre inaugurée par les Bush père et fils et qu’Obama continue en Syrie, en Irak, en Libye... Comme Sansal, Daoud ne dit pas wahhabite et ne montre jamais du doigt l’Arabie saoudite, qui est responsable de cette hérésie qui ne mérite pas l’appellation d’islamisme car elle n’a rien à voir avec le Coran.

Ces idées essentialistes donnent du grain à moudre aux courants impérialistes, néocolonialistes et sionistes, et vont dans le sens de Samuel P. Huntington, le théoricien de l’impérialisme et des néoconservateurs. L’auteur du « Clash des civilisations » précise qu’une ligne de fracture passe entre l’Occident et le reste du monde, qu’il laisse soin aux extrémistes, y compris autochtones, de désigner par barbarie. Puisqu’il valorise « l’individualisme, le libéralisme, la Constitution, les droits humains, l’égalité, la liberté, le règne de la loi, la démocratie, les marchés libres », l’Occident doit se préparer militairement à affronter les civilisations rivales, notamment les deux plus dangereuses : l’islam et le confucianisme, qui, si elles s’unissaient, menaceraient la « civilisation ». Ceux qui dressent une carte manichéenne du monde, avec les civilisés d’un côté et les barbares de l’autres, ne peuvent que se réjouir d’une caricature qui désigne « le monde d’Allah » comme le pôle négatif par excellence. Faut-il se taire face à ceux qui offrent à l’impérialisme de nouveaux arguments pour nous renvoyer à nos fantasmes, à nos tares, et s’approprier la modernité tout en s’arrogeant le droit de nous civiliser par les moyens jugés nécessaires, guerre ou recolonisation... ?

L’Occident façonne, manipule puis exploite ses chevaux de Troie autochtones : cela fait partie de sa stratégie de manipulation des foules au sens large du terme, comme la qualifie Serge Moscovici. La manipulation des élites lui permet de manipuler les masses et même les médias, en vue de concrétiser des enjeux stratégiques qui se font sur le dos des faibles, avec chars et avions et même terroristes, comme en Syrie. Daoud ignore-t-il cela ?

Aujourd’hui, la cinquième colonne de l’impérialisme et du néocolonialisme en Algérie est non seulement est bien réelle mais elle rend très difficile la critique d’un livre (ou d’un film) célébré par un prix français : c’est que nous sommes déjà dans une nouvelle forme de colonialisme ! D’ailleurs, ceux qui sortent leurs griffes sont les mêmes que ceux qui ont défendu des films faits avec de l’argent algérien et qui insultent la révolution de novembre. Ce discours qui pue la haine de soi a été inauguré par Sansal dans Le serment des barbares (résumé de ce livre : nous, Algériens, sommes des barbares et avons fait le serment de le rester).

Contrairement à ce qu’on écrit certains de ses défenseurs, Daoud ne s’attaque pas au wahhabisme, lui préférant parfois le concept fourre-tout d’« islamisme », corroborant ce que certains Occidentaux veulent bien entendre, que la tare est dans l’islam. Très clair dans son propos, il généralise, disant « le monde d’Allah » et non pas le wahhabisme ni même « islamisme ». Contraint de lire ses anciennes chroniques pour comprendre le phénomène, j’ai constaté qu’il n’a jamais cessé d’accabler son peuple de fausses tares. Le 11 septembre 2015 il écrivait : « pourquoi les Algériens, en majorité, sont-ils si sales ? Nous sommes sales ! [...]Il y a tout dans la poubelle de l’âme. [...] Car, désormais, c’est ceci l’Algérie : des détritus, des décharges, des poubelles éventrées, un peuple au trois-quarts ignare, bigot, sale, incivique et intolérant. [...] La terre appartient à ceux qui la respectent. Si nous, les Algériens, en sommes incapables alors autant la rendre aux colons. »

Dans ses chroniques comme dans Meursault, contre-enquête, « Il déblatère sur la foi des musulmans pour les froisser, voire les blesser collectivement alors même que son sujet est censé se polariser sur le meurtre sans motif de l’arabe sans identité froidement achevé par Meursault qui crible le corps inanimé de quatre balles. Pour le moins, il aurait pu se risquer à diagnostiquer une sorte de haine tranquille, » pour citer le Dr Abdelouahab Mokhbi dans un texte intitulé « Kamel Daoud ou le syndrome Sansal ». Dans ses chroniques du Monde, du New York Times et du Quotidien d’Oran, Daoud extrapole volontairement, exagère, invente pour rendre plus sombre qu’il ne l’est un monde d’Allah qui, faut-il le rappeler, a eu son âge d’or et rien ne dit qu’elle n’en aura pas un autre, et dont les traces à Cordoue, à Grenade et ailleurs interdisent aux racistes les plus féroces mais plus intelligents de déverser dans haine et mépris pareils à ceux qui servant à devenir célèbres au prix d’un reniement. Avec Sansal et Houellebecq la littérature se trouve détournée de sa noble vocation de célébrer les peuples et les hommes. Les salir est un fait unique dans l’histoire du roman et même de l’art en général, puisque même un Céline qui s’est positionné pour le fascisme et Pétain n’a pas écrit une seule ligne insultante envers les juifs. Tous les philosophes, depuis Socrate et Aristote, en passant par Kant, Hegel et Etienne Souriau, donnent à l’art une mission d’ordre moral avant tout, en respectant l’humain pour l’élever vers le meilleur. Une littérature qui incite à la haine n’en est certainement pas une. De plus, rien ne peut salir un peuple, quel qu’il soit, et particulièrement le peuple de Novembre auquel les néocolonialistes ne pardonneront jamais d’avoir arraché son indépendance.

A.E.T.

Pourquoi Valls défend Daoud ?

