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RipouxBliqueDesCumulardsVentrusGrosQ

سجل انت ...يا عربي.

29 Avril 2017 , Rédigé par S. Sellami

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@AhmadNajehOfficial
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Algérie : Le passé trouble de Mourad Medelci

29 Avril 2017 , Rédigé par S. Sellami

L’actuel président du Conseil constitutionnel, Mourad Medelci, est né le 30 avril 1943 à Tlemcen, à l’Ouest algérien. Il est issu d’une très ancienne famille juive de Tlemcen. Les investigations de CNP news n’ayant pas suffisamment de sources, ne permettent pas d’affirmer avec certitude si la famille Medelci fait partie des juifs dont l’arrivée en Afrique du Nord remonte à l’antiquité ou ceux faisant partie du premier exode d’Espagne vers 1391.

A l’instar de beaucoup de juifs algériens, les Medelci ont modifié leur nom d’origine pour l’adapter à la culture locale. Selon nos sources, le nom originel des Medelci fut Medelkhey, en arabe, مدلخاي

La biographie de Mourad Medelci publiée par ses propres soins à Wikipédia, reprend son parcours professionnel. On apprend qu’il a été notamment en charge du portefeuille du commerce en 1988, qu’il a occupé jusqu’en 1989 avant d’être délégué au Budget puis mis au placard jusqu’à l’avènement de Abdelaziz Bouteflika. Ce dernier va d’abord le réintégrer à son poste de ministre du commerce avant de le promouvoir ministre des finances en 2001 pour culminer ministre des affaires étrangères en 2007, portefeuille qu’il gardera jusqu’à sa nomination en 2013 à la tête du Conseil constitutionnel.

MOURAD MEDELCI, PROCHAIN PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE

Les observateurs avisés soutiennent que la nomination de Medelci à la tête du Conseil constitutionnel est loin d’être fortuite. Ils postulent que le clan au pouvoir,  prévoyant un 4ème mandat pour Abdelaziz Bouteflika en 2014, il ne pouvait trouver plus loyal haut fonctionnaire pour valider les candidatures, garantir la régularité de l’élection, et examiner les réclamations et les proclamations des résultats. C’est en tout cas le rôle définit par la Constitution algérienne pour le président du Conseil constitutionnel. D’autres analystes iront plus loin, pour eux, cette nomination est une manœuvre rusée pour préparer Mourad Medelci à son intronisation à la tête de l’état. Ils passeront outre la Constitution algérienne qui exclut le président du Conseil constitutionnel de quelconque aspiration présidentielle.

Alors que les faiseurs d’opinions, experts et opposants, pointent du doigt une liste de successeurs potentiels au chef de l’état, Chekib Khalil, Ali Benflis, Saïd Bouteflika, Ahmed Gaid-Salah, et même l’idiot du village Ali Haddad, n’ont pas vu venir la salade tlémcénienne qui était en train de se cuisiner ailleurs en concertation avec des chefs couronnés de certains pays frères et des grands pointures de ce monde. La configuration Medelci alias Medelkhey est bel et bien la plus plausible.

Des signes qui ne trompent pas ? Oui diront les plus aguerries, ils jettent même un pavé dans la marre pour troubler davantage une situation naguère tranquille. Récemment, le septuagénaire a concocté un faux – vrai divorce de sa première épouse, juive tlémcénienne qui vit depuis un certain temps entre Tlémcen et Genève, pour contracter en toute légitimé un mariage avec une jeune femme originaire de l’Est algérien, de Ain M’lila pour être précis.

QUE CACHE MOURAD MEDELCI À GENÈVE ?

Cette question a vu naître une réaction pour le moins curieuse de la part des plus éclairés depuis qu’un juriste établi en France, a interpelé Medelci avec un ton presque menaçant sur ses antécédents genevois et plus largement, sa responsabilité dans l’état de vacance du pouvoir due à un président finissant, donné apte pour un 4ème mandat. Certains lui reprochent aussi son rôle dans le renforcement des relations entre Abdelaziz Bouteflika et l’état hébreux.

Il faut dire que le président du Conseil constitutionnel, Mourad Medelci, a une double vie.  cela ne brise pas certes le secret de polichinelle mais ce que l’on ignore, c’est qu’il n’a pas divorcé de sa première épouse de confession juive et mère de leurs trois enfants à qui elle a transmis sa religion comme l’y oblige le Talmud. Ils vivent tous à Genève depuis un bail. En ce sens, des Algériens aiment à raconter une anecdote malheureuse sur la fille de Medelci, médecin et chercheuse dans un hôpital universitaire à Genève. Elle aurait malencontreusement perdu un œil en manipulant des produits chimiques dans son laboratoire.

POURQUOI MOURAD MEDELCI A ÉPOUSÉ RÉCEMMENT UNE JEUNE FEMME DES AURÈS ?

Être bigame, vivant entre Alger et Genève avec une deuxième épouse musulmane originaire de Ain M’lila, et une première épouse juive originaire de Tlemcen basée à Genève est-il incompatible ? Légalement certainement pas, puisque l’Islam, religion de l’état, permet aux algériens d’être même polygame en contactant jusqu’à quatre mariages religieux ou civils ou les deux à la fois. Mais la gravité de cette bigamie est d’ordre politique: c’est faire taire les Chawis par cette alliance contre nature pour les balayer définitivement du pouvoir civil et militaire. Ce qui est sûr, c’est qu’avec ces plans machiavéliques, préparés et concertés avec le Mekhzen d’une part et certaines grandes puissances d’autre part, mettront à terre le pays pour bien des décennies.

La nomination de Mourad Medelci aux affaires étrangères puis au Conseil constitutionnel, n’est pas une sérendipité, elle fait partie d’un long processus d’émiettement de l’Algérie, lancé par Abdelaziz Bouteflika dès 1999 voire bien avant. L’Algérie, ce pays qui dérangeait les voisins les plus proches et les puissances les plus éloignés, est devenue le pays qui arrange tous azimuts. L’œuvre destructrice des Bouteflika aura ruiné l’état, leur plan déprédateur aura ravagé tout ce qui bouge, homme, faune et flore, leur boulimie du pouvoir et de l’argent aura anéanti toutes les armées.

CNP NEWS.

http://cnpnews.net/

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Sétif en GRAND -- Sétif autrefois… repères et symboles

25 Avril 2017 , Rédigé par S. Sellami

1 .A Sétif l’épi connaît sa floraison au mois de mai. Ailleurs aussi. La différence c’est que dans cette contrée où l’on compte plus de 832 chahid intra-muros, le Mai ne se compte  plus comme une mensualité d’une éphéméride. Qu’il soit de calendrier grégorien ou hégirien. Ce n’est plus une chronologie, ni un repère temporel. C’est une éternité. Un arrêt mobile. Terrible et atroce, mais rédempteur. L’histoire est ici comme une hirondelle. Aux premiers bA Sétif l’épi connaît sa floraison au mois de mai. Ailleurs aussi. La différence c’est que dans cette contrée où l’on compte plus de 832 chahid intra-muros, le Mai ne se coourgeons, le souvenir se lève altier pour venir pointer ses affres dans chaque cavité citoyenne. Il se réveille, en désobéissance à l’oubli et vient chaque année encore tarauder l’amnésie. Il le fait comme le fera un papillon raflant dans la stricte douceur le nectar vivifiant. Le printemps est le signe de la beauté et du merveilleux. Mais, Mai à Sétif est autre chose. Le Mai d’une année qui passe sera un autre mai pour une année qui se consomme. Que le 8 Mai 1945 reste une date historique dans l’éveil des cœurs. Le sursaut national n’était en finalité que salutaire. Il est aussi une évocation, une perception et une autre première conscience. Itérative et recommençant le décompte du 8 jusqu’à l’infini. La narration de l’évolution historique des nations a été de tout temps empreinte de hauts faits et de mémorables moments. L’histoire de l’Algérie combattante demeure dans toute sa dimension, une leçon de bravoure, une démonstration de l’effort et un accord dans les énergies patriotiques variées. Le 8 mai devrait ainsi être perçu par tous comme un crime atroce impardonnable tant la froideur du meurtre commis à grande échelle est restée là, simplement dans le discours. Justice doit être rendue. Il ne s’agit pas d’un banal homicide. Le temps y a consigné gravement un génocide interrégional. Sétif, Guelma, Kherrata, Constantine et autres bourgs sont en permanence dans un état de veille. Cette attente ne saura connaître son épilogue sans qu’il y ait un châtiment à juste valeur de la barbarie subie. L’union de la nation, sous peine d’explosion, doit savoir comment négliger le goût volcanique, impropre et impur, qui remue l’esprit des prétendants au « trône » de l’Histoire. Les péripéties douloureuses de l’Histoire vont et s’étendent de l’occupation à l’indépendance. Rien ne différencie un fait d’un autre. Des événements génocidaires de 1945 à l’expérience chimique aux essais nucléaires de Reggane, passant par les enfumages de douars et de déchras, l’unité de la demande doit être unique et exclusive. La repentance, la reconnaissance et le dédommagement sont, par principe une voix nationale vers la voie de la raison et de la justice universelle. Ainsi l’ensemble du corps social sétifien voudrait en faire un indicateur digne et fort de la longue marche vers l’indépendance. C’est une station importante dans la postérité de la région, voire de la nation

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2 -Les portes 
La ville de Sétif était ceinturée par un nombre important de portes. Le mur d'enceinte qui aurait été édifié sinon fortifié par l'armée coloniale sur les vestiges de la muraille byzantine comportait 4 portes, celle d'Alger, de Biskra, de Constantine et de Bejaia. Cependant, une nouvelle porte avait été réalisée par la suite à l'extrémité est des deux lycées actuels Mohamed-Kérouani et Malika-Gaid. On l'appelait « bab djid ». Nouvelle porte. La tradition orale, à défaut d'histoire express ou d'édits à portée de main, affirme que toutes les portes de Sétif auraient été démolies, autrement dit, démantelées pour permettre aux engins très lourds et encombrants des forces alliées engagées dans la Seconde Guerre mondiale de s'offrir une pénétration urbaine facile et aisée. Notons cependant qu’il ressort de quelques textes épars traitant du sujet que ces accès, entrées principales de la ville, auraient été érigés au courant de l'année 1872. Date à laquelle Sétif commença à connaître un début d’urbanisation. Seule la porte dite de Bejaia, du moins l'ouvrage double arc-voûté en pierres qui la cadrait et qui se nommerait « Porte de Napoléon » existe encore à l’entrée sud du parc d’attraction. Ces œuvres contenaient en tant que telles des portes à double battant constituées de bois dur et assorties d'une ferronnerie serrurière de l'époque d’entre loquets, système de fermeture, verrous, pentures et gonds à sceller et autres métallerie artisanale. 
Où sont donc passées ces portes? Elles existent toujours, ces portes en bois. Elles sont entreposées au niveau du parc communal. Nous les avons vues. A les voir là où elles sont, défiant l’usure et le temps, la nature et ses caprices ; une réincarnation vous met en face de ce qu’elles purent subir comme agression. Gisant dans un mutisme meurtrier depuis très longtemps, soit depuis 1942, date probable de leur disparition, ils sont là en attente d’autre chose. Ces portes, grands panneaux en bois, servent à ce jour comme mur de soutènement à un logement de fonction sis au sein même du parc municipal. Elles forment en vérité un rempart sur lequel est adossée cette construction. Au moins ainsi elles ont échappé à la destruction idiote ou à leur livraison en bûches aux âtres des cheminées. Un travail peu coûtant peut remettre en relief ces « œuvres ». A la place du jet d’eau toujours tari du rond-point de « bab Biskra » une reconstitution de la construction initiale de ladite porte, ferait belle œuvre. Le rond-point de trémie de Tbinet, comporterait la copie de la porte de Constantine et ainsi de suite pour toutes les portes qui restent. Elles n’ont rien de sentiment colonial. Leur réinstallation n’affectera en rien l’histoire. Bien au contraire elle permettra au moindre coût de ressusciter une mémoire urbaine et de l’esthétique pas plus. Loin de toute polémique politicienne ou « révolutionnaire ». Elles semblent vous dire dans leur triste désolation Monsieur le Wali, s’il vous plaît, faites quelque chose ! 
Sétif en GRAND

