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RipouxBliqueDesCumulardsVentrusGrosQ

LA FRANCE aux Pâturages???

19 Mai 2017 , Rédigé par S. Sellami

Un pas en avant, deux pas en arrière… il semble que la majorité des Français fonctionne aujourd’hui de cette façon. Alors faisons une projection temporelle, à l’époque où les moutons n’avaient plus grand-chose à manger dans leurs pâturages. Les Real TV battaient leur plein, certes, mais devenaient lassantes, tant elles faisaient parties de la routine quotidienne! Les Bergers avaient compris qu’il fallait, au plus vite, divertir le troupeau pour mieux se faire obéir.
 
Les Français avaient donc besoin d’herbes fraîches, et pour cela quel spectacle plus mémorable que celui des Présidentielles ? 
Les Bergers ont alors mis au combat LE PEN Vs FILLON = l’OBSCURANTISME VS ARCHAÏSME !

Tout feu mais pas de flammes, c’était morne dans l’arène! Les moutons ont broutés, mais restaient dissipés… Par chance FILLON s’est disqualifié tout seul.
Les Bergers ont, alors, pu placer leur favori : MACRON.
Le combat était lancé LE PEN Vs MACRON = le POPULISME (et oui LE PEN a nombre de qualificatifs détestables) Vs MODERNISME.

 Les moutons la poudre aux yeux bêlèrent En Marchant ! Le héro et le anti-héro étaient clairement identifiés par les Bergers, qui braquèrent les projecteurs sur leur nouveau coq. Rien n’avait été inventé, mais cela plaisait à la masse, pourquoi donc se priver de l’audience ?
 
Non loin de là, une brebis aux idées novatrices faisait sa place : HAMON. Cela ne plaisait pas aux bergers, qui décidèrent de la rendre galeuse.
 
Mais les Français sont comme un soufflé, si on ne les alimente pas, alors ils retombent. Il fallait donc réanimer la flamme MACRON ! Le combat n’était pas terminé. C’est ainsi qu'un mois et demi avant le premier tour, les Bergers firent intervenir l’élément perturbateur : MELENCHON. En plus de mettre du piment dans cette campagne devenu casanière, cet Insoumis, soumettra les derniers hésitants.
 
Le 23 Avril 2017 : Les Bergers, une bière ou une flute à la main, trinquèrent à leur réussite : ils l’avaient prédit, non, ils l’avaient écrit :

 Dernier ROUND : LE PEN Vs MACRON
Après cette démonstration, il n’est pas intéressant d’épiloguer sur cette pseudo Victoire du Coq boitillant, le 08 Mai 2017... Victoire encensée par un reportage propagandiste, diffusé à l’ensemble des Français, dès le lendemain…
 
Vous l’aurez compris, cette élection semble être le fruit d’une machinerie médiatique (Les Bergers). Il devient de plus en plus difficile de prendre du recul sur les informations qui nous sont transmises.
Afin de garder son libre arbitre, il s'avère donc primordial:
 
 
  • De vérifier la fiabilité/véracité des sources d’informations
  • De multiplier les sources d’informations 
Pour conclure, terminons par un exemple concret de manipulation médiatique.
Le 18 Mai 2017 a eu lieu l’Émission Politique « La France : La Nouvelle Donne » sur France 2. Analysons seulement 3 points (il y en a tellement d’autres…) :
  • Le titre, percutant : « La France : La Nouvelle Donne », restera marqué au fer rouge dans la tête des mout… (oups!) Français, comme le signe d’une renaissance grâce à MACRON (beurk !).
  • Passage de MELENCHON juste après Christophe CASTANER le nouveau porte parole du gouvernement, soit en deuxième position ! Il est interrogé par Léa Salamé qui tente de se frayer une posture. Mais tel un messie ,faisant rire le public, Mélenchon assoit sa supériorité. Il partira du plateau grandi par des estimations de votes des législatives de Marseille, qui le place largement en tête de la circonscription dans laquelle il se présente.
  • Passage en troisième position de notre cher Benoît, qui est le seul a vouloir défendre des idées et des valeurs claires, dans ce débat.
    Il est interrogé par un David Pujadas vindicatif. Pas de mise en avant du mouvement qu’il est en train de monter.
    On ne lui rabâche qu’une chose : les 6,3% du premier tour. En arrière plan, le publique semble ennuyé par ses propos (cf. Photo ci-dessous)…
    D’ailleurs, il n’y a pas de vague…
     A la fin des quelques minutes pendant lesquelles notre Futur Désirable s’est exprimé, on lui somme de retourner à sa place. C’est, malheureusement, cette image que retiendra la majorité des Français.
 