L’ingérence du Premier ministre français, Manuel Valls, dans l’affaire Kamel Daoud est unique en son genre dans un débat d’idées. Non seulement il prend position mais pourfend les signataires du texte qui démonte la contribution de Daoud, et cela procède donc d’une velléité de faire taire les intellectuels, partout où ils sont, qui s’opposent à la pensée officielle, celle des BHL, Finkielkraut et autres Houellebecq qui monopolisent le débat en France. En vérité, d’une seule pierre, Valls vise non seulement les antisionistes, les anti-impérialistes mais tous les intellectuels libres, tous ceux qui suivent la voie de Naom Chomsky, ce libre penseur au sens sartrien du terme qui milite contre les velléités d’anéantir la liberté d’expression pour asseoir l’hégémonie sioniste, impérialiste et néolibérale.

Le profil des signataires permet de juger qui de Valls ou de ceux-là défend les musulmans et le monde arabe, quoique la meilleure solution soit d’aller lire leurs textes, disponibles même sur Internet : Joel Beinin, un juif antisioniste, a beaucoup écrit sur les dérives racistes et antimusulmanes. Également juive, Sonia Dayan-Herzbrun lutte contre le sionisme et milite pour le boycott des produits israéliens... L’anthropologue sud-africain David Theo Goldberg est spécialiste du racisme. L’iranienne Laleh Khalilie est membre fondatrice du Centre for Palestine Studies (CPS)... La politiste Nadia Marzouki est spécialiste des questions religieuses et d’Islam. Spécialiste de l’Arabie saoudite, Pascal Ménoret a un texte capital qui s’intitule « Le "wahhabisme", arme fatale du néo-orientalisme » qui prouve son anti-impérialisme. Elizabeth Shakman Hurd est l’auteur d’un livre important, « Beyond Religious Freedom : The New Global Politics of Religion » où elle explique comment, dans les dernières années, l’Amérique du nord et l’Europe se sont arrogés le droit de refaire la religion dans d’autres pays à travers un réseau d’initiatives sans précédent. Ajoutons le libanais Ghassan Hage, un spécialiste de Pierre Bourdieu, et Tristan Leperlier, auteur d’une thèse intitulé « Le champ littéraire algérien pendant la "décennie noire" (1988-2003) », qui connait la littérature algérienne en professionnel de la recherche pas avec des approximations.

A.E.T.

»» https://internationalinfos.wordpress.com/2016/03/09/kamel-daoud-menson...
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JACQUES-MARIE BOURGET A PROPOS DE KAMEL DAOUD

28 Février 2017 , Rédigé par S. Sellami

Préface du livre d’Ahmed Benssada « Kamel Daoud contre-enquête » éditions Franz Fanon :

JACQUES-MARIE BOURGET A PROPOS DE KAMEL DAOUD

LETTRE OUVERTE AUX IDIOTS UTILES QUI IDIOLATRENT KAMEL DAOUD.

(...) Par le fond, et le texte d’Ahmed Bensaada est une succession de lignes de survie, comme celles qu’on lance pour repêcher les migrants naufragés. Des phrases et des idées aussi nécessaires que l’eau bouillante de Pasteur ou les commentaires d’Aristote par Averroès. Et c’est la qualité de notre auteur, dans la vie physicien et utopiste, de faire valser les concepts avec la rigueur d’un cyclotron.

Il est le premier à mettre à nu, comme une grenouille autopsiée, la vérité de ces intellectuels maghrébins qui, par un effet de balancier digne du pendule de Foucault, ont décidé de jouer les supplétifs des pires « penseurs » néoconservateurs français. Le noyau le plus agité de ces gens de plumes et d’écrans, aussi permanents que l’horloge parlante, occupe tout l’espace médiatique français… ça ne suffit pas. Dans leur croisade du choc des civilisations, il leur faut du renfort basané. C’est bien connu, le colon a toujours eu besoin de son bon nègre, de son indigène alibi. Y’a bon Banania.

Dans cette guerre faite aux Arabes et Musulmans, où à la tourelle son char à pédales BHL se rêve en Patton, un nommé Kamel Daoud va être recyclé par les élites de Paris qui en fait une tête de gondole. Voilà un nouveau héros, martyr d’une fatwa en peau de lapin. Après avoir été lui-même un militant barbu du Front Islamique du Salut, c’est-à-dire des frères Musulmans, ces coupeurs de têtes d’algériens au temps des « années noires » (les tueurs au nom d’Allah étant alors considérés par Paris comme de braves guérilleros), Kamel Daoud saute subitement la source du Zamzam et découvre que Dieu est athée. A Oran, le voilà devenu un journaliste à la plume alerte. Il est donc dit que la France vivra désormais sous les diktats d’Éric Zemmour, l’Algérie sous ceux de Kamel Daoud.

C’est par la publication de son livre « Meursault contre-enquête » que le journaliste oranais débarque Rive Gauche. Un bouquin dans lequel, se mettant dans la roue de Camus, il ne risque qu’une retombée : ramasser un peu de la gloire du Prix Nobel victime de la route.