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3- La medersa
Dans le faubourg de la gare (langar) à 10 mètres à vol d’oiseau de l’actuelle wilaya, il y avait dans le temps une parcelle de terrain inoccupée. Les différents témoignages corroborent la thèse selon laquelle c’est une dame sétifienne qui en aurait fait don à l’association des oulémas musulmans. Ce fut en l’an 1948. C’est sous les auspices justement de cette association que l’école « arabe » la medersa fut créée. L’entrepreneur qui la réalisa serait Ketfi Allaoua. Le financement provenait de l’association et des œuvres de bienfaisance dont faisaient preuve les âmes charitables et les esprits généreux. Elle faisait partie des 143 écoles érigées à travers le pays dont Dar el hadith à Tlemcen. En fait, cette école est venue rassembler en un seul site les classes déjà fonctionnelles mais éparpillées à travers la ville. 
La première rentrée scolaire, après la bénédiction inaugurale de cheikh El Ibrahimi, eut lieu le 1er janvier 1950. Elle aurait pu réunir quelque 380 élèves. L’organisation pédagogique était scindée dans le temps en cours du jour et en cours du soir. Ceux-ci s’exerçaient de 17heures à 19 heures au profit des enfants scolarisés normalement aux écoles publiques. Le régime étant mixte, on y voyait, sans nul tabou dans la même rangée des garçons et des fillettes. Dire que les oulémas en savaient quoi dire et quoi faire. Le régime scolaire y pratiqué s’étendait de la première à la cinquième années au bout de laquelle un examen d’aptitude devait s’effectuer à Constantine auprès de l’institut Ibn Badis. Les lauréats eurent la possibilité de poursuivre les études, après Constantine, soit à Tunis, soit au Caire. Si Aissa Zerroug et Tahar Debbah furent parmi ceux qui allèrent au Caire. 
Comme le corps professoral était composé d’érudits enseignants, tels que Si Adel, Kaddour Belfradj, Kara, Abdelhamid Benhala, Torki Lamamra (docteur), Salah Bentama, Hafnaoui Zaguez (écrivain), la direction fut aussi assurée par des illustres personnages à l’image de Ali Marhoum, puis par Boualem Baki qui se trouvait à l’époque sous une mesure judiciaire l’assignant à résidence à Sétif. L’enseignement y prodigué visait d’abord à fournir l’apprentissage de la langue arabe. Les sciences, l’histoire, la géographie et l’arithmétique furent des matières aussi essentielles que l’initiation à la prière et au chapitre « el ibadat » dans le fikh islamique. La medersa produisit plus de 1000 élèves, en l’espace de sa courte durée. Car, devenue un nid de patriotisme, l’autorité coloniale décida de sa fermeture en 1957. Son directeur d’alors M. Adel fut porté disparu. Elle se dénomme actuellement Ecole Bachir El Ibrahim

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4- Le lycée
Le nom de Kérouani résonne encore dans les longs couloirs et les vastes salles de ce lycée. Il ne s’agit pas de l’élève Mohamed Kérouani, cet écolier qui fréquenta les bancs de ce collège de Sétif d’octobre 1942 au 22 février 1954, mais du vaillant lycéen, enfant de la ville tombé au champ d’honneur le 16 octobre 1961. Construit en 1872, cet ensemble scolaire d’une superficie de 26 380 m² connut différentes appellations. De l’Ecole coloniale à l’Ecole mixte de Sétif et Nouveau Lycée, il prit le nom d’Eugène-Albertini et ce, à partir de 1951. Il est considéré comme l’un des plus importants établissements scolaires d’avant-indépendance, à l’instar de Bugeaud d’Alger, Saint-Augustin de Annaba et Hihi-Mekki de Constantine. Il avait accueilli en ses préaux et dortoirs les enfants internes de tout le département de Sétif de l’époque Bejaïa, M’Sila, Bordj Bou Arréridj, Jijel et parfois ceux des Aurès. Feu Abdelwahab Benboulaïd, fils du grand héros des Aurès, y a fait ses études en 1962-1963. Si maintenant, chaque levée de regard à l'égard de ce monument rappelle un temps accompli, chaque passage sur les flancs de ses bâtiments suggère le rappel d'un fait coquin, d'un geste puéril ou d'une intention buissonnière, la méditation est irrésistible quand l'esprit s'évade avec douceur de la morosité de ce jour pour se laisser voguer libre au rythme du temps d'alors et flâner, élève de l'époque, dans l'espace des quatre cours ou sur l'asphalte de la cour sud. Là, l'émotion vous étouffe. Le soupir vous étrangle au moment même où le souvenir caressant vous ligote sans liens ni menottes, pour vous mettre volontaire et sans défense face à des visages de personnes connues.
Beaucoup de ces visages s'extirpent à l'instant de la remémoration et se greffent au vôtre. Il y en a des martyrs, il en reste des survivants. La mort post indépendance a fauché dans la fatalité ceux qui ont survécu. Du 8 Mai 1945 au 5 Juillet 1962, en passant par le salutaire et final assaut du 1er Novembre 1954, le lycée a semé les embryons déclencheurs de la conscience nationale pour produire les éléments actifs et libérateurs du pays. L'élève d'antan, enfant insoucieux aux conditions précaires mais le plus souvent studieux et hardi, a été le chef moudjahid dans la guerre, le ministre, le directeur général, le cadre supérieur, le professeur, le magistrat, l'écrivain et le poète, le... dans la République algérienne libre et indépendante d’aujourd’hui.

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5- Ain El Fouara
Le 4 juin 1894, un conseiller municipal du nom de Bastide, évoqua amèrement son inquiétude face à la menace de tomber en ruine de « la fontaine de la place nationale ». Tout en optant de s’inscrire dans une position d’attente de fonds afin de « la démolir et de la reconstruire complètement », M. Aubrey, maire de la ville, prit cette délibération comme substrat d’un projet qui allait à jamais marquer la cité. Il partit durant l’été 1896 à Paris où devait se tenir prochainement un salon universel. Féru par son idée, il demanda au Directeur des Beaux-arts son intercession en vue d’avoir pour sa ville un décor urbain symbolique et chargé d’émotion ou « une statue pour décorer la future fontaine de la place nationale ». Dans une lettre datée du 3 février 1898, le maire est tout heureux de lire une missive émanant du directeur des beaux-arts lui annonçant : « (...) M. de Saint-Vidal pense avoir terminé son œuvre pour le prochain Salon où il désirerait qu’elle figurât ; elle serait dès la clôture du Salon expédiée à Sétif. »
La statue représentant une femme nue à la longue chevelure, tenant à chaque main une amphore d’où coulait une eau limpide, est l’œuvre sculptée de Francis de Saint-Vidal. Elle est assise et mise en relief sur un socle assez conséquent avec tout un environnement architectural. Cette assise homogène tenant lieu de piédestal a été conçue par un architecte local, un certain Eldin, connu alors pour avoir fait ses marques dans le Théâtre de Sétif. Francione entrepreneur de son état avait la charge des travaux d’érection du socle et de la mise en place de la statue, travaux qui seront entièrement achevés en 1899. 
En 1997, sujet d’un attentat terroriste, inouï et étrange, elle se trouve par l’effet dévastateur d’une bombe nocturne totalement désarticulée, démise et désagrégée. L’on voyait son cou, une partie de sa tête, son épaule, un de ses vases joncher le parvis. La réprobation fut générale. Elle aurait vécu, voire résisté cent ans. Et c’est grâce à l’intervention dynamique et salutaire du wali de l’époque, Adelkader Ouali envers qui la population reste reconnaissante, que la nymphe s’est réintronisée une seconde fois sur son socle.

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6- La mosquée Abou Dher El Ghifari
A Sétif, il n’y a pas que la mosquée dite Mesdjed el attik jouxtant la légendaire fontaine Ain Fouara qui soit investie d’une certaine ancestralité locale. « Djamaa langar » mosquée du faubourg de la gare demeure aussi un monument incontournable dans l’histoire contemporaine de la cité. Située à l’angle de la rue Hafied-Mohamed pratiquement au centre-ville, à une rue perpendiculaire à la rue du 1er-Novembre (ex-rue de Constantine), la mosquée a été longtemps un lieu, de foi et de dévotion, mais aussi de culture et de savoir.
Cette mosquée qui aura pour nom dès 1962 Abou Dher El Ghifari, fut inaugurée le 20 octobre 1931. Elle connut un élan nationaliste, à l’instar de tous les lieux de culte musulman. D’ailleurs, cet endroit sera à l’éternité consigné comme étant le prélude physique au commencement des événements atroces du 8 mai 1945. C’est d’ici que la procession initialement anodine et pacifique prit son départ pour manifester le désarroi populaire. La suite sera connue. Un massacre. Un génocide à grande échelle. La postérité a gardé comme tradition symbolique cet itinéraire qui, d’année en année, ne se désemplit pas de marcheurs venus marquer la souvenance persistante des douloureux événements.
L’honneur de ce quartier un peu mythique est également d’abriter dans un pâté de lots un autre monument de rayonnement scientifique et religieux. Madrasset El Feth rappelée ci-haut, qui, sous la bénédiction inaugurale de cheikh El Ibrahimi, connut sa première rentrée le 1er janvier 1950. De souvenir d’enfant, les cris se bousculent encore dans la bouches de ceux qui mômes entonnaient le tenant lieu de l’Adhan. A savoir « awou ech3al ! awou edhrab ! » Ceci se faisait en référence à la lumière qui apparaissait de son minaret pour rompre le jeûne, durant le mois sacré de ramadhan. Mais aussi aux coups de canon qui rugissaient à partir, nous disait-on, du champ de tir (les 600-Logements actuellement). L’on jubilait à cor et cri en multipliant les appels. L’on ne peut évoquer la mosquée de langar sans pour autant citer l’illustre cheikh Rabeh Belmeddour, un Zitounien accompli.
La mosquée étant par origine et essence destinée à accueillir les résidents des quartiers limitrophes, est d’une capacité limitée. Elle aurait pu garder ce charme d’antan. Elle aurait pu ne pas se voir profaner par un modernisme qui altère dans son sillage toute noblesse d’un passé élogieux. Mettre de la faïencerie mal émaillée n’est qu’un acte irrémédiable.