 
 
 
 
 
 

http://grainescitoyennes.blogspot.com/

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Pourquoi nous faisons la grève de la faim dans les geôles israéliennes

13 Mai 2017 , Rédigé par S. Sellami

Marwan Barghouti. (Photo: Yariv Katz)

Marwan Barghouti. (Photo: Yariv Katz)

Pourquoi nous faisons la grève de la faim dans les geôles israéliennes

HADARIM PRISON, Israël – Ayant passé les 15 dernières années dans une prison israélienne, j’ai été à la fois témoin et victime du système illégal d’arrestations arbitraires massives d’Israël et de ses mauvais traitements infligés aux prisonniers palestiniens. Après avoir épuisé toutes les autres options, j’ai décidé qu’il n’y avait pas d’autre choix que de résister à ces abus en faisant une grève de la faim.

Quelque mille prisonniers palestiniens ont décidé de participer à cette grève de la faim, qui commence aujourd’hui [17 avril 2017, ndlr], le jour que nous observons ici comme le Jour des prisonniers. La grève de la faim est la forme la plus pacifique de résistance disponible. Elle inflige des souffrances uniquement à ceux qui y participent et à leurs proches, dans l’espoir que leur ventre vide et leur sacrifice aideront le message à résonner au-delà des limites de leurs cellules sombres.

Des décennies d’expérience ont prouvé que le système inhumain mis en place par l’occupant militaire israélien vise à briser l’esprit des prisonniers et la nation à laquelle ils appartiennent, en infligeant des souffrances à leur corps, en les séparant de leurs familles et de leurs communautés, en utilisant des mesures humiliantes pour les contraindre à l’assujettissement. Malgré un tel traitement, nous ne nous y soumettrons pas.

Israël, la puissance occupante, a violé le droit international de multiples façons depuis près de 70 ans, mais s’est cependant vu octroyer l’impunité pour ses actions. Elle a commis des violations graves des Conventions de Genève contre le peuple palestinien; les prisonniers, y compris les hommes, les femmes et les enfants, ne font pas exception.

J’avais seulement 15 ans quand j’ai été emprisonné pour la première fois. J’avais à peine 18 ans quand un interrogateur israélien m’a forcé à écarter les jambes alors que je me tenais nu dans la salle d’interrogatoire avant de frapper mes organes génitaux. Je me suis évanoui de douleur, et la chute qui en a résulté a laissé une cicatrice permanente sur mon front.L’interrogateur s’est moqué de moi ensuite, disant que je n’aurais jamais d’enfants parce que les gens comme moi ne donnent naissance qu’à des terroristes et des meurtriers.

Quelques années plus tard, j’étais de nouveau dans une prison israélienne, meneur d’une grève de la faim, lorsque mon premier fils est né. Au lieu des bonbons que nous distribuons habituellement pour célébrer de telles nouvelles, j’ai distribué du sel aux autres prisonniers.A peine âgé de 18 ans, il a été arrêté et a passé quatre ans dans les prisons israéliennes.

L’aîné de mes quatre enfants est maintenant un homme de 31 ans. Pourtant, je suis toujours ici, à poursuivre cette lutte pour la liberté avec des milliers de prisonniers, des millions de Palestiniens et le soutien de tant de personnes dans le monde. Qu’y a-t-il donc avec l’arrogance de l’occupant et de l’oppresseur et ses partisans qui les rende sourds à cette simple vérité : nos chaînes seront brisées avant que nous le soyons, parce que c’est la nature humaine que de répondre à l’appel de la liberté, quel que soit le prix.

Israël a construit presque toutes ses prisons à l’intérieur d’Israël plutôt que dans les territoires occupés. Ce faisant, il a transféré illégalement et de force des civils palestiniens en captivité et a utilisé cette situation pour restreindre les visites des familles et pour infliger des souffrances aux prisonniers par de longs transports dans des conditions cruelles. Cela a transformé les droits fondamentaux qui devraient être garantis par le droit international – y compris ceux obtenus après maintes souffrances par les grèves de la faim antérieures – en des privilèges que leur service pénitentiaire décide de nous accorder ou dont il décide de nous priver.