La seconde intervention de Daoud, dans le champ du débat français, fait immédiatement suite au Nouvel An. Voilà qu’à Cologne, au cœur des libations, nombre de femmes ont été gravement harcelées, et pire peut être, par des hommes immédiatement qualifiés « d’arabes ». Ça tombe à pic, Angela Merkel ne vient-elle pas d’ouvrir les portes de sa république à des centaines de milliers de ces rastaquouères… Heureusement, cerbère de Cologne et nouveau Spinoza, Daoud nous écrit ce qu’il faut penser de tout cela. Pour faire court, tous les Arabes et musulmans de la planète sont des frustrés, des fourbes sans courage, des êtres sans convictions, corrompus et achetables par le plus offrant. Plus que dans leurs gènes, cela est inscrit dans leur religion commune, l’islam. Je fais remarquer en passant que, dans sa rafle, notre cher Daoud, si scientifique, a oublié de nous préciser ce qu’il pense du plus important état musulman au monde, cette Indonésie qui n’est pas « arabe » ? Autre détail, en passant, et qui nous dit tout du Savonarole d’Oran, face à l’ignominieuse injustice faite aux Palestiniens, Daoud se range du côté des bourreaux. Ecrire cela plutôt que la vérité, dans une France où BHL règne sur les médias, c’est le succès garanti. Dans son combat pour dire le vrai, c’est-à-dire le pire fantasmé par les élites occidentales, par les néo colonialistes de la pensée, Bensaada nous montre que Daoud n’est pas seul, qu’il fait « école », courant. L’auteur nous cite l’exemple de Boualem Sansal, un romancier primé par l’Académie Française qui, sur le chemin des idées courtes, tient lieu de compagnon de route au camarade Daoud.

De bonne foi de nombreux citoyens du monde ont été généreusement alertés par la furia de Cologne. Ignorant quel moteur Daoud cachait sous son capot, ils ont applaudit ses écrits sans langue de bois : « Nous ne sommes pas racistes… mais vraiment ces arabes sont insupportables. Finalement, le choc des civilisations est bien là… ».

Très bien mais qui vient nous dire, sauf Ahmed Bensaada dans ce livre, que chaque année la presse allemande met en garde les femmes contre les possibles outrages de cette nuit de Nouvel An, actes inexcusables commis par de grands et gros blonds. Que si l’on excepte la condamnation d’un marocain, les policiers germaniques, qui ne sont pas nuls, n’ont trouvé aucun autre « arabe » à conduire vers le tribunal. Douad a donc glosé sur un évènement qui reste un mystère, ce qui n’est pas bien pour un journaliste si vétilleux.

A ce point je me souviens de mes rencontres avec Kateb Yacine. Son philosophe référent n’était pas BHL, mais Sartre. Il était fier dans son désespoir, sans haine de soi ni des autres. Il pensait pouvoir changer (un peu) le monde et son monde. Lui, dont le français était celui d’un génie, s’est mis à écrire en arabe, et même en dialecte pour, avec ses amis du Théâtre de la Mer, aller de bled en bled afin de dire à ces arabes, à ces kabyles musulmans ou chrétiens, que la poésie et le savoir sont l’avenir de l’homme. Kateb est mort dans la misère, un jour Daoud sera à l’Académie. Voilà le livre d’Ahmed Bensaada. Il nous dit que, même pour l’incurable athée que je suis, insulter des peuples au nom de leur religion supposée est un crime. "

JM BOURGET

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/europe/agression-sexuelle-a-francfort-au-nouvel-an-les-temoignages-etaient-faux_1879471.html

https://www.washingtonpost.com/news/worldviews/wp/2017/02/14/german-police-say-major-newspapers-story-about-a-rampaging-arab-sex-mob-was-wrong/

https://www.wsws.org/fr/articles/2016/nov2016/hamb-n08.shtml

https://www.thelocal.de/20170214/mass-sexual-assaults-by-refugees-in-frankfurt-completely-made-up

http://www.bfmtv.com/international/agressions-sexuelles-perpetrees-par-des-refugies-a-francfort-l-information-etait-fausse-1103673.html

https://nantes.indymedia.org/articles/36192

http://www.mondialisation.ca/verdict-du-proces-de-hambourg-quand-la-pensee-securitaire-accuse-le-refugie-et-le-musulman/5557550

https://www.legrandsoir.info/la-nuit-de-cologne-de-kamel-daoud-mensonges-et-reniements-pour-plaire-a-l-occident.html

http://europalestine.com/

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Les "viols de masse" en Allemagne par des Arabes : une affaire fabriquée de toutes pièces

28 Février 2017 , Rédigé par S. Sellami

On apprend à l’issue du procès qui vient de se tenir à Hambourg, concernant des étrangers et des réfugiés accusés d’avoir harcelé et violé des femmes en masse le soir du Nouvel An 2015-2016 à Hambourg et Cologne, que les accusations et les preuves sont inexistantes. Tout cela a été trafiqué par des policiers avec l’aide de certains faux témoins, tandis que des BHL arabes venaient en rajouter une couche. Quels médias vont en faire leur "une", après leur ruée sur ces "arabes et musulmans violeurs" ? *



Dans un article du 6 février, le quotidien allemand Bild rapportait que des réfugiés avaient agressé sexuellement des femmes et semé le chaos dans la ville, au soir du Nouvel An. Mais l’enquête de police est formelle. Tout est faux.

On apprend maintenant que tous les autres clients et employés du restaurant contredisent les accusations portées contre les réfugiés et qu’une des supposées victimes ne se trouvait même pas dans le restaurant où elle a prétendu avoir été agressée !

Mais après que le journal allemand "Bild" eût fait sa "une" de cette histoire inventée, tout le monde lui a emboité le pas.

Trompé par deux faux témoins, le journal allemand Bild a présenté ses excuses à ses lecteurs, le 14 février dernier pour ses accusations sans fondement, incitant à la haine et à la critique de la politique d’accueil prônée par Angela Merkel.

Bild a présenté ses excuses, "pour ne pas avoir retranscrit la vérité des faits et pour les fausses allégations à l’encontre des personnes concernées". Affirmant que "l’article ne correspond en rien aux standards journalistiques de Bild" et qu’il a été retiré du site internet, le journal allemand promet de diligenter une enquête interne pour identifier les raisons qui l’ont conduit à la faute....