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7- Le théâtre
A Sétif, l’unique théâtre, que l’on surnomme d’ailleurs sans raison et toujours « le théâtre » date de la fin du XIXe siècle. Il aurait été inauguré en novembre 1896, deux années avant la venue de la fontaine monumentale Ain El Fouara. L’architecte serait un certain Fernand Imbert. D’une capacité théorique initialement prévue de 323 places, il n’en reste que 275, peut-être moins dispatchées en fauteuils d’orchestre et d’avant-scène, en stalles d’orchestre et en baignoires. Il y avait la fosse d’orchestre et l’entrée des artistes. Sous l’intitulé de « Théâtre » arboré fièrement au fronton de l’immeuble, les inscriptions « Musique » « Drame » et « Comédie » en disent long sur la vie culturelle qui y fut. Le chapeau, son faîte, à la forme triangulaire, laisse vers les cieux brandir la lyre, symbole de muse et d’inspiration lyrique. Les armoires de la ville y sont incrustées. C’est sous un tel monument historique que se sont produites les innombrables comédies universelles. En 1946, César Vezzani de l’opéra de Rome et Cavallera Rusticana de la Scala de Milan ont été sur scène à Sétif. En 1948, un vendredi 3 décembre la célèbre cantatrice Fathia Khair y faisait son entrée par son œuvre Scandale au théâtre. Cet espace eut également à connaître les vedettes du disque, de la radio, de la scène et de l’écran de l’époque. Dans le cadre de la tournée du théâtre arabe de l’Opéra d’Alger, des personnages illustres, comme Mahieddine, Kalthoum, Touri, firent vibrer l’assistance par la présentation de Aicha bou zbayl. Dans le même décor. La période postindépendance a connu de grandes activités sur le plan culturel, sur la place locale. Plusieurs groupes musicaux et troupes de théâtre se sont constitués. Ainsi, le sentiment révolutionnaire se formait également dans le patrimoine de la culture arabo-musulmane. Car le colonialisme français visait à éclipser, voire à anéantir toute expression de l’être national algérien : religion, traditions et culture. Un jeune Algérien, boy-scout, natif et résidant à Sétif, n’a pas manqué, avant le déclenchement de la révolution armée, de dénoncer publiquement les positions racistes qu’affichait la direction du théâtre à l’égard de quelques sociétés culturelles musulmanes. Sa lettre de dénonciation fut un début de combat. A l’intention des conseillers municipaux, elle fut publiée le vendredi 4 juin 1954 sous le titre « Sétif : le scandale du théâtre municipal » dans la République algérienne, organe du Manifeste du peuple algérien dont le directeur politique était Ferhat Abbès. Ce jeune laissa la scène et le théâtre de Sétif et rejoignit un autre théâtre, celui des batailles et de la lutte armée. Vaillant combattant, héros intrépide, il mourut en martyr. J’ai cité, Si Hacéne Belkhired. Ce théâtre, que l’on surnomme toujours le théâtre, aurait l’insigne honneur, après un siècle d’appellation anonyme, de porter le nom de ce maître, de cet artiste, de ce glorieux chahid.

8- L’Entente sportive sétifienne
L’Entente comme l’USMS ou le SAS (Stade Africain de Sétif) n’ont pas cessé au cours du temps éméché d’entretenir une légende. Ils ont fait et font la célébrité de la capitale des hauts-plateaux sétifiens. Celle-là est due à la hargne, cette rage de vaincre qui caractérisait dans la préhistoire les pionniers, ces fondateurs de la région sétifoise qui se rattachaient, dit-on, au groupe de l’homme dit de « Cro-Magnon néanthropien » Le mérite incontestable greffé à l’équipe demeure dans son entière plénitude. Le fait de rendre hommage à cette équipe historique ne se justifie pas seulement par ses victoires successives ou son palmarès, mais reste astreint à une réalisation très appropriée dans le temps. L'Entente avait créé le bonheur national. En devenant une fierté nationale elle a construit le plaisir et le désir d'être encore algérien en ces moments où la gaieté s'est enfuie des rues d'Alger et des autres villes. En cette nuit du 18 mai 2007, l'Algérie oubliait ses élections pour chavirer, tous ensemble, gouvernants et gouvernés, candidats et électeurs, dans le bien-être et le ravissement que procurait cet exploit international. Le président de la République était de la mise de par son message d'encouragement et de félicitations. Des tripes de ce club, il se dégage viscéralement qu'à chaque réussite soit tout au long de son parcours, l'Entente n'aurait pas reçu autant de consécrations sans l'apport inestimable, voire inégalable de ses supporters. Hooligans parfois, pantois une autre, mais éternellement au chevet du club.
Parmi les objectifs que devaient s’assigner les dirigeants, il existe celui de provoquer et de maintenir une adhésion totale autour du club. Raffermir les rangs, attirer les ex-faiseurs de l’Entente, fédérer enfin toutes les énergies possibles. Et de ne pas se positionner dans une posture de chasse à l’autre, de tenir un langage belliqueux ou de ramener à sa propre personne tous les exploits. L’attraction terrestre et sa nature ne seront comprises qu’une fois la dérision tourne en vertiges et provoque la nausée
L’Entente n’est-elle pas le résultat de tant de sacrifices ? De Layass, à Serrar, en passant par Kermali, Makhloufi, Aribi, Salhi, Koussim, Matem et autant de notoriétés et de symboles, tous sétifiens. Parler de l'Entente sportive sétifienne, est également un hommage à rendre à ses dirigeants. Abdelhakim Serrar, alias hakoumi est, entre autres, une denrée rare. Peut-il être le dernier survivant de la race des vainqueurs ? Enfant tonitruant de la ville, il sait taire son histoire d'ancien défenseur du club qu'il dirige ou de l'équipe nationale, préférant s'adonner à des explications convaincantes d'ordre managérial. Face à son cercle. Il devra néanmoins circonscrire ce trait d’indispensabilité dont certains malintentionnés tentent de l’en persuader.

9- Nos oublis
Ils sont nombreux. Beaucoup de repères et de symboles rattachés à la ville n’ont pu être traités dans cette panoplie narrative. Elle ne peut de ce fait être exhaustive. Sétif grouille d’autres endroits, monuments, sites ou vestiges l’ayant fait qui n’ont pu être narrés ici. Nous citerons le saint patron Sidi El Khier, la mosquée El Atik, Ben Badis (ex-église sainte Monique) Bilal (ex-église Notre dame de Lourdes), le Château Giraud, les innombrables fontaines publiques, la muraille byzantine, les bains romains, les jardins d’autrefois, les écoles dites laïques, l’USMS fondée en 1932, le SAS etc.

Ce dont Sétif a besoin
N’étant pas un simple triptyque, Sétif est la ville de pas mal d’érudits et de savants. De martyrs et de moudjahidine. D’exploits et de gloires. Le 8 Mai 1945 est un phare illuminant par son climat historique tout le grand berceau des hauts-plateaux. Un complexe du 8 Mai 45 digne d’un mémorial des saints à la dimension de l’événement doit voir le jour. Une zone de méditation, un département de recherche et d’études historiques, une esplanade de commémoration, une immense stèle, seraient telle une gratitude à rendre à l’égard de la postérité et des personnes qui l’ont faite. Sétif aussi doit avoir son musée national. Un musée est une agence de voyage culturel et historique. Une halte méditative. Sétif dispose-t-il d’une bibliothèque à la dimension de son ampleur culturelle ? N’avions-nous pas dit que les grands édifient à la mesure de leur grandeur ?

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Source  :  El Yazid Dib   

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Dans l'enfer de la république..

25 Avril 2017 , Rédigé par S. Sellami

Marwan Muhammad, Directeur exécutif du Ccif (Collectif contre l'islamophobie en France)

 
 
Dans ma précédente publication, je réagissais à l’émission, Salut les terriens, du 8 avril dernier qui avait réuni notamment Madame Sonia Mabrouk, journaliste franco-tunisienne…et Monsieur Marwan Muhammad, franco-égyptien, Directeur exécutif du collectif contre l’islamophobie en France … Dans une « Battle des idées » ou plutôt d’absence d’idées dont Thierry Ardisson maîtrise excellemment les ressorts de la mise à feu, Madame Sonia Mabrouk s’en prit au Directeur exécutif du Ccif, sans retenue aucune… Le clash fut rapporté par la plupart des médias, pour des galeries qui n’attendaient que la mise à mort.
 
Je fus moi-même pris à partie pour mon article par des personnages qui se parent des valeurs de la république alors que la haine qui les habite ne connaît aucune censure pour s’exprimer … souvent sous le masque de l’anonymat ! Quel courage ! En retour, chacun en avait pris pour son investissement. Beaucoup s’étaient retirés silencieusement …
 
Je disais précédemment que je serais heureux si le Collectif que dirige Monsieur Marwan Muhammad pouvait m’aider… ne serait-ce qu’en prononçant un mot en ma faveur. Je rappelle que je n’ai commis ni crime ni délit …mais que j’ai été spolié avec la complicité des services de l’état et de la justice.
 
Outre les twits que j’ai adressés aux protagonistes de l’émission, je pris attache avec Monsieur Marwan Muhammad, à travers sa page Facebook. Il a fallu plusieurs relances pour que la modératrice (On dirait un titre de Guy Des Cars) me réplique sèchement : on ne répond pas à la minute me signifia–t-elle, même si celle-ci a duré près d’une semaine. En outre, une modératrice sur un compte personnel, ça interpelle.
 
Je m’interroge encore à propos de l’attitude de Monsieur Marwan Muhammad qui affiche à mon égard un mépris qui rien à envier à celui de ceux qui se réjouissent de ma spoliation. Ne suis-je pas de son rang ? Est-il d’un statut trop élevé pour le mortel que je suis ?
 
Monsieur Marwan Muhammad dirige un collectif contre l’islamophobie. Du moins c’est ainsi qu’il est publiquement présenté et moi, naïvement, je pensais qu’il se rangerait sans hésitation aucune du côté de l’opprimé. Non ! Pourquoi ? Il a peur ? De quoi ? C’est vrai, j’’accuse publiquement un haut magistrat d’avoir pris à mon égard une décision raciste. Mais les preuves sont disponibles et elles sont accablantes. Et ce magistrat se tait… Probablement, ce journaliste de Lci ne voudra jamais l’évoquer ! Monsieur Marwan Muhammad a, sans doute, peur de s’attirer plus d’ennuis encore en me manifestant sa solidarité.
Finalement, on ne relate que les clashs ! Monsieur Valls contre le salafisme ? Monsieur Valls lui-même avait qualifié certains territoires de ghettos, soulignant ainsi des politiques inadaptées. Alors, on s'étonne ? Vous remarquerez que le journaliste de Lci n'a aucun argument sérieux à avancer...
 
 
Nul ne peut vous contester votre qualité de musulman, Monsieur Marwan Muhammad, mais pensez-vous vraiment que votre attitude à mon égard soit conforme aux préceptes de l’islam ?
 
Alors même que vous ne menez aucune action illégale ou même répréhensible, j’observe un acharnement répugnant sur votre personne. A l’occasion du débat auquel vous avez participé sur Lci, le journaliste vous reproche d’avoir partagé des repas et ce faisant, rencontré des personnes peu « fréquentables ». Une telle affirmation ne peut que discréditer un professionnel de l’information…
 
J’ai beau chercher, je ne trouve pas vos actions contre l’islamophobie alors que la fachosphère réclame votre expulsion (Oé la droite extrême ! on ne peut pas expulser un citoyen ! ) et la dissolution du Ccif (Sans aucun motif ? au pays des droits de l’homme ?)
 
Sur Europe 1, Monsieur Marwan Mohamed défend ses idées... Et vous croyez que Monsieur Mohamed Sifaoui dira un mot en ma faveur ?
 
Monsieur Marwan Muhammad, je vous exprime ici ma solidarité et vous ?
 
Madame Sonia Mabrouk vous a accusé de travailler pour votre crèmerie… Franchement, je suis près de lui donner raison. En effet, sur votre page Facebook, on ne trouve que la promotion de votre livre : Nous (aussi) sommes la nation, Pourquoi il faut lutter contre l’islamophobie, édition la découverte et vos participations à des conférences européennes dont je peux qu’imaginer les beaux discours … Je n’exonère pas pour autant Madame Sonia Mabrouk de la responsabilité qui est la sienne, celle d’un journaliste engagé.
 
Les musulmans ne demandent aucun privilège mais exigent que les lois de la république les protègent comme elles sont censées protéger tous les citoyens. Interrogez-vous ! Comment un magistrat peut-il prendre une décision raciste en toute impunité ? Et juste pour concrétiser la spoliation d’un citoyen.
 
Alors à quoi sert ce Ccif ?

https://danslenferdelarepublique.blogspot.fr/

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Trump s’en va-t-en guerre (Jean-Michel Vernochet, Youssef Hindi)

21 Avril 2017 , Rédigé par S. Sellami

Comment expliquer le revirement de Donald Trump ? Quelles sont les influences occultes qui entrent en jeu ?

http://www.medias-presse.info/

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Les lignes Maginot contre le terrorisme, la France a la culture de l’échec Par Bruno Bertez

21 Avril 2017 , Rédigé par S. Sellami

Les lignes Maginot contre le terrorisme, la France a la culture de l’échec

Photo prise dans Paris. Un homme marche en arborant un drapeau de Daesh sans que personne ne réagisse. Ni les passants, ni les autorités! Elle est bien partie la lutte contre le terrorisme… Bisounours!