Les prisonniers palestiniens et les détenus ont subi des actes de torture, des traitements inhumains et dégradants et des négligences médicales. Certains ont été tués en détention.Selon le dernier chiffre du Club des Prisonniers Palestiniens, environ 200 prisonniers palestiniens sont décédés depuis 1967 à cause de telles actions. Les prisonniers palestiniens et leurs familles restent également une cible privilégiée de la politique israélienne d’imposition de punitions collectives.

A travers notre grève de la faim, nous cherchons à mettre un terme à ces abus.

Au cours des cinq dernières décennies, selon le groupe des droits de l’homme Addameer, plus de 800 000 Palestiniens ont été emprisonnés ou détenus par Israël – soit environ 40% de la population masculine du territoire palestinien. Aujourd’hui, environ 6 500 sont encore emprisonnés, dont certains ont la triste distinction de détenir des records mondiaux des plus longues périodes de détention de prisonniers politiques. Il n’y a pratiquement pas une seule famille en Palestine qui n’ait pas subi les souffrances causées par l’emprisonnement d’un ou de plusieurs de ses membres.

Comment rendre compte de cet état des choses incroyable ?

Israël a mis en place un double régime juridique, une forme d’apartheid judiciaire, qui offre une impunité virtuelle aux Israéliens qui commettent des crimes contre des Palestiniens, tout en criminalisant la présence et la résistance palestiniennes. Les tribunaux d’Israël sont une parodie de justice, clairement des instruments d’occupation coloniale et militaire. Selon le Département d’Etat, le taux de condamnation pour les Palestiniens dans les tribunaux militaires est de près de 90 %.

Parmi les centaines de milliers de Palestiniens qui ont été emprisonnés par Israël, se trouvent des enfants, des femmes, des parlementaires, des militants, des journalistes, des défenseurs des droits de l’homme, des universitaires, des personnalités politiques, des militants, des passants, des membres de la famille de prisonniers. Et tous dans le même but : enterrer les aspirations légitimes d’une nation entière.

Au lieu de cela, cependant, les prisons israéliennes sont devenues le berceau d’un mouvement durable pour l’autodétermination palestinienne. Cette nouvelle grève de la faim va démontrer une fois de plus que le mouvement des prisonniers est la boussole qui guide notre lutte, la lutte pour la Liberté et la Dignité, le nom que nous avons choisi pour cette nouvelle étape dans notre longue marche vers la liberté.

Israël a essayé de nous désigner tous comme des terroristes pour légitimer ses violations, y compris les arrestations arbitraires massives, la torture, les mesures punitives et les restrictions drastiques. Dans le cadre de l’effort d’Israël pour saper la lutte palestinienne pour la liberté, un tribunal israélien m’a condamné à cinq condamnations à perpétuité et à 40 ans de prison dans un procès politique-spectacle qui a été dénoncé par les observateurs internationaux.

Israël n’est pas le premier pouvoir occupant ou colonial à recourir à de tels expédients. Tout mouvement de libération nationale dans l’histoire peut rappeler des pratiques similaires. C’est pourquoi tant de personnes qui ont lutté contre l’oppression, le colonialisme et l’apartheid se tiennent à nos côtés. La Campagne internationale pour libérer Marwan Barghouti et tous les prisonniers palestiniens que l’icône anti-apartheid Ahmed Kathrada et ma femme, Fadwa, ont inaugurée en 2013 depuis l’ancienne cellule de Nelson Mandela à Robben Island a bénéficié du soutien de huit lauréats du prix Nobel de la paix, de 120 gouvernements et de centaines de dirigeants, de parlementaires, d’artistes et d’universitaires à travers le monde.
Leur solidarité expose l’échec moral et politique d’Israël. Les droits ne sont pas accordés par un oppresseur. La liberté et la dignité sont des droits universels qui sont inhérents à l’humanité, et dont doit jouir chaque nation et tous les êtres humains. Les Palestiniens ne seront pas une exception. Seule la fin de l’occupation mettra fin à cette injustice et marquera la naissance de la paix.

Marwan Barghouti  | 16 avril 2017 | New York Times.