Comment peut-on prendre la responsabilité de déclencher en effet une telle émotion, de porter des accusations aussi graves contre les personnes les plus vulnérables de notre société — des réfugiés qui n’ont pas les moyens de se défendre— sur la foi d’un restaurateur et d’une mythomane, sans la moindre enquête policière à la clé ?

Et ces "excuses" vont-elles pouvoir effacer les conséquences de ces calomnies ?

Nous posons la question à l’ensemble des médias qui en ont fait leurs choux gras, sans parler de "nos intellectuels" qui sont aussitôt montés au créneau pour expliquer que les Arabes sont fondamentalement tous des violeurs ?

Et des journaux qui se veulent de "référence", comme Le Monde, se sont même empressés d’aller interviewer sur le sujet de "fins connaisseurs", puisque arabes eux-mêmes, tels que le dénommé Kamel Daoud qui déblatérait en ces termes :

  • « L’Autre vient de ce vaste univers douloureux et affreux que sont la misère sexuelle dans le monde arabo-musulman, le rapport malade à la femme, au corps et au désir. » « Le rapport à la femme est le nœud gordien, le second dans le monde d’Allah, », « qui devient très visible chez l’islamiste par exemple. L’islamiste n’aime pas la vie. » « La femme est niée, refusée, tuée, voilée, enfermée ou possédée. Cela dénote un rapport trouble à l’imaginaire, au désir de vivre, à la création et à la liberté. »

Et encore :

  • « Le corps de la femme est vu non comme le lieu même de la liberté essentielle comme valeur en Occident, mais comme une décadence : on veut alors le réduire à la possession, ou au crime à "voiler" ». Ce « monde d’Allah » « fabrique du vivant un zombie, ou un kamikaze qui rêve de confondre la mort et l’orgasme, ou un frustré qui rêve d’aller en Europe pour échapper, dans l’errance, au piège social de sa lâcheté ».
  • Dans sa contribution publiée en traduction dans le New York Times, « The sexual misery of the Arab World » (La misère sexuelle du monde arabe), Kamel Daoud ressasse le même prétendu rapport malsain des musulmans au sexe, allant jusqu’à inventer que dans son pays (l’Algérie), "les bancs publics sont sciés afin de ne pas permettre aux personnes de de sexe différent de s’asseoir les uns trop proches des autres."

Et d’ajouter :

  • « Ce qui semblait autrefois un spectacle étranger sur des lieux lointains apparaît désormais comme un choc des cultures se jouant sur le sol même de l’Occident. Ces différences [avec l’Arabe, le musulman, ndlr] autrefois désamorcées par la distance et un sentiment de supériorité sont devenues une menace imminente. Les Occidentaux découvrent, anxieux et apeurés, que le sexe dans le monde musulman est malade, et que la maladie se propage sur leurs propres terres. »(sic)

Kamel Daoud va jusqu’à écrire dans sa chronique du 18 janvier 2016 dans un journal algérien, à propos de l’affaire de Cologne : « La misère sexuelle du monde "arabe" est si grande qu’elle a abouti à la caricature et au terrorisme. [...] Et tout l’espace social est une prison du désir qui ne peut s’exprimer que dans la violence, la dégradation, la fuite vers d’autres terres ou la prédation et la clandestinité. »

Dans cette chronique, il invente même un néologisme, « Colognisation » : "une peur qui convoque l’irraisonnable et tue la solidarité et l’humain. »

  • JACQUES-MARIE BOURGET A PROPOS DE KAMEL DAOUD


Préface du livre d’Ahmed Benssada « Kamel Daoud contre-enquête » éditions Franz Fanon :

LETTRE OUVERTE AUX IDIOTS UTILES QUI IDIOLATRENT KAMEL DAOUD.

(...) Par le fond, et le texte d’Ahmed Bensaada est une succession de lignes de survie, comme celles qu’on lance pour repêcher les migrants naufragés. Des phrases et des idées aussi nécessaires que l’eau bouillante de Pasteur ou les commentaires d’Aristote par Averroès. Et c’est la qualité de notre auteur, dans la vie physicien et utopiste, de faire valser les concepts avec la rigueur d’un cyclotron.

Il est le premier à mettre à nu, comme une grenouille autopsiée, la vérité de ces intellectuels maghrébins qui, par un effet de balancier digne du pendule de Foucault, ont décidé de jouer les supplétifs des pires « penseurs » néoconservateurs français. Le noyau le plus agité de ces gens de plumes et d’écrans, aussi permanents que l’horloge parlante, occupe tout l’espace médiatique français… ça ne suffit pas. Dans leur croisade du choc des civilisations, il leur faut du renfort basané. C’est bien connu, le colon a toujours eu besoin de son bon nègre, de son indigène alibi. Y’a bon Banania.

Dans cette guerre faite aux Arabes et Musulmans, où à la tourelle son char à pédales BHL se rêve en Patton, un nommé Kamel Daoud va être recyclé par les élites de Paris qui en fait une tête de gondole. Voilà un nouveau héros, martyr d’une fatwa en peau de lapin. Après avoir été lui-même un militant barbu du Front Islamique du Salut, c’est-à-dire des frères Musulmans, ces coupeurs de têtes d’algériens au temps des « années noires » (les tueurs au nom d’Allah étant alors considérés par Paris comme de braves guérilleros), Kamel Daoud saute subitement la source du Zamzam et découvre que Dieu est athée. A Oran, le voilà devenu un journaliste à la plume alerte. Il est donc dit que la France vivra désormais sous les diktats d’Éric Zemmour, l’Algérie sous ceux de Kamel Daoud.

C’est par la publication de son livre « Meursault contre-enquête » que le journaliste oranais débarque Rive Gauche. Un bouquin dans lequel, se mettant dans la roue de Camus, il ne risque qu’une retombée : ramasser un peu de la gloire du Prix Nobel victime de la route.