ALDO STERONE : Encore une fois, la France en position de compter les morts….

L’homme qui a ouvert le feu sur des policiers jeudi soir sur les Champs-Elysées à Paris était visé par une enquête antiterroriste pour avoir proféré des menaces de mort à l’encontre des forces de l’ordre, a-t-on appris vendredi de source proche de l’enquête.

On peut s’étonner de l’approbation dont bénéficie le Système alors qu’il ne cesse de montrer ses carences. Il y a une sorte de connivence qui consiste à considérer que la police fait bien son travail parce qu’elle a des morts et que les politiciens méritent la confiance qu’on leur accorde parce qu’ils déposent des gerbes de fleurs et laissent passser des sanglots dans la voix.

Je le dis comme je le pense, cela est une honte! Une honte bien française, victimaire, une honte façon Pierre de Coubertin:  l’essentiel n’est pas de  gagner mais de participer.

Nous sommes une nation de perdants , de lâches et de larmoyants voila  le constat objectif. La France a perdu la culture du succès, de la volonté.

Elle doute et doutant, elle ne fait rien de bien. Les pouvoirs ont une obligation de fin, pas une obligation de moyens. Et si ils ne savent pas faire la guerre, la guerre dissymétrique, car nous sommes en guerre dissymétrique,  alors il faut faire comme les Suisses et rester chez soi à l’écart des conflits que l’on n’a ni les moyens ni la force de mener.  

C’est comme la compétition économique mondiale, si on ne veut pas en payer le prix, si on n’a pas les moyens de soutenir  le combat, il faut se replier et cesser les cocoricos.

Notre groupe social ne croit plus en lui même , en ses valeurs, en ses armes pour se défendre. Bientot il va nous refaire le coup du scélérat « Je suis charlie », l’ode à l’unité!  Et ils vont chanter « l’hymne à l’amour » d’Edith Piaf sur les Champs Elysées comme l’ont fait les suédois il y a quelques jours.

La personne était connue donc on ne cherchait pas une aiguille dans une meule de foin, l’appréciation de sa dangerosisté a été défaillante, c’est ce qui est important: l’appréciation a été défaillante. Il y a eu erreur humaine, faute professionnelle, tout ce que l’on veut mais le fait est qu’ils n’ont pas été à la hauteur. Et que ce n’est pas la première fois, la séquence ne cesse de se répéter. Donc comme tous ces gens sont censés penser, eh bien, ils ont commis une erreur. Et au lieu de leur adresser  des louanges, il faut les sanctionner, il faut leur donner d’autres ordres, d’autres instructions;  donc les chefs aussi sont responsables de ne pas les avoir donnés. 

Une fois de plus, c’est comme en ce temps là: « L’étrange défaite ». La France et ses élites pour la nième fois font l’autruche, se serrent les coudes dans la médiocrité derrière leur ligne Maginot.

Un super curriculum !

Il avait été placé en février dernier en garde à vue et interrogé à Meaux (Seine-et-Marne) avant d’être remis en liberté faute d’éléments probants, a précisé cette source.

En 2015, il avait également été condamné à 15 ans de réclusion criminelle en appel pour tentatives d’homicides, également contre des policiers, pour des faits remontant à 2001.

L’assaillant, alors âgé de 27 ans, avait percuté, au volant d’une voiture volée, un véhicule banalisé à bord duquel se trouvait un policier. Il avait alors tiré sur les occupants de la voiture, toujours selon cette source proche de l’enquête.

Deux jours plus tard, en garde à vue, il s’était emparé de l’arme d’un policier et lui avait tiré à trois reprises dessus.

 

VIDEO – Quand Macron admet la légèreté de son programme sur le terrorisme

Macron ce matin: « Moi, je ne vais pas inventer un programme de lutte contre le terrorisme dans la nuit »: il n’y a donc pas encore pensé ?!! Ce candidat se présente mais n’a pas pensé le moins du monde à un programme terroriste et là il est pris de cours! Parce que juste avant l’attentat terroriste d’hier, il n’y avait pas de terrorisme en France…. voter pour lui c’est donner un second 

Emmanuel Macron. © RTL-BOE/RTL/SIPA

Emmanuel Macron. © RTL-BOE/RTL/SIPA 

Election présidentielle. Le candidat d’en marche a expliqué vendredi matin sur RTL que son programme ne contenait pas de mesure concernant les fichés S et la lutte contre le terrorisme

Emmanuel Macron était vendredi matin l’invité de RTL. Au lendemain de l’attentat qui a fait un mort dans les rangs de la police à Paris, le candidat En Marche était évidemment très attendu sur les questions de sécurité et de lutte contre le terrorisme. Après avoir affirmé que “protéger les Français (…), j’y suis prêt. Si je n’étais pas prêt, je ne serais pas devant vous ce matin”, il a pourtant montré toutes les lacunes de son programme.

https://leblogalupus.com

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C’est quand le prochain attentat ?

21 Avril 2017 , Rédigé par S. Sellami

Ils ont exhumé un héros et inhumé un pèlerin... voilà ce que j'appelle du cynisme politique ! ah ... ça commence
Journaliste : Mme la dépitée, vous avez été nombreux et nombreuses à voter la Loi qui vous autorise à prolonger l'état d'urgence... alors heureuse ?

 

La députée : oui à la fois pour la France et pour nos finances... c'est facile à comprendre : on ne peut faire de réforme sans déformer la réalité... c'est ainsi, on ne transforme pas les hommes, on peut tout au plus les rendre conformes à notre schéma de pensée.

Journaliste : en leur vendant l'insécurité ?

La députée : non, en louant la sécurité, le mécanisme sécuritaire, le processus sécuritaire. La solution sécuritaire, tout ce qui leur ôte l'envie de parler et leur donne l'envie de se taire... tout en sachant que ; quoiqu'on fasse, la masse restera toujours à la masse.

Journaliste : autrement dit, vous ne vous faites aucune illusion ?

La députée : vous savez, mais peut-être que vous ne le savez pas : le peuple est sans tête. Plus il se cherche et moins il se trouve.

Journaliste : s'il est sans tête, c'est peut-être parce que vous l'avez décapité de votre plein gré ?

La députée : non. Je vous rassure et je vous assure qu'il ne l'a jamais eu et pour une raison logique, je veux dire ontologique : le peuple n'existe pas, seul existe l'individu... c'est notre cœur de cible, l'élément sensible.

Journaliste : Pessoa disait : "s'il pouvait penser, le cœur s'arrêterait".

La députée : tout à fait... tout à fait... il bat. Il se bat parce qu'il ne pense pas. Sinon il aurait compris depuis que rien ne va plus, que les jeux sont faits. Il ne faut pas oublier, jamais que l'homme est un animal politique qui pour survivre et ne pas se sentir de trop, doit impérativement intégrer le troupeau...

Journaliste : un animal que vous conduisez à l'abattoir ?

La députée : non. En politique, il n'y a pas d'échappatoire : avoir ou se faire avoir... parce que l'être c'est dérisoire... il faut le faire savoir.

Journaliste : avec une carotte ou un bâton ?

La députée : pour tenir les hommes, il faut retenir tout ce qui les menace. Les grandes figures de la peur : la misère, la maladie, la mort... ne suffisent plus pour les maintenir.

Journaliste : vous avez cherché et trouvé mieux pour les réunir ?

La députée : absolument. Pour les sans-têtes il n'y a qu'une recette : un ennemi commun qu'il faut rendre aveugle et sourd pour qu'ils aient peur... peur de l'autre, peur de soi et peur du lendemain.

Journaliste : vous voulez dire que c'est le terrorisme qui réhabilite la politique ?

La députée : oui. Nous disposons du parfait bouc émissaire : l'islam converti en islamisme, en extrémisme, en terrorisme... c'est ce rêve impossible qui rend nos politiques possibles, réelles et nécessaires.

Journaliste : cette chance politique signifie tout compte fait votre déchéance éthique... c'est une fête qui ressemble à une défaite.

La députée : c'est la droitisation la plus adroite de tous les maladroits. Nos vieilles valeurs sont plus que jamais partagées : l'identité, la sécurité, l'autorité... sous peine de voir craquer nos cités. Il y a de quoi pavoiser non ?

Journaliste : et le prochain attentat, c'est pour quand ?

La députée : Tout ce que je puis dire c'est qu'en politique, rien n'est donné, tout est fabriqué.

C'est quand le prochain attentat ? Pessoa disait : "s'il pouvait penser, le cœur s'arrêterait"

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La ville de Sétif à travers l'histoire

18 Avril 2017 , Rédigé par S. Sellami

L'ancien site de Sitifis ne présentait à l'arrivée des Français en 1838 qu'un amoncellement de ruines abandonnées à la place d'un fort byzantin et un seul arbre prés d'une source (signe de vie) au pied de cette ancienne citadelle.

L'histoire glorieuse passée de la capitale de la Mauritanie Sétifiènne, le tracé dense des anciens itinéraires, les signes de contrée fertile, la position stratégique du site et la situation de carrefour, militent en faveur de la fondation d'une ville en ces lieux ou plutôt la reconstruction de la ville, détruite par un tremblement de terre, mais sous une autre forme répondant à des objectifs spécifiquement militaires de l'époque (colonisation militaire d'abord). Ainsi Sétif fut une création ex-nihilo du pouvoir colonial français.

Cependant l'armée n'ayant pas suffi seule à poursuivre les travaux d'édification, il a fallu le concours d'ouvriers civils qui formaient déjà une importante population.

Une fois que l'édification de la forteresse militaire (nouvelles casernes à l'emplacement de la citadelle romaine et le fort Byzantin) fut très avancée et devant l'afflux d'ouvriers civils, les constructions s'orientent vers les besoins de cette population civile qui a nécessité la mise au point d'un plan régulier par arrêté de 1843 (premier plan urbain de Sétif) car au cours de la restauration des fortifications en ruines, le site occupé était distinctement séparé en deux îlots :

En 1847 une ordonnance royale crée officiellement le centre de Sétif : ainsi les maisons en toube, les tentes et autres constructions édifiés par apports successifs disparurent définitivement en 1845 pour être remplacés par des constructions élevées suivant de nouveaux alignements consignés dans le plan régulier.

Peu à peu la ville de Sétif renaît à l'intérieur de sa structure intra-muros et possédait déjà tous les caractères des centres de colonisation ; tracé orthogonal, larges artères commerçantes donnant au centre agricole son embryon urbain.

Sétif

Formation définitive du noyau urbain intra -muros de Sétif .

En 1872 la ville de Sétif prend forme, se structure, se densifie et s'équipe à l'intérieur d'une muraille d'enceinte percé de quatre portes correspondant aux quatre points cardinaux, affirmant de la sorte sa position stratégique de carrefour :
Ø Nord : porte de Bougie.
Ø Ouest : porte d'Alger.
Ø Sud : porte de Biskra.
Ø Est : porte de Constantine.

Ce noyau colonial originel est constitué de deux quartiers de part et d'autre d'une voie dans le sens Est / Ouest (portion de la future RN 5).Voir photo N°3

Quartier militaire au Nord : Sur l'emplacement de la citadelle et son agrandissement, comprend de grandes casernes pour l'infanterie et la cavalerie.

Quartier civil au Sud : Caractérisé par un tracé orthogonal en damier avec une forte occupation du sol présentant tous les ingrédients d'une structure urbaine :

  • Large rues tracées régulièrement avec trottoirs bordés d'arbres.
  • Magasins et échoppes sous les arcades.
  • Maisons et immeubles de rapport.
  • Equipements importants :
    1. Recette des postes (1845) 
    2. Mosquée reconstruite (El Attik ) en 1845
    3. Etablissement bancaire (en 1855).
    4. L'hôtel de ville et salle des fêtes (en 1856) sur l'emplacement du bureau arabe
    5. Tribunal de 1ère instance en 1860.
    6. Eglise Sainte Monique (future mosquée Ben- Baddis ) en 1867.
    7. Collège colonial (plus tard lycée Kerouani ) en 1873
    8. Sous -préfecture en 1874.
    9. Théâtre municipal en 1896 
    10. Fontaine monumentale (Ain Fouara) en 1898.