Traduit de l’anglais par http://sayed7asan.blogspot.fr/

http://arretsurinfo.ch/

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« Comment l’Etat terroriste a décidé du sort de la Palestine »

13 Mai 2017 , Rédigé par S. Sellami

« Comment l’Etat terroriste a décidé du sort de la Palestine »

Note de lecture de « State of Terror », de Thomas Suárez

Le manuel de propagande d’Israël tente de redéfinir la lutte de libération du peuple palestinien en termes de terrorisme au lieu de territoire. Grâce à des médias dévoués, cet effort pour représenter les Palestiniens comme des terroristes a sensiblement gagné du terrain dans certains secteurs de la population.

Mais quelle est l’origine du terrorisme en Palestine, et quel en a été le résultat, tant historiquement qu’aujourd’hui ?

Thomas Suárez jette un éclairage précieux sur ces questions dans State of Terror: How Terrorism Created Modern Israel (*). Il y parvient en puisant largement dans des documents rendus publics par les Archives nationales britanniques, portant sur la période du Mandat britannique sur la Palestine (1920-1948) et non encore exploités.

La thèse principale de Suárez est que c’est le terrorisme sioniste qui « au bout du compte, dictait le cours des événements à l’époque du Mandat, et que c’est encore le terrorisme de l’État d’Israël qui le dicte aujourd’hui. »

L’auteur tient à rappeler que, tout en condamnant sans réserve le terrorisme palestinien contre les civils, il reconnaît que certains ont été poussés à des mesures extrêmes du fait du déséquilibre des forces en présence, et en réaction aux tentatives pour subjuguer le peuple palestinien et le spolier de ses ressources, de sa terre et de son travail.

Le terrorisme sioniste, dit Suárez, visait à empêcher les Arabes de Palestine d’exercer leur droit à l’autodétermination, et quand un agresseur rencontre une résistance, il lui est difficile d’invoquer l’autodéfense comme justification de ses propres exactions. « Sinon, » écrit Suárez, « toute agression serait sa propre justification. »

Suárez n’est pas un historien professionnel. Toutefois State of Terror a été loué par un historien israélien tel qu’ Ilan Pappe qui ─ sur la couverture du livre ─ le qualifie de « tour de force » et de« première analyse détaillée et structurée » de la violence employée par le mouvement sioniste, aussi bien avant qu’après la création d’Israël. Reconnaissons que l’érudition de Suárez est impressionnante, le livre comprenant près de 700 notes renvoyant principalement à des sources originales.

Une réflexion pénétrante

À son meilleur, State of Terror, est une réflexion pénétrante sur l’histoire. Cela est surtout patent dans les premiers chapitres, qui couvrent la période qui mène au Mandat britannique et à la Déclaration Balfour de 1917, par laquelle la Grande-Bretagne décrétait l’établissement en Palestine d’un « foyer national » pour le peuple juif.

Suárez nous propose une analyse pénétrante des racines de l’idéologie sioniste, montrant non seulement ses fondements racistes et ses attitudes colonialistes envers les Arabes, mais aussi ses efforts pour exercer une hégémonie politique, religieuse et culturelle sur les juifs. En un sens, Suárez dénonce dans le sionisme politique une forme d’antisémitisme et de totalitarisme.

Le thème secondaire du mauvais traitement que les sionistes ont fait subir aux juifs est en filigrane dans tout le discours de Suárez. Les premiers leaders sionistes ont essayé de dépeindre les Juifs comme une « race » et une « nationalité » plutôt qu’un peuple partageant une identité religieuse et ethnique. Des dirigeants sionistes tels que David Ben Gourion affirmaient aussi que les juifs devaient « obligatoirement s’installer en Palestine. »

Suárez cite un des premiers adversaires du sionisme, le journaliste et historien juif anglais Lucien Wolf, qui a condamné le sionisme comme étant « une capitulation totale face aux calomnies des antisémites » qui ferait reculer le combat des juifs pour l’égalité dans leurs patries respectives.

Pour étayer cette affirmation, Wolf note que la motivation d’Arthur James Balfour ─ secrétaire d’ État aux Affaires étrangères à l’époque de la déclaration qui porte son nom─ pour promettre un « foyer national » aux juifs semblait être une forme classique d’antisémitisme : en 1905, alors qu’il était Premier ministre, Balfour avait essayé d’empêcher les réfugiés juifs qui fuyaient les pogroms de la Russie tsariste d’immigrer en Grande-Bretagne, les considérant comme un « indéniable fléau ».