La seconde intervention de Daoud, dans le champ du débat français, fait immédiatement suite au Nouvel An. Voilà qu’à Cologne, au cœur des libations, nombre de femmes ont été gravement harcelées, et pire peut être, par des hommes immédiatement qualifiés « d’arabes ». Ça tombe à pic, Angela Merkel ne vient-elle pas d’ouvrir les portes de sa république à des centaines de milliers de ces rastaquouères… Heureusement, cerbère de Cologne et nouveau Spinoza, Daoud nous écrit ce qu’il faut penser de tout cela. Pour faire court, tous les Arabes et musulmans de la planète sont des frustrés, des fourbes sans courage, des êtres sans convictions, corrompus et achetables par le plus offrant. Plus que dans leurs gènes, cela est inscrit dans leur religion commune, l’islam. Je fais remarquer en passant que, dans sa rafle, notre cher Daoud, si scientifique, a oublié de nous préciser ce qu’il pense du plus important état musulman au monde, cette Indonésie qui n’est pas « arabe » ? Autre détail, en passant, et qui nous dit tout du Savonarole d’Oran, face à l’ignominieuse injustice faite aux Palestiniens, Daoud se range du côté des bourreaux. Ecrire cela plutôt que la vérité, dans une France où BHL règne sur les médias, c’est le succès garanti. Dans son combat pour dire le vrai, c’est-à-dire le pire fantasmé par les élites occidentales, par les néo colonialistes de la pensée, Bensaada nous montre que Daoud n’est pas seul, qu’il fait « école », courant. L’auteur nous cite l’exemple de Boualem Sansal, un romancier primé par l’Académie Française qui, sur le chemin des idées courtes, tient lieu de compagnon de route au camarade Daoud.

De bonne foi de nombreux citoyens du monde ont été généreusement alertés par la furia de Cologne. Ignorant quel moteur Daoud cachait sous son capot, ils ont applaudit ses écrits sans langue de bois : « Nous ne sommes pas racistes… mais vraiment ces arabes sont insupportables. Finalement, le choc des civilisations est bien là… ».

Très bien mais qui vient nous dire, sauf Ahmed Bensaada dans ce livre, que chaque année la presse allemande met en garde les femmes contre les possibles outrages de cette nuit de Nouvel An, actes inexcusables commis par de grands et gros blonds. Que si l’on excepte la condamnation d’un marocain, les policiers germaniques, qui ne sont pas nuls, n’ont trouvé aucun autre « arabe » à conduire vers le tribunal. Douad a donc glosé sur un évènement qui reste un mystère, ce qui n’est pas bien pour un journaliste si vétilleux.

A ce point je me souviens de mes rencontres avec Kateb Yacine. Son philosophe référent n’était pas BHL, mais Sartre. Il était fier dans son désespoir, sans haine de soi ni des autres. Il pensait pouvoir changer (un peu) le monde et son monde. Lui, dont le français était celui d’un génie, s’est mis à écrire en arabe, et même en dialecte pour, avec ses amis du Théâtre de la Mer, aller de bled en bled afin de dire à ces arabes, à ces kabyles musulmans ou chrétiens, que la poésie et le savoir sont l’avenir de l’homme. Kateb est mort dans la misère, un jour Daoud sera à l’Académie. Voilà le livre d’Ahmed Bensaada. Il nous dit que, même pour l’incurable athée que je suis, insulter des peuples au nom de leur religion supposée est un crime. "

JM BOURGET

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Marine le Pen & les étrangers fichés

28 Février 2017 , Rédigé par S. Sellami

Les étrangers fichés S seront reconduits à la frontière. Les binationaux fichés S seront jugés, déchus de leur nationalité et renvoyés dans leur pays. Les Français fichés S seront poursuivis pour intelligence avec l’ennemi et condamnés à des peines de prison assorties de l’indignité nationale.Le fichier S, un outil de renseignement,cet outil de suspicion, qui peut d'ailleurs être levé, ne donne aucun droit à interpeller l'individu si ce dernier n'a commis aucun crime ou délit. Elle défie les juges.

https://www.facebook.com/Le-Libre-Penseur

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François Hollande en visite chez les Francs-Maçons pour montrer sa «reconnaissance»

27 Février 2017 , Rédigé par France Révolution

Cet article est reposté depuis France Révolution.

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La France vue de l'étranger.

27 Février 2017 , Rédigé par S. Sellami

A partager, à partager dans vos groupes encore et encore. 👉Notre pays vu de l'étranger. Nous devrions être honteux, nous sommes considérés comme des mulets ! Quand allez-vous réagir ? Quand il sera trop tard ? Inutile car il sera trop tard !    N'avons pas traduit leurs propos.
De toutes manières, est-ce faux ? 

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LETTRE OUVERTE À MONSIEUR ABDELMALEK SELLAL.

27 Février 2017 , Rédigé par S. Sellami

A l’aimable attention de monsieur Abdelmalek Sellal
Premier ministre et chef du gouvernement de la RADP.

Son excellence Monsieur le premier ministre,

Ce n’est pas un simple citoyen Algérien qui a très mal de son pays qui s’adresse à vous,mais aussi un ancien voisin de sidi Mabrouk,un ami d’enfance,un frère cadet,un petit gars du quartier dont les parents, les familles et nous de même étions des amis très proches.