Les places et squares (place Joffre - Ain Fouara ), du marché, de l'église et square Barral.

Après la 1ère guerre mondiale, les autorités municipales de Sétif prennent en main le développement spatial de la ville en procédant à certains aménagements dans les environs immédiats de la ville intra- muros.

Un vieux campement établi sur un terrain communal loué en 1881 à quelques nègres venus du sud appelé village nègre ou " Zmala " 
Un Habitat. Bon. Marché pour édifier des villas avec jardins au profit des classes moyennes européennes Une cité de recase ment au Nord de la ville, au-delà des terrains militaires (champ de manœuvre).,la cité Bel-Air qui attribue une pièce par famille dont les membres s'adonnent à l'activité artisanale en rapport avec leur vocation traditionnelle du travail de la laine(tapis et burnous).
Parallèlement à la cité de Bel-Air, on a construit des cités pour les combattants de la guerre 14-18 ; cité des combattants au Sud-Ouest de la muraille et une deuxième cité militaire à la cité Lévy (actuelle cité Tlidjène).

Avènement du rail et transformations urbaines inhérentes(1925)

A partir de 1925, période marquée par l'avènement du chemin de fer et la construction de la gare au Sud- Est de la ville intra-muros, les remparts ont été démolis(sauf à la citadelle du coté Nord, porte de Bougie), laissant la place à un large boulevard cernant le noyau intra-muros et permettant au tissu urbain de s'étendre au-delà des anciennes portes d'Alger, de Constantine et de Biskra.

Ø La démolition de la porte de Biskra au Sud laissant apparaître le faubourg de l'industrie et de l'artisanat .
Ø La démolition de la porte d'Alger à l'Ouest a entraîné l'intégration du faubourg des jardins caractérisé par un habitat pavillonnaire clairsemé entouré de jardins mettant à profit la présence d'eau souterraine.

Ce faubourg s'est organisé au voisinage du jardin d'Emir Abdelkader (ex : Orléan), véritable musée en plein air qui réunit de remarquables bas-reliefs et des statues et l'hôpital civil dont la construction fut terminée en 1939 et surplombant le tracé de la R.N. 5 (vers Alger).

Ø La démolition de la porte de Constantine à l'Est engendrait l'édification du faubourg de la gare qui s'est structuré autour des docks et silos de la compagnie genevoise et la gare, le lotissement Burdin, dans son prolongement, s'est organisé autour de la Mosquée Abou Dher El-Ghifari et du cimetière chrétien et la cité des cheminots caractérisée par un tissu en damier composé de maisons en tuiles entourées de jardins, résidences de la petite et moyenne bourgeoisie, s'étalant au bord de la RN 5 vers Constantine.

Cette croissance est basée sur le principe : noyau \ périphérie. La concentration des capitaux et du marché, l'attrait du placement des profits agricoles dans la spéculation immobilière ou dans les revenus urbains (commerce, administration, services, transports, artisanat et petite industrie) autant de facteurs qui jouent dans le sens du regroupement urbain européen.

La lutte armée et ses conséquences

A la veille de la guerre de libération, l'agriculture coloniale n'absorbait plus une main d'œuvre trop nombreuse, ce qui engendre un afflux vers la ville par la construction d'un habitat précaire ou entassement dans les vieilles cités.

Cette urbanisation(fausse urbanisation) des campements et de la concentration va en grandissant: l'exode rural, assurant le peuplement de la ville, révèle le déséquilibre économique colonial et engendrant le sous-emploi(artisans et commerçant sans clients, portiers et plantons, petits métiers et faux métiers) et le chômage en ville.

Emballement de TANDJA :

Comment s'est effectuée l'occupation du site ?

Initialement ces" exilés forcés" achetaient une petite parcelle de terrain, à proximité de la ferme, y construisaient une pièce et la desserte se ferait d'une façon ou d'une autre. Peu à peu un pâté, un îlot, un district prenait forme. Ces nouveaux venus étaient généralement des agriculteurs doublés de maçons. Il est construit en dur avec des ruelles tortueuses, des alignements fantaisistes, improvisés selon les besoins et les repères sociologico-culturels de chacun : on transpose les coutumes, les traditions, les conceptions du douar d'origine dans ce site périurbain en formation.

Devant l'afflux incessant de la population (demande croissante) les héritiers Yahiaoui s'adonnent à la spéculation foncière et il en est résulté un chaos urbain ressemblant plus à un énorme village rural densifié qu'à un quartier structuré et lisible

Dans le souci de contenir et d'endiguer l'extension démesurée de ce quartier, par crainte de son déferlement, les autorités ont vite procéder à son enclavement par l'entremise de dispositifs militaires et autres.

Ø Renforcement du poste de garde(ancien parc à fourrage) à l'Ouest.
Ø Clôture grillagée d'un vaste terrain au sein duquel se trouve l'observatoire à l'Ouest. 
Ø Extension de la garde mobile(future brigade du dark el watani) de part et d'autre du CW117 vers sillège et sa fermeture(juste avant c'était une voie faisant jonction du faubourg de la gare et le site de Tandja) au sud.

Construction de l'école maternelle (future école Cheik Abdou) en 1956 au sud.

Préexistence de deux cimetières mitoyens : musulman et israélite au sud

Faits urbains divers:

A cette époque, on note la construction des bâtiments collectifs de Diar Enakhla et l'implantation du lotissement de Pierre Gaillet au profit des citadins algériens de vieille souche pour alléger les maisons collectives de type "Hara" du faubourg de la gare.
ü Quartier Pierre Gaillet dit "Birgay": c'est un quartier issu d'un lotissement planifié au profit des sétifiens de vieille souche ayant des possibilités financières, au sein des champs de blé de Pierre Gaillet et qui s'est organisé autour du marabout Bounechada au sud-ouest de la ville à proximité de la R N 28 vers Biskra.

Ø CENT en 1957: centre d'apprentissage professionnel des métiers et des techniques à proximité de la porte de Biskra et au sein du faubourg de l'industrie.
Ø Ecole maternelle(future école Abdou) en 1956 à proximité du cimetière musulman.
Ø Le nouveau tribunal en 1959 
Ø Le commissariat central de police en 1960

Projets du plan de Constantine 1958- 1962:

Si certains projets d'habitats furent réalisés avant l'indépendance comme :

1) Cité ancien rempart de 66 logements en 1961.
2) Cité de l'avenir en 1960.
3) Cité Ciloc de 130 logements en 1960.
4) Cité Bel-Air de 103 logements en 1961.
5) Cité des fonctionnaires en 1961.

d'autres projets furent poursuivis, juste après l'indépendance, par les nouvelles autorités algériennes comme :
1) Cité Bel-Air de 130 logements en 1962.
2) Cité nouveau rempart de 121 logements en 1966.

Enfin ; le reste fut repris et intégré dans le premier plan triennal(1967-1970) de l'Algérie indépendante comme:
1) Cité Cenestal de 230 logements en 1968.
2) Cité Bouaroua de 150 logements en 1969.
3) Cité Bizard de 120 logements en 1970.
4) Cité Port Sais de 80 logements en 1970.

L'indépendance et nouveau mode d'organisation de l'espace urbain de Setif

a) Période 1962-1970 : Interventions urbaines réduites

1) Constitution subreptice du secteur de Kaâboub

A l'origine c'était un terrain rocailleux à forte dénivellation situé aux confins nord de la ville, au bord de la RN 9 vers Béjaia 
Pendant la guerre de libération, son occupation se résumait à un habitat rural clairsemé d'une population réfugiée des zones montagneuses de Megriss, Bou-Andas Anini et Tafat fuyant les atrocités de l'armée coloniale et en quête de sécurité aux portes de la ville de Sétif.

Une fois l'indépendance proclamée, et la spéculation foncière aidant, le secteur se densifier progressivement d'une manière désordonnée, transposant ainsi les formes de composition d'un habitat rural en milieu périurbain en l'absence de contrôle des nouvelles autorités communales qui faisaient face à d'autres priorités.


2) Densification d'habitat_ grand équipement et plan triennal (1967-1970)
Durant cette période, il y eut des interventions réduites sur le tissu urbain existant et quelques opération de restructuration par l'implantation de grands équipements tels que :
Ø Siège de la wilaya.
Ø Complexe Olympique 
Ø Lycée Ibn Rachik
Ø Bouclage au Nord-Ouest du boulevard, substitut de l'ancienne muraille.
On relève aussi la densification des cités issues de la guerre (Tandja andréoli) ou de la spéculation foncière(Bounecheda et les 5 fusillés) et l'achèvement des ensembles d'habitat du plan de Constantine, reconduits dans le plan triennal(1967-1970).
Ø 130 logements à Bel Air (1962).
Ø 121 logements aux nouveaux Remparts (1966).
Ø 230 logements à Cenestal (1968).
Ø 150 logements à cité Bouaroua (1969).
Ø 120 logements à cité Bizard (1970).
Ø 80 logements à cité Port Said (1970).

Cette première période d'après indépendance est caractérisée par la densification, par apports successifs, des secteurs du tissu urbain existant et un remplissage des zones tampons par de grands équipements.

b) Période 1970 - 1986 : Les programmes de construction d'habitat planifiés.

Avec la mise en œuvre des plans quadriennaux 1970-1974 et 1975-1979, on a retenu pour la ville de Sétif un programme de logements et une gamme d'équipements assez consistants.

Les interventions urbaines durant cette période caractérisée par dirigisme étroit, consistaient à donner une forme compacte et massive au tissu urbain de la ville par l'urbanisation des poches vides aux abords immédiats des parties urbaines densifiées.

Avec ces nouvelles occupations du terrain, la ville a vu naître un nouveau type d'habitat caractérisé par les grands ensembles pour répondre à un impératif social(crise de logement) ce qui a engendré une rupture avec l'existant sur le plan fonctionnel et urbanistique.

La question de l'habitat a toujours été posée en termes de quantité de logements et de capacité de moyens de réalisation : ce n'était là qu'une opportunité de conjoncture. Les terrains militaires sont révélés de fantastiques réserves foncières, la généralisation de l'habitat " socialiste et social ",l'exode rural incessant, la volonté d'industrialisation pour un développement accéléré.

Il est temps de comprendre que le développement est conditionné par l'aménagement du territoire national.

La crise actuelle est consécutive non pas à une crise du logement mais à une crise de l'habitat, en effet la crise du logement est une conséquence de mauvaise urbanisation, la crise de l'habitat est une affaire de mauvais aménagement du territoire.

Dés lors qu'on poursuivait la densification des anciens quartiers par apports successifs, on procédait à l'implantation de grands ensembles type HLM :

- 750 logements : absorption de cité Bel Air.
- 600 logements : champ de manœuvre militaire.
- 300 logements : cité Maâbouda (axe d'alger).
- 1000 logements :au sud de la ville (axe M'sila).
- 400 logements :au sud de la ville (axe M'sila).
- ZHUN :1006+1014 logements.

En plus des équipements structurants tels que :
+Lycée Khansa.
+Ecole paramédicale
+Siège APC.

Les urbanisations nouvelles et ponctuelles durant cette période et le tracé d'infrastructures adapté à travers l'espace urbain, ont fait apparaître de nouveaux secteurs qui sont autant d'amorces pour une future densification.

c)- du marché foncier et avènement de la promotion immobilière(1986-2000)

Durant cette période, qui se poursuit de nos jours, une nouvelle politique à caractère libérale apparaît qui veut promouvoir le logement individuel, type villa, de larges secteurs de la ZHUN étudiée par Tesco dans la décennie 70, ont été convertis en lotissements au profit des classes socio-professionnelles solvable de manière à intéresser le citoyen à la réalisation de son logement de même que la mise en place des coopératives immobilières.

L'urbanisation se poursuit du côté Est et Nort-Est en implantant le programme social des 1014 logements, le programme CNEP formule location-vente),des 1006 logements, le programme universitaire des 300 logements et la troisième tranche des 500 logements de la cité Maâbouda jusqu'aux confuis Ouest de la ville.

Le fait nouveau c'est la généralisation des lotissements résidentiels à El Hachmi(1ere tranche) Bouaroua "Dallas ", le lotissement F(prolongement de Ouled Braham), les coopératives immobilières, lotissements Chadli, Merouani, IAP, construction de lots marginaux dans un cadre de densification des secteurs existants offrant quelques poches vides, Yahiaoui, Tlidjéne, les 5 Fusillés.
Notons la rénovation de la cité précaire de Bizard au profit de l'implantation des sièges de la BCR, ERIAD, CNASAT, l'inspection académique et le transfert de ses habitants vers le village périphérique de Ain Trick.
Pour les équipements, certaines grandes réalisations ont vu le jour comme l'hôtel des postes, le parc d'attractions, le mémorial, le marché couvert de la cité de l'Avenir, densification des constructions au sein du site universitaire, siège SONELGAZ à Bouaroua, en plus des écoles primaires qui ont été érigées ça et là au sein de cités dépourvues ou déficitaires(Ben Begag nord Yahiaoui, Maâbouda, centre Yahiaoui, ZHUN).


Ancien plan de la ville de Sétif


Crédit: commune de Setif

TRANSFORMATIONS URBAINES DANS LES CITES COLONIALES DE RECASEMENT : 
Cas du quartier Bel-Air à Sétif - Algérie 

Bel Air Setif

I - Introduction :

Les quartiers anciens deviennent aujourd’hui des espaces à reconquérir par la ville algérienne, face à l’étalement urbain effréné et en l’absence de réserves foncières. Le cas de Sétif est ainsi intéressant, on y trouve quelques vieux quartiers croulant sous le poids d’une forte densité résidentielle et d’une précarité inadmissible, au moment où il n’y a plus de possibilité pour construire de nouveaux quartiers. Donc, le moment est venu pour développer les connaissances préalables à toute intervention sur les vieux tissus afin d’améliorer leurs conditions physiques et sociales.

Bel Air est l’un des plus vieux quartiers populaires à Sétif. Pour comprendre sa situation actuelle, il faut remonter son histoire. Après la première guerre mondiale, les autorités municipales de Sétif prennent en main le développement spatial de la ville en procédant à certains aménagements dans les environs immédiats de la ville intra- muros.

PlanPlan


Un vieux campement établi sur un terrain communal loué en 1881 à quelques nègres venus du sud appelé village nègre ou "Zmala" a été rasé pour édifier des villas avec jardins en Habitat Bon Marché (HBM) au profit des classes moyennes européennes. C’est la cité Lévy (actuelle cité Tlidjène).

Tandis qu’une cité de recasement a été implantée au Nord de la ville, au-delà des terrains militaires (champ de manœuvre). Il s’agit de la cité Bel-Air qui attribue une pièce par famille, dont les membres s’adonnent à l’activité artisanale en rapport avec leur vocation traditionnelle du travail de la laine (tapis et burnous). Parallèlement à la cité de Bel-Air, on a construit des cités pour les combattants de la guerre 14-18 ; cité des combattants au Sud-Ouest de la muraille et une deuxième cité militaire à la cité Lévy. Circulaire du gouverneur général Au sujet de I’habitat indigène 13 avril 1927 (J. O.A. 1927. 1ère P., p. 202) A Messieurs les Préfets d’Alger, d’Oran et de Constantine. La question de l’habitation doit être au premier rang de nos préoccupations tout aussi bien pour les indigènes que pour les européens.

C’est en effet I’absence d’habitation hygiénique et à l’abri des intempéries, qui est dans la plus large mesure la cause de la propagation des maladies épidémiques. Ce n’est ’pas seulement l’hygiène qui est en cause, il faut souligner encore des raisons d’ordre social de première valeur.

II est, en effet, d’évidence que la dissémination des habitations est à un autre point de vue une chose très fâcheuse. Elle rend la vie extrêmement difficile pour qui se trouve ainsi dans un isolement presque total, loin de la protection administrative, loin des médecins, loin des écoles, loin même des centres de travail qui pourraient procurer un peu d’aisance à la famille.

La colonisation elle-même souffre de cet état de choses qui, il faut l’avouer, n’est pas très favorable à la sécurité.

II y a donc des avantages considérables à essayer de constituer petit à petit un paysannat indigène qui élèverait socialement l’indigène et qui lui assurerait des bienfaits inappréciables.

Il y a eu jusqu’à présent que quelques tentatives isolées. Elles ont admirablement réussi. L’initiative hardie prise par M. Ie Délégué financier Levy à Sétif a été un grand succès et la mortalité est tombée aussitôt de façon extrêmement appréciable, Une autre expérience remarquable a eu lieu dès 1896 dans la commune mixte de la Mekerra. II y avait à pourvoir au recasement d’un certain nombre d’indigènes. On utilisa 3.000 hectares pour y tailler 400 lots de diverses contenances, et le surplus, 320 hectares environ, furent réserves pour le parcours. Le prix de location fut de trois francs par an, avec bail. Mais I’autorité locale eut en outre la pensée de constituer un véritable village. Des rues furent tracées, une conduite d’eau fut installée ainsi qu’un abreuvoir, des écoles de garçons et de filles, cette dernière avec centre de travail, furent construites ainsi que des silos en maçonnerie pour l’emmagasinage des grains de la société de prévoyance.

La population de Bédrabin qui comprenait en 1896, 24 familles et 196 habitants, compte maintenant 189 familles et 1.051 habitants. II y a dans le village déjà 153 maisons bâties en maçonnerie et couvertes en tuiles.

Cet exemple est, comme vous le voyez, singulièrement impressionnant. II y a donc à tous les points de vue des avantages considérables à entreprendre la propagande nécessaire pour amener progressivement et par persuasion à une autre conception de I’habitat.

De même que dans les villes, la loi oblige à la constitution des plans d’extension et d’embellissement, je voudrais qu’on pût dresser des plans d’agrandissement et d’aménagement des villages indigènes. L’application prochaine de la loi sur la propriété foncière va en fournir une nouvelle occasion.

Le village indigène suppose donc un regroupement de toutes les habitations isolées et autant que possible à proximité d’une voie de communication existante ou en projet.

Mais il faut, bien entendu , qu’autour du village, il y ait pour une population présente comme pour une population future, une quantité de terre suffisante aussi bien pour la culture que pour le parcours des animaux. Les lots pas plus que la maison ne devront jamais faire l’objet d’une vente. Je recommande surtout le bail emphytéotique de 99 ans que j’ai prescrit pour Sétif et qui donne à l’administration, qui reste propriétaire, un droit d’intervention pour assurer le bon entretien de l’habitation. En même temps l’indigène est protégé contre son imprévoyance qui pourrait l’amener à vendre plus ou moins rapidement. En réalité, par le bail de 99 ans, on arrive à constituer en pratique le bien de famille inaliénable et insaisissable, sauf pour défaut de paiement du loyer et des impôts.

Le village devra être pourvu de deux ou trois artisans sachant travailler le fer et le bois, réparer les machines agricoles, sachant aussi un peu de maçonnerie. Déjà de nombreux administrateurs forment de tels ouvriers. Il sera indispensable de ne jamais organiser un village sans y mettre les artisans nécessaires.

Le type des maisons pourra varier suivant les possibilités du pays. L’idéal serait le type de Sétif qui malheureusement reviendrait assez cher. L’essentiel, c’est que les murs puissent être à l’intérieur, être blanchis à la chaux au moins deux fois par an et le sol désinfecté autant que possible tous les mois. II y aurait intérêt à ce que l’habitation fût entourée pour pouvoir comporter des fenêtres suffisamment larges.

Les écoles et l’ouvroir seraient construits dès que possible.

Reste la question des voies et moyens. J’envisagerais très bien la réalisation d’emprunts faits par la Commune, gagés par le prix de location. Si nous envisageons par exemple un lotissement de 4.000 hectares à 5 francs seulement par hectare, cela donne une annuité de 20.000 francs qui permet de gager un emprunt amortissable en trente ans de 200.000 francs environ. Le lotissement ne devrait pas être inférieur à 10 hectares, mais avec des lots qui pourraient atteindre 25 hectares. Quant aux terres de parcours, il semble qu’une réserve du quart serait suffisante. Les fonds pourraient être prêtés par les sociétés de prévoyance.

II - Historique de Bel Air :

Les écrits d’André Prenant (1953) démontrent que "la spéculation immobilière était inaugurée dans la ville de Sétif en 1887 par la transformation des terrains de culture en lotissements, au delà de la zone des servitudes militaires (futur faubourg inférieur de la gare), ce qui accompagna le début d’une vague d’immigration dès 1881."

Le recensement quinquennal de 1901 donne une population agglomérée au chef lieu de 9282 habitants répartie comme suit : ville intra-muros 6650, faubourg de la gare 884, faubourg de l’industrie 347, faubourg des jardins 812 et le village nègre 867, tandis que la population éparse (rurale) représente 5859.(Rocca, 1903)

L’édification d’une cité de recasement destinée aux musulmans était la première expérience coloniale du genre dans la ville de Sétif. L’origine de ce projet ne peut être comprise qu’en remontant l’histoire de l’établissement humain "déplacé", où les conditions élémentaires d’hygiène n’existaient pas. La première initiative revenait à Charles Lévy qui a pris acte de la décision de la ville pour créer cette cité en marge de la communauté européenne.

A travers la lecture de l’extrait de la session du Conseil Municipal du 26 Janvier 1922, il ressort que :

"Suite à la décision du 25 Juin 1921 de déplacer définitivement le village nègre pour des raisons d’hygiène et de sécurité, proposition faite par Mr. Charles Lévy, délégué financier et président du comité de la société Coopérative des habitations à bon marché, de céder à la commune un terrain lui appartenant à l’ouest de la route de Bougie et au-dessus du champ de manœuvres, à condition que l’emplacement occupé par le village nègre soit affecté à l’édification d’une cité ouvrière d’H.B.M., situé sur un large plateau dominant la ville au nord et à une distance approximative de 1 kilomètre. Il permet l’établissement d’un plan de lotissement comportant des tracés de rues très larges avec place publique et chemins d’accès.

Le nouveau village, construit suivant un alignement régulier, renfermerait, outre de nombreuses maisons d’habitations, une école de Talebs et des locaux destinés aux industries indigènes telles que fabrication de tapis, Burnous, etc.

Il serait alimenté en eau potable non seulement par de bonnes fontaines, mais encore par une fontaine abreuvoir."

De 1922 à 1933, s’ouvre une phase de recasement marquée par la création d’un office "le patrimoine Sétifien" dont le but est de faire place nette au centre. Le délégué financier qui patronne cet organisme officieux Charles Lévy, grand colon privé et minotier, offre un sien terrain inculte et rocailleux, au nord de la ville. Il destine la future cité Bel Air à recaser les 876 habitants du village nègre, à raison d’une famille par pièce ; revenant à 1397 francs et contre 100 francs de loyer annuel, en échange du communal du village nègre ou entre la gare et le marché, s’édifieront les maisons familiales de la cité Lévy, revenant alors à 10000 Francs l’une, où vivent aujourd’hui 1500 habitants, surtout européens : employés, fonctionnaires, retraités. En 30 ans, 2000 nouveaux venus s’entasseront dans la cité Bel Air. (Prenant, 1953)


En restant longtemps isolée du reste de la ville, jusqu’en 1970, "Bel Air, cité musulmane par excellence, avec ses écoles et manufactures de tapis, ses écoles de filles et garçons musulmans"(Camborieux, 1978), est aujourd’hui un quartier de la ville de Sétif avec ses 3000 habitants (voir tableau 1). Il a était localisé loin de la ville coloniale, à un kilomètre et demi au nord, pour mieux l’isoler de la vue des européens.