Je me souviens au début des années 60, du grand Abdelmalek dit  » echef », ameutant de bon matin tout le quartier,pour prendre la tête de la procession des élèves de la rue Marcel bel et la rue canal pour les conduire à l’heure à notre lycée Réda Houhou situé à l’extrémité du rocher de Constantine, face au majestueux pont suspendu,dans le cœur de souk El asr et charaa lihoud( quartier juif de Constantine).
Le soir, en fin de journée après les 2 heures de consignation obligatoire de 5 à 7, que nous appelions « études », vous nous reconduisiez chez nous comme un grand chef, tous,sains et saufs à travers l’obscur chemin forestier connu sous le nom de  » essenoueber ».
Il en était ainsi toute l’année,sauf pendant les vacances.
les samedi,dimanche et autres jours fériés,c’était les interminables parties de foot á l’hippodrome ( el corse ), ou bien les mémorables parties de dominos où vous étiez imbattable.
Vous étiez toujours le centre d’attraction de tous nos amis,les vieux comme les jeunes.
( la journée avec vous était très courte) tant le monde se tordait de rire de vos blagues et se bidonnait a n’en plus finir de vos farces.
Quelques fois derrière le comptoir de la boulangerie de votre père Ammi Moussa et son associé Ammi Boudjemaa( Allah yarhamhoum), vous nous gaviez gratuitement de petits pains chauds et autres délicatesses que l’indigence et la pauvreté nous empêchaient d’y avoir accès.vous aviez le sens du partage,de la bonté et de la solidarité.
Je prend Dieu à témoin.vous aviez toujours la main sur le cœur.Bon sang ne trahit jamais comme on dit.
Mabrouk,Hassan,Rachid,Salim vos frères ainsi que toutes vos autres sœurs incluant Zoubeida l’aînée (allah yarhamha), vous incarniez la bonne éducation,les bonnes valeurs,la bonté,la générosité,la simplicité et l’amitié franche et sincère que vous a inculqué un grand homme hyper respecté de tous: Ammi Moussa El khobaze ( Allah yarhamou) ,qui nous appelait : » ouladi », pour lequel nous avions un respect presque divin,car c’était pour nous un père qui nous aimait et que nous aimions beaucoup comme nos pères.
Apres le bac et votre admission á l’école nationale d’administration,il m’arrivait de vous rencontrer et de passer quelques moments avec vous á Dely Brahim,car moi même,je suis arrivé à Alger 2 années plus tard et j’habitais le campus de benaknoun.
nos relations empreintes de respect étaient celles d’un frère cadet á son frère aîné ,car vous êtes légèrement plus âgé que moi et me dépassez de 2 ans seulement.
Compte tenu de l’éducation que nous ont inculqué nos parents ,je vous vouais ,ainsi qu’à tous les aînés du quartier et de votre promotion, le respect du á des frères
dont le droit d’aînesse est consacré par nos traditions et notre culture ancestrale.
Je vous ai revu en avril 1976 á Guelma ,aprè ma libération du long service national de 34 mois. Vous m’aviez aidé légalement à établir un passeport et accéder au sésame de l’évoque ; une autorisation de sortie,que vous aviez eu la grande gentillesse de m’accorder contre présentation d’un certificat d’hébergement d’un cousin de Tunisie.
en ces temps,il y’ avait moins d’argent,moins de liberté mais plus de bonheur,car aucun Algérien ne se faisait tabasser publiquement sous l’œil des caméras et les candidats à l’exil étaient rares,surtout parmi les cadres et les universitaires.
Qu’en est il aujourd’hui ?
Notre 2eme rencontre á eu lieu à Tamenrasset en 1980, ou ,égal à vous même,vous m’aviez reçu lors d’un voyage privé, en toute simplicité,fraternité et grande amitié.
J’ai d’avantage aimé et apprécié l’ami de Tam,car c’était une mixture de la tradition raffinée de Constantine, et les mœurs ancestrales épicées par la culture hospitalière des hommes bleus du désert.                                                             Je ne me suis pas retenu de le dire á Rachid votre frère cadet ( mon excellent ami d’enfance) á mon retour à hassi R’mel ou nous travaillions tous les 2.
Notre 3eme rencontre ( accidentelle celle la) a eu lieu à l’aéroport international de Carthage à Tunis en 1996. vous étiez en mission pour le compte du ministère des affaires étrangères et moi je revenais de Dakar pour regagner le Canada,car j’avais déjà immigré depuis quelques années                                       

J’étais extrêmement content de vous revoir tout en étant navré d’apprendre de votre bouche que votre fils s’était brûlé et qu’il nécessitait des soins en Tunisie.
Je me suis mis à votre disposition pour vous offrir toute l’aide possible en cas de besoin,en vous remettant les coordonnées de notre bureau tunisois.j’ai chargé mon partenaire á Tunis de répondre à tout appel de votre part ou de votre famille.il n’y en a jamais eu.

20 ans plus tard,en date du 06 janvier 2016, j’ai fais une demande d’audience pour rencontrer le chef du gouvernement que vous êtes,afin de vous dire de vive voix l’injustice qui prévaut malheureusement sous votre gouvernement et porter à votre connaissance ma triste expérience personnelle,ou la justice corrompue m’a dépossédé de mon logement au profit d’un parent « ex « colonel faussaire.

Ma requête et ma plainte sont demeurées sans suite depuis cette date et malgré mon âge,et mon expérience de vie,j’ai fini par rejoindre l’immense majorité de mes compatriotes qui sont seulement 5% á penser que l’Algérie est un pays où règne la loi et la justice.