III - La forme urbaine du quartier Bel Air :

Le quartier Bel Air au nord-ouest de la ville de Sétif (figure 1), occupe un site plat dans sa partie sud mais qui devient plus ou moins accidenté dans sa partie nord (figure 2). Cette topographie a donné lieu à la forme actuelle du quartier qui n’est pas entièrement rectangulaire malgré le plan orthogonal qui lui a été imposé dès sa fondation.

Ce plan en damier se caractérise par des rues parallèles longeant le site du sud vers le nord tout en étant traversées par des rues orthogonales d’est en ouest. La voie Est-ouest qui passe par la crête de cet établissement humain constitue la rue principale du quartier. Elle représente la ligne de passage vers la partie en pente de Bel Air. On y trouve aujourd’hui la Mosquée, l’école artisanale, l’école des filles et celle des garçons.

Le groupement sud est aéré et organisé autour d’une place où se trouvait la fontaine et l’abreuvoir. Dans le groupement nord se trouve un espace ouvert sur le versant ; à l’origine c’étaient deux îlots destinés à abriter d’autres habitations.

IV - Cadre théorique et méthodologique :

La stratégie de recherche préconisée combine l’analyse urbaine typo-morphologique du milieu bâti à l’étude des pratiques et des usages ainsi que les significations qui s’y rattachent. Cette approche considère le milieu urbain en tant qu’ensemble organisé et structuré d’objets et d’idées.

L’analyse urbaine typo-morphologique (opposée à la typologie fonctionnelle) étudie les bâtiments dans leurs contextes, avec leurs espaces environnants publics et privés. La recherche urbaine typo-morphologique date des années 50 et 60. A cette époque les architectes italiens ont étudié systématiquement les types de bâtiments dans les centres historiques des villes italiennes. Au même moment, le géographe anglais M.R.G Conzen (1968) analysa l’évolution historique des villes médiévales anglaises sous un angle différent. Il développait une étude typologique (typo-morphologique) des formes urbaines. Des recherches similaires ont été menées en France (Castex, 1977), à San Francisco (Moudon, 1986) et dans de nombreuses villes européennes (Lawrence, 1987). Ces études ont démontré que les éléments urbains (îlot urbain, réseau viaire) sont très stables pendant de longues périodes historiques.

La lecture morphologique devient essentielle pour saisir le mécanisme de formation de la composition urbaine. Actuellement, la définition de la notion de tracés dépasse les tracés traditionnels - le dessin des espaces libres, elle s’est étendue à tous les types possibles de tracés : parcellaires, viaires, bâti intervenant dans la composition urbaine et permettant de comprendre et d’en concevoir la forme.

L’approche typo-morphologique peut être développée selon les quelques axes suivants (Moudon, 1987) : 1- Comme outil de description de la structure urbaine existante : la classification sous forme de types urbains pourra offrir une base pour la description de la structure urbaine existante dans une ville spécifique, en termes de caractéristiques de typologies urbaines. 2- Comme outil d’analyse : elle permet une vision profonde de la "durabilité" des différents types urbains ; par la collecte d’informations environnementales de base. Elle permet également d’évaluer la relative attractivité des différents types urbains par la collecte de données socio-économiques. 3- Comme outil de planification et de design : permettant une compréhension approfondie des types urbains, de durabilité et de qualité, une meilleure description de l’environnement bâti existant. En revanche, ceci engendrera une meilleure pratique d’aménagement urbain.

La superposition des morphologies (sociales, historiques, plastiques ...) contribue à l’élaboration de la valeur urbaine. La diversité morphologique (la polymorphie) de l’espace urbain atteste de la complexité de ville. La connaissance des éléments de permanence permet de sauvegarder la morphologie des tracés qui servent d’armature à la ville, ou de retravailler le tissu en profondeur pour offrir une modernité nouvelle. Ainsi, l’espace acquiert une identité propre, des qualités spécifiques et peut évoluer en retrouvant un autre usage sans être constamment fait ou défait à travers le temps. Celui-ci, un paramètre majeur, donne un sens profond à la transformation urbaine qui doit s’inscrire dans une permanence.(DAU, 1996)

La lecture sensible de l’espace urbain s’ajoute à l’analyse morphologique et historique et rend compte essentiellement de la perception visuelle de l’espace urbain. Elle concerne surtout les espaces urbains extérieurs.(Lévy A., 1992)

V - Forme urbaine et architectural de Bel Air :

Aujourd’hui, il n’y a plus de vide entre le centre historique et la cité Bel Air. Au contraire, la ville a englouti ce quartier depuis longtemps. Sa position stratégique et à proximité du centre ville, lui confère un rôle important à jouer au sein de la ville, et malgré la précarité du bâti la population de Bel Air trouve sa consolation dans la relation directe avec le cœur de la ville, à 15 minutes de marche de Ain Fouara. La zone située entre le centre historique et la cité Bel Air abrite actuellement une multitude d’équipements qui rayonnent sur toute la ville.

L’élément construit composant le quartier du vieux Bel Air est l’îlot ; élément caractéristique et essentiel du réseau colonial. Cet îlot se présente sous des formes variées (rectangulaire et oblique). Découpé en parcelles rectangulaires, il constitue la pièce régulatrice du plan du quartier.

L’intérieur de l’habitation est constitué par un espace couvert de 25 m² (chambre) et un espace ouvert de 12 m² (cour). Ainsi, l’îlot à Bel Air devient une combinaison de parcelles (disposition groupée) alignées sur la rue de desserte. La parcelle dans ce quartier se présente sous deux formes : la première, plus courante, mitoyenne de trois côtés a une seule façade sur rue, la seconde est celle qui est située à l’angle avec deux façades.

VI -Etude des pratiques socio-spatiales :

L’objectif ici est de comprendre à travers l’espace, le temps et l’usage la dynamique des évolutions de la société en général et du quartier en particulier. L’exiguïté de ces habitations et leur manque de commodités modernes n’ont pas empêché les habitants d’avoir de très bonnes relation de voisinage et de développer des relations beaucoup plus intimes qu’on ne l’aurait pensé. L’espace intérieur de la maison s’est étendu à la rue qui est devenue l’espace commun des voisins : espace de repos, de convivialité, de discussion, de fêtes, etc.

Ce quartier a, malgré tout, gardé son caractère purement résidentiel et une apparence discrète due, en partie, à l’absence de commerce dans ses rues secondaires et de desserte. Ainsi, ce type de rue devient un espace semi-privé, le support de pratiques sociales et d’activités ménagères, une aire de jeux pour les enfants et de parking, mais surtout en espace collectif et une extension naturelle de l’habitation.

La population habitant Bel Air vit dans des conditions très difficiles, le TOL est de 6,8 personnes / logement de 48m² alors que la moyenne nationale est de 6,5 personnes / logement de 80m².

VII - Transformations urbaines :

Les transformations urbaines ont touché particulièrement le bâti avec des extensions verticales, mais sans toucher à l’alignement. Parfois, le trottoir devient un petit jardin. Donc, le bâti se transforme et le tracé reste intact après plus de 70 ans d’existence.

7.1 - Unités d’habitation :

L’habitation composant le quartier est constitué dans la plupart des cas de deux espaces un espace couvert : la chambre et un espace ouvert qui est la cour. "Le logement" forme ainsi un espace polyvalent (dans une seule chambre se déroulent plusieurs fonctions suivant les moments de la journée). L’absence de spécialisation de l’espace est due, dans la plupart des cas, à son insuffisance. Toutefois les transformations qu’a subie l’unité initiale ont permis de diversifier l’utilisation de l’espace domestique par l’apport de chambres supplémentaires.


L’ordonnancement des parcelles le long de la rue et le manque d’espace à l’intérieur de la maison vont faciliter l’appropriation de la première. Toutes les parcelles sont de la même forme (rectangulaire) et ont une surface de 48 m² dont la moitié est bâtie. Les îlots sont disposés selon le tracé orthogonal et leur forme est généralement rectangulaire, mais parfois elle est trapézoïdale au niveau de l’extrémité sud-est du lotissement. Le découpage des îlots est variable : entre 8 et 22 parcelles, et leurs dimensions et superficies varient entre 17,5m x 35,0m et 15,0m x 65,0m ; c’est à dire 512,5 m² et 975 m². Les 36 îlots sont orientés suivant deux directions nord-sud ou est-ouest.

Les transformations effectuées au niveau des habitations de même surface sont multiples : rajout d’un W.C., d’un espace pour cuisine, d’une chambre à l’étage, d’une cage d’escalier, etc. Ces modifications se font selon les besoins de chaque famille. Dans le cas des transformations verticales, la cour souvent disparaît parce que son espace est très limité. Ceci engendre naturellement l’appropriation du trottoir et l’espace extérieur qui devient le prolongement de l’espace d’intimité. Aussi, avec la disparition de la cour il y a perte de l’éclairage, l’aération naturelle et l’ensoleillement. Donc, les volumes ajoutés prive l’espace intérieur de respiration et empêchent le cours de l’écoulement des eaux pluviales et la neige cumulée sur l’ancienne toiture inclinée. Il est remarquable que les occupants transforment l’habitation sans toucher à la toiture initiale en pente. Ceci est dû en partie au statut juridique de ces habitations, elles sont communales.

7.2 - Modifications d’une habitation type :

L’habitation type est généralement composée d’une chambre de 25 m², d’une cour de 12 m² avec une structure en murs porteurs de 50 cm d’épaisseur. La parcelle est l’unité de base formant l’îlot c"est une parcelle type d’une surface totale de 48m² (6mx8m). Dans la composition, la cour est un espace de transition entre l’extérieur et l’intérieur. Les premières modifications ont touché la cour ou certains résidents ont ajouté une petite cuisine de 7m² ceci les a obligés a déplacé le w.c. qui dans l’angle de la parcelle et décaler la de la chambre vers le coin. Ce type de modification a été observé dans les parcelles suivantes : parcelle 2 - îlot 30, parcelle 6 - îlot 21, parcelle 14 - îlot 20.


Un second type de modifications : les différents besoins des familles ont entraîné une extension verticale par le rajout d’une chambre à l’étage au dessus de la cuisine, avec une cage d’escaliers. Le w.c. est parfois gardé au coin sous les escaliers. Ce qui a réduit la cour à un espace insignifiant. La grande chambre, ne s’ouvrant plus que sur la cuisine, n’a plus d’ensoleillement. Ce type de modification a été observé dans les parcelles suivantes : parcelle 14 - îlot 19, parcelle 2 - îlot 27, parcelle 13 - îlot 35.


Le troisième type de modifications : en R.d.c. la grande chambre a été divisée en deux petites chambres communicantes, l’une est directement accessible par la cour et sans fenêtre, l’autre en a une qui donne sur la cuisine. Rajout d’une cuisine occupant la moitié de la cour et une petite salle de bain pour ne laisser qu’un couloir de 1 m de largeur vers la chambre. A l’étage, une chambre a été ajoutée pour occuper toute la largeur de la façade en saillie sur le trottoir. Pour ce cas de chambre, une échelle est utilisée pour y accéder. Ce type de modification a été observé dans les parcelles suivantes : parcelle 1 - îlot 30, parcelle 8 - îlot 18, parcelle 11 - îlot 15, parcelle 5 - îlot 21.

VIII - Espaces et Equipements publics :

Le réseau de voirie y est hiérarchisé en axes : principal, secondaire et de desserte. Les axes principaux partent souvent de la Route Nationale RN9 et de la jonction principale à celle-ci pour joindre la cité 103 logements et les différents équipements existants dans le quartier. Les axes secondaires et dessertes locales desservent les îlots (maisons). La différence entre ces différentes voies se situe beaucoup plus au niveau du mode d’utilisation ou d’usage.

Les places : l’ex abreuvoir et l’espace situé à côté de la mosquée restent les seules places du quartier. La première a servi dans les années 1980 comme arrêt de bus et elle est complètement dégagée aujourd’hui. La deuxième, beaucoup plus intime et plantée, devient le support de plusieurs activités, tels que : aire de jeux pour enfants, parking, séchoir, etc.

Quant aux équipements, les plus importants ont été créés durant l’époque coloniale (école primaire). Ils s’organisent le long des axes principaux et de forme souvent éclatée ils présentent une valeur esthétique importante. Les équipements locaux sont répartis à travers tout le quartier et sont issus de la transformation de maisons d’habitation ; ils constituent le commerce de première nécessité.

Après l’indépendance, divers équipements seront construits (centre de santé, maternité, lycée) qui donneront un caractère dynamique à l’ensemble du quartier.

La cité Bel Air ne possède pas d’équipements de commerce, mais l’espace réservé aux activités commerciales est le résultat des transformations de certaines parcelles en locaux de commerce, principalement dans les voies les plus larges. Ces locaux, dont la majorité à vocation de commerce de première nécessité, ont la même surface que celle d’une chambre. Il est à signaler la présence de marchands ambulants occupant les angles des rues et l’espace devant la mosquée.

Conclusion :

Il est remarquable dans le quartier Bel-Air que le plan en damier et le système parcellaire de cette cité de recasement, fondée dans les années 1920, continuent à accepter les transformations urbaines successives en préservant la forme urbaine initiale, et ceci malgré la vétusté d’une partie importante du bâti qu’ils sous-tendent. Certes le bâti souvent subit des transformations, des substitutions et des redimentionnements sont opérés, les styles varient mais sans que la structuration de ce quartier n’en soit profondément modifiée.

Il est également intéressant de savoir à quel point les gens du vieux Bel Air s’attachent à leur quartier. Les habitudes du quartier, les relations de voisinage, les traditions de vie communautaire, les usages et les pratiques sociales, sont tous des facteurs qui déterminent cette sorte de territoire tant collectif qu’individuel.

Une partie importante de la population de Bel Air reste attachée à ces conditions de vie à cause de leurs ressources très limitées, au point qu’il lui est impossible de transformer ou de restaurer ses habitations touchées par la vétusté ou menaçant ruine.

Les nouveaux lotissements tout autour ont tendance à inciter l’ancien Bel Air à changer d’image et de configuration à moyen terme peut être.

Auteurs de cet article : MADANI Said, DIAFAT Abderrahmane et TACHERIFTE Abdelmalek

Références :

Camborieux A., (1978). "Sétif et sa région : essai de monographie historique, géographique et économique," Imprim. Gabelle, Carcassonne. Castex J., Depaule J.-C. et Panerai Ph., (1977). "Formes urbaines : de l’îlot à la barre", éd. Dunod, Paris. Conzen M.R.G., (1968). "The Use of Town Plans in the Study of Urban History", in H. J. Dioz : ’The Study of Urban History’. New York. DAU / MELTT, (1996). "La composition urbaine", Note et essai bibliographique, éd. Villes et Territoires, Paris. Devillers C., (1994). "Le projet urbain", les mini PA n°2, éd. du pavillon de l’arsenal, Paris. Lévy A. et Spigai V., (1992). "La qualité de la forme urbaine : problématique et enjeux". IFU, Paris. Moudon A. V., (1986). "Built for Change : Neighborhood Architecture in San Francisco", MIT, Cambridge, USA. Moudon A. V., (1987). "The Research Component of Typomorphological Studies", Paper for AIA/ACSA Research Conference, Boston, USA. Prenant A., (1953). "Facteurs de peuplement d’une Ville de l’ Algérie intérieure : Sétif", in les Annales de géographie de l’Algérie. Rocca E., (1903). "Historique de la ville de Sétif". Imprimerie Rocca, Sétif.

 

Il est réconfortant de constater qu’au troisième millénaire, alors que le monde entier est répertorié afin d’offrir d’innombrables possibilités de voyages organisés, il existe encore quelques destinations du bout du monde qui ont su conserver leur rythme de vie et leurs traditions séculaires.

Sétif fait partie de ces privilégiés : située au nord sur les hauts plateaux algériens, Sétif a conservé vivaces ses racines algériennes, son environnement exceptionnel, fait de cette région un endroit idéal pour un dépaysement garanti.

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L’armée syrienne délocalise ses avions de combat

9 Avril 2017 , Rédigé par S. Sellami

Le sort des missiles Tomahawk « perdus »

L’armée de l’air syrienne a décidé de redéployer ses avions de combat encore opérationnels afin d’éviter qu’ils ne soient détruits par de nouvelles frappes de missiles de croisière US.

Des chasseurs de type Mikoyan Gurevitch Mig-29SM ont été relocalisés à Hmeimim.

D’autres avions d’attaque au sol sont en train d’être disséminés sur divers aérodromes secondaires, voire improvisés.

Damas a sollicité l’expertise des iraniens et des irakiens en la matière.

Lors de la seconde guerre du Golfe en 1991, l’Irak avait transféré ses meilleurs avions de combat en Iran, avec lequel il était en guerre jusqu’en 1988. Ces avions n’ont jamais été restitués.

Le 16 janvier 1991, les États-Unis déclenchaient une vaste guerre aérienne contre l’Irak  dont le résultat fut pour le moins mitigé.

Les irakiens usèrent alors d’une ruse de guerre très ancienne en ayant recours à des leurres peu chers que les forces de la coalition dirigée par Washington s’empressèrent de bombarder avec des missiles et des munitions valant quasiment leurs poids en or.

L’attaque US aux missiles de croisière ordonnée par Trump contre une base aérienne de l’armée syrienne comporte de très nombreuses inconnues.

Le sort des missiles Tomahawk « perdus », évalués à une trentaine d’unités sur les 59 tirées à partir de bâtiments de surface de la marine US croisant en Méditerranée orientale, demeure une énigme.

Le reste des missiles s’est abattu sur un périmètre variant de 300 à 4000 mètres autour de la base de Chayrat; seuls dix missiles Tomahawk ont atteint les hangars fortifiés à l’intérieur de la base, détruisant un Radar et 07 avions de combat dont une majorité de Mikoyan-Gurevitch Mig-23 « Flogger » non opérationnels.

Dix civils et quatre militaires ont péri dans le village éponyme adjacent de cette base lors de cette attaque.

strategika51

 

https://wordpress.com/

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Alt Right : Remous politiques aux USA après la frappe en Syrie !

9 Avril 2017 , Rédigé par S. Sellami

Ce moment incroyable lorsque vous vous rendez compte que tous les présidents sont des marionnettes différentes qui servent le même ordre du jour

Les partisans conservateurs de Donald Trump se sont rebellés et s’en sont pris au président après que celui-ci a ordonné une frappe contre la Syrie, soupçonnée d’avoir lancé une attaque chimique qui a tué 86 personnes.


Michael Savage soutien de trump prend ses distances et démontre que ce ne peut être le gaz sarin comme on essaie de le faire croire.

 

 

« Quiconque prétendait que Trump était d’une loyauté aveugle a eu un avertissement aujourd’hui », a déclaré Mike Cernovich, l’un des leaders du mouvement « Alt-Right », un groupe conservateur  qui a accusé le président d’avoir abandonné ses positions électorales isolationnistes, dans une campagne sur les réseaux sociaux portée par le hashtag #Syriahoax (« canular syrien »).

« Nous savons tous qu’Assad n’empoisonnerait pas son propre peuple », a poursuivi ce spécialiste  dans une vidéo mise en ligne vendredi, avançant l’idée que « l’Etat profond » (le « deep state », c’est-à-dire un complot de bureaucrates déterminés à saper clandestinement l’action de M. Trump) « veut une guerre avec la Russie ». « Ils utilisent l’attaque au gaz de la Syrie, qui est un canular, pour déclencher la Troisième Guerre mondiale ».

Alors que certains partisans nient l’attaque chimique, d’autres rejettent l’opinion selon laquelle elle a été ordonnée par le président syrien Bachar al-Assad, blâmant une fausse attaque montée pour faire croire à une action de Damas.

« Pourquoi Assad ferait-il cela alors qu’il est en train de gagner ? », s’est ainsi interrogé Alex Jones, responsable du site « Infowars ».

Alex Jones soutient l’idée que l’attaque était une ruse pour forcer Donald Trump à s’aligner sur les conservateurs traditionnels. Il estime que si le président « cède à ce front anti-Syrie pour prouver qu’il n’est pas une marionnette russe, ils ne vont pas s’arrêter ».

« Trump a fait campagne pour ne pas s’impliquer dans le Moyen-Orient, car cela aide toujours nos ennemis et crée plus de réfugiés (…) Puis il a vu une photo à la télévision », a encore noté l’éditorialiste  républicaine Anne Coulter. Celle-ci a rappelé que M. Trump était opposé en 2013 à une participation militaire américaine au Moyen-Orient.

Pour Rappel voici ce qu’affirmait le sieur Trump il y encore peu

Dans divers tweets en 2013, Trump s’opposait à de pareilles actions. Par exemple : « Le président [Barack Obama] doit obtenir l’approbation du Congrès avant d’attaquer la Syrie. [Il commettrait] une grosse erreur s’il ne le faisait pas » ou « La seule raison pour laquelle le Président Obama veut attaquer la Syrie est de sauver la face après sa déclaration stupide sur la ligne rouge. N’attaquez pas la Syrie, occupez-vous des Etats-Unis » ou bien encore « Encore une fois, à l’attention de notre très insensé leader, n’attaquez pas la Syrie. Si vous le faîtes, des chose très graves arriveront et les Etats-Unis n’ont rien à gagner de ce combat ».

Trump a critiqué vigoureusement l’intervention en Irak lors d’un des débats de la primaire républicaine, avant un État favorable à Bush ; et a tout au long de la campagne critiqué les interventions en ce genre qui n’apportent rien.

Au dernier débat avec Clinton le 19 octobre, il affirmait : « On pourrait se retrouver avec aussi mal qu’est Assad. […] Mais vous pourriez très bien vous retrouver avec pire qu’Assad. »

Fin octobre dernier, il déclarait encore : « Si nous écoutons Hillary Clinton, vous finirez par avoir une Troisième Guerre mondiale pour la Syrie »

La plupart des néos conservateurs  ont de leur côté approuvé l’attaque punitive de 59 missiles Tomahawk lancés contre une base aérienne militaire syrienne.

Et Breitbart, le site d’informations auparavant géré par Stephen Bannon, chef de la stratégie de la Maison Blanche, est resté sur une position neutre dans la couverture de cette frappe.

Ce qui est finalement un indice révélateur du désarroi des observateurs face à ce qui est, en l’état actuel des informations, impossible à interpreter.

Ce qui semble évident , c’est que Trump perd un à un ses soutiens au fur et à mesure qu’il donne des gages à l’establishment, au lieu de tenir sa promesse de « drainer the swamp ». Trump a peur de  la lutte à mort, il a peur de l’empeachment. Il donne des gages d’agressivité face à la Russie. Et c’est  la raison pur laquelle il se renie en faisant ce que même Obama n’a pas fait.

Aux USA , samedi soir beaucoup d’informations convergent vers l’idée que l »opération Syrienne est  un « false flag », une manipulation, un piège  dans lequel Trump, volontairement ou involontairement serait tombé. On fait la comparaison avec ce qu’a fait Clinton avec la Serbie  au moment de l’affaire Lewinsky quand il a risqué « l’impeachment » en 1999. Aux Etats-Unis on appelle cela la « wag the dog strategy », du nom d’un film de 1997 qui décrit un Président qui crée un problème de politique étrangère en Albanie pour essayer de se sortir d ‘une mauvaise passe .

EN BANDE SON :

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