Le 06 février 2016,j’ai eu le plaisir de vous rencontrer dans une ambiance funéraire,lors du décès de feue votre sœur aînée Zoubeida,( Allah yarhamha), à sidi Mabrouk,entouré de vos frères ,la famille élargie et quelques amis d’enfance perdus de vue depuis 3 décades,
Nos amis d’enfance ainsi que moi même n’ont pas eu le plaisir de vous parler longuement, ni partager avec vous,car vous n’étiez plus l’ami ,le voisin,le frère Abdelmalek ,mais un chef de gouvernement hyper entouré,protégé,et soustrait à notre présence par les services de sécurité,les officiels nationaux et locaux ,ainsi que par une faune d’opportunistes venus de toutes parts aux frais de l’état pour soit disant partager la peine et la douleur de la famille Sellal.
Sachant que vous êtes loin d’être dupe, vous aviez certainement remarqué les fausses mines compatissantes de toute la raclure politicienne venue se montrer au cimetière central de Constantine ce jour du 6 février 2016.
Comme vous ne l’ignorez pas,l’événement politique majeur en Algérie est l’enterrement ou les vivants se rencontrent pour retisser les liens perdus,se repositionner,comploter, brosser,plaire,se montrer disponibles et soumis au maître du moment pour espérer un regard,un sourire qui fera remettre le cavalier de l’apocalypse en selle éventuellement.
l’arme magique est la fausse compassion et les larmes de crocodiles, en plus de la brosse lustrante,seul outil dont usent et abusent tous les idolâtres incompétents que vous connaissez mieux que nous tous, car ils sont avec vous,autour de vous.

Ils sont la raison majeure,sinon l’unique raison de la descente aux enfers de notre pays,qui aurait pu faire partie des ligues majeures de ce monde.
lors des funérailles,votre frère Rachid qui était en ma compagnie avait la nausée et une forte envie de vomir, tant la bassesse de certains officiels ( ministres et autres) était exécrable.
Voir des ministres de la république,se mettre dans leurs petits misérables souliers pour saluer et embrasser un simple citoyen parce qu’il est le frère cadet du premier ministre, en espérant qu’il se souviendra.
j’ai eu moi même droit à des  » bousbous  » immérités,car on me confondait, on pensant que probablement j’avais de la consanguinité . On ne sait jamais ,peut être que ? Au cas où? matadriche? balak? Si je suis avec le frère du chef c’est sur que…. fiha choufa.
Ceci dit,j’ai été forcé et contraint de rappeler brièvement ce passé pour montrer à tous les algériens qui ne vous ont pas connu , qui ne connaissent pas votre famille,qui ne savent pas que vous êtes un enfant du peuple qui a grandit parmi les siens et á eu une enfance et une adolescence modeste et dépourvue de luxe, comme la notre.

Pourquoi je vous écris aujourd’hui ?
J’aurai aimé avoir la liberté de vous tutoyer,mais au niveau où vous êtes, je vous dois le respect et la considération dus à tout chef de gouvernement.
Mon but n’est pas de vous encenser, vous plaire,vous solliciter pour un service et encore moins pour un passe droit.bien au contraire,je suis extrêmement critique par rapport aux dérives que je constate dans mon pays et ne saurai , même au titre d’une amitié cinquantenaire, me taire ou cautionner par un silence complice.

ma voix est celle d’un citoyen qui entame le dernier parcours de sa vie et qui malgré l’exil , est resté très attaché à ses racines,á sa terre et á son peuple.
je vous ai écris un jour une lettre pour vous demander de tout faire en votre pouvoir pour abolir la hogra dans notre pays et permettre à tous les citoyens Algériens d’être égaux devant la loi.ce sera un énorme acquit.
c’était et ça reste mon vœux le plus pieux.
Cependant je ne serai pas naïf,pour croire que vous avez seul, les clés et le pouvoir ou du moins le désir,pour réformer ce système et l’humaniser et le transformer á l’image de la personne que j’ai décrite plus haut.

celle de laquelle je garde un souvenir et une amitié impérissables.j’ose espérer que vous êtes encore cette personne que je garde dans mes bons souvenirs.
Je vous écris donc,en tant que citoyen Algérien vivant á l’étranger qui a très mal de voir encore autant de dérives dans son pays,d’atteintes odieuses aux droits de l’homme,d’oppression,de répression se pratiquer sur mes concitoyens dont le seul tord est de revendiquer plus de liberté,plus de démocratie et l’espoir de mieux vivre chez eux en élevant des enfants dans la dignité et la citoyenneté.

Nous vivons en tant que minorité dans un pays étranger qui a fini par devenir le notre,tant le respect et là considérations qui nous sont dus n’ont pas de limite.
Pourquoi alors nos frères Algériens ne jouissent -ils pas de ce respect chez eux,de la part de leur gouvernement au point où la décérébration semble être une politique voulue,et l’avenir de notre jeunesse incarné par une barque,une chaloupe,et une escapade maritime dangereuse et illégale dans un ailleurs qui n’est pas l’eldorado ?
Le pays est entrain de se vider de ses meilleures ressources.arrêtez l’hémorragie s’il vous plaît,en créant le minimum de conditions pour que les Algériens puissent vivre tranquillement chez eux et réapprendre à aimer leur pays au lieu de le quitter.
Nous mêmes,aurions aimé regagner notre terre et inciter nos enfants qui ont fait de brillantes études dans de prestigieuses universités à se mettre à la disposition de notre pays.
Malheureusement vous nous renvoyez des images qui nous rappellent les mêmes conditions,sinon pires encore que celle qui ont motivé notre départ et notre exil.
Il sera très difficile de motiver de vieux briscards comme nous de revenir ( sauf pour y être enterrés), et encore moins nos enfants qui ne connaissent de l’Algérie que ce que rapportent les réseaux sociaux,les documentaires négatifs et l’exclusion constitutionnelle que vous leur avez offert avec l’article 51 qui fait d’eux des citoyens de seconde zone,alors qu’ils brillent de tous feux á la grande satisfaction de leurs employeurs et leurs pays d’adoption.
Si Abdelmalek,
Vous êtes comptable devant Allah,l’histoire et vos concitoyens.
il n’est pas trop tard de faire sourire les Algériens ,vous qui êtes sympathique pour les faire rire.
Apres les bastonnades des enseignants,des médecins,des syndicalistes,des professeurs de sciences po,des étudiants en pharmacie et bien d’autres,les emprisonnements d’opposants politiques ou simplement de donneurs d’alertes facebookistes,voila que vos services de polices se mettent à plusieurs pour agresser lâchement un pauvre citoyen désarmé,dont le seul tort est de vouloir aller faire la prière de sa joumouaa comme la majorité de ses concitoyens.
Ils ont fini par lui briser l’os de son pied et le renvoyer chez lui, plâtré en chaise roulante. Pourquoi cette hogra?
Et si c’était votre frère,votre fils,votre parent,votre ami? Quelle aurait été votre réaction monsieur le premier ministre?
Sommes nous au temps de l’apartheid ou á Hebron sous occupation sioniste?
je ne le pense sincèrement pas.
en Israël les israéliens sont les ennemis des palestiniens.
en est il de même en Algérie ? Votre gouvernement et vos services de sécurité seraient ils devenus les ennemis du peuple Algérien ?
Les Algériens que nous sommes n’ont pas faim car le pain nous manque.
Nous avons faim et soif de justice,de respect,d’égard,de considération,de protection et de sécurité de la part de nos dirigeants.
Ne laissez pas le pays aller à la dérive en restant insensible et sourd au cri de douleur de notre peuple et sa profonde souffrance.votre gouvernement et vos ministres ont la pathologie de l’autisme. Il est grand temps qu’ils nous écoutent.
L’avenir s’annonce difficile et vous ne pourrez rien,sauf l’échec garanti,quand le peuple ne vous soutient pas et vous tourne le dos.
protégez ce pays et ce peuple au nom de Dieu et en mémoire aux chouhadas.
Je ne vous rappèlerai jamais tant, celui qui a dit:
« Dieu ,préservez moi de mes amis, mes ennemis,je m’en charge ».
Salam Alaykoum
Mes salutations fraternelles.

Abdelouahab (Adel) Djebbar.
Montreal Canada.

http://lequotidienalgerie.org

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LES OUBLIÉS DE L'HISTOIRE - Si Mustapha Muller, le maître du désert

27 Février 2017 , Rédigé par S. Sellami

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L'ÉPOPÉE AHRASSIENNE : EULJIA EL HANNACHIA " علجية الحناشية " AU PANTHÉON DE THAGASTE

26 Février 2017 , Rédigé par S. Sellami

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Parce que les occupants français et les envahisseurs turcs avaient fait beaucoup de mal à notre pays. Parce que les français et les turcs avaient lâchement massacré des millions de nos aïeux, il est de notre devoir d'honorer la mémoire de nos vaillants résistants qui pour se libérer du joug de ces sauvages venus d'Asie et d'Europe, n' avaient pas hésité à sacrifier leurs vies avec honneur et courage .

Un hommage très particulier à Euljia, cette brave femme bien de chez nous qui a tenu tête aux plus machos des colons . Être battu par une femme est la pire des humiliations pour les envahisseurs turcs. 

Certains algériens croient naïvement pour ne pas dire bêtement que les turcs étaient nos amis et nos alliés. Faux , les turcs n'avaient rien à envier aux féroces français en matière de massacre et de crimes contre notre peuple. Les occupants turcs s’étaient illustrés pendant l'occupation de notre pays par leurs méthodes particulièrement brutales et expéditives. 

Les Turcs et les Couloughlis avaient tout utilisé pour soumettre notre peuple. Ils avaient usé du sabre, du fusil et du canon contre nos parents, ils avaient brûlé récoltes et villages, ils s'étaient emparé d’otages, ils avaient empalé et décapité, exposant par dizaines les têtes coupées. L’usage de la force démontre la résolution du maître ottoman et l’irréversibilité de l'occupation de notre pays. Oui les envahisseurs turcs étaient aussi criminels que les colons français. 

Euljia El Souk-ahrassia au secours de son vieux et brave père Bouaziz, l'infatigable résistants aux turcs, avait sauvé l'honneur de Thagaste la rebelle en menant une grande victoire contre les troupes des Bey de Constantine et de Tunis. Euljia est l'égérie de Fatma N'soumer, l'autre algérienne qui avait tenu tête aux plus grands généraux français. 

Il est du devoir de chacun des souk-ahrassiens d'honorer la mémoire de cette femme exceptionnelle par son courage et sa bravoure car s'il y avait beaucoup de résistants aux " fascistes " occupants français, peu d'algériens avaient resisté au turcs et cette singularité historique est à l'honneur de notre dame Euljia El Hannachia. 

Contrairement aux autorités d'Alger qui avaient préféré donner le nom de l'occupant et traitre Hussein Dey , à une de ses plus grande commune au lieu d'un nom de résistant ou savant , les dignes souk-ahrassiens que nous sommes , nous devrions exiger des responsables locaux de notre ville de baptiser une cité au nom de cette formidable et brave femme . Souk Ahras ne doit pas ressembler à Alger , nous, nous avons un passé qu'on doit préserver. Pline avait dit de Souk Ahras, une ville libre et on doit veiller à le rester.

Pour les amis des turcs qui vont sans doute s'attaquer pernicieusement à cette publication , j'anticipe ma réponse par et je prends de l'avance pour leur rappeler que la Turquie était parmi le peu de nations qui n'avaient pas voulu voter pour l'indépendance de l'Algérie à l'ONU et qu'elle était la première nation à faciliter l'occupation de la Palestine par les juifs.

SOURCE : https://www.facebook.com/Pagethagastoise/

 
 
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