Suárez fait une affirmation saisissante : « la plupart des victimes » des assassinats ciblés commis par des paramilitaires sionistes dans la Palestine du Mandat étaient des juifs, partiellement parce que ces milices identifiaient les soldats et les policiers juifs britanniques comme des traîtres. Ce fut le cas même pendant la Seconde Guerre mondiale, alors que la Grande-Bretagne était engagée dans une lutte à mort contre l’Allemagne nazie.

Le plan de partage fut une capitulation

State of Terror affirme que la plupart des actes de terrorisme visaient des civils arabes palestiniens. Tant l’aile travailliste que l’aile révisionniste du sionisme se sont engagées dans le terrorisme et ont souvent comploté ensemble pour commettre des attentats, qui ont culminé après la fin de la Seconde Guerre mondiale dans le fameux attentat de l’hôtel King David en 1946, qui a tué 41 Arabes palestiniens, 28 Britanniques, 17 Juifs, 2 Arméniens, 1 Russe et 1 Égyptien. [d’autres chiffres font état de 58 Palestiniens, et aussi d’un Grec, NdT].

Suárez affirme que le plan de partage de la Palestine élaboré par les Nations Unies en 1947 fut dans une large mesure une capitulation face à ce terrorisme. Sur ce point, sa conclusion diffère quelque peu de celle d’autres historiens, dont Tom Segev, qui avance dans One Palestine, Complete: Jews and Arabs Under the British Mandate (1999) que l’Empire britannique, épuisé et ruiné, était de toute façon décidé à quitter la Palestine, terrorisme sioniste ou pas.

Selon Segev, le départ des Britanniques était couru d’avance, et le terrorisme des milices sionistes travaillistes comme révisionnistes était la manifestation de la concurrence qu’elles se livraient « pour le contrôle de l’ État à venir. »

« Le véritable ennemi, ce n’était pas les Britanniques, » écrit Segev, « mais bien les Arabes ».

Les nombreux actes de terrorisme à l’encontre de civils palestiniens pendant la Nakba (Exode palestinien, NdT) de 1947-1949, comme le massacre de Deir Yassin, tiennent une place prépondérante dans les derniers chapitres du livre de Suárez.

Avec la création d’Israël en 1948, le terrorisme paramilitaire s’est transformé en terrorisme officiel d’État.

Le statut d’État semble couvrir les actes de terrorisme comme s’il bénéficiait d’une sorte de novlangue orwellienne, nous explique Suárez, en contrastant la réaction de l’opinion mondiale au massacre de Deir Yassin en avril 1948 avec le massacre encore bien plus sanglant qui s’est produit dans le village de Dawayima en octobre 1948, après la proclamation de l’État d’Israël.

Ce massacre, dont le moukhtar (chef) du village estime qu’il a fait 145 victimes, a dans l’ensemble été considéré à l’époque « comme une opération militaire », selon Suárez, bien que des recherches récentes l’aient plutôt décrit comme un exemple de terrorisme d’État.

Suárez consacre une grande attention aux efforts des sionistes pour empêcher les survivants de l’Holocauste d’émigrer vers d’autres pays que la Palestine, et à l’enlèvement de jeunes survivants juifs de leurs foyers d’adoption en Europe et à leur transfert en Palestine. En cela il s’appuie résolument sur le livre novateur de Yosef Grodzinsky, In the Shadow of the Holocaust: The Struggle Between Jews and Zionists in the Aftermath of World War II (2004).

Suárez mentionne aussi les actes terroristes conduits sous faux pavillon en Égypte pour gagner le soutien US à Israël. Il était bien connu à l’époque, bien qu’on l’ait oublié depuis, que l’unité israélienne 131 a commis des attentats à la bombe contre des cibles civiles à Alexandrie et au Caire, principalement contre des cinémas fréquentés par des citoyens US et britanniques, faits décrits par un bulletin de la CIA déclassifié en 2005 comme une opération sous fausse bannière ratée.

L’auteur mentionne aussi le fait honteux que des survivants de l’Holocauste aient été faussement accusés par des officiels israéliens et sionistes d’avoir commis des actes de châtiment collectif, qui avaient été en réalité  commis secrètement par des forces militaires israéliennes, comme le massacre dans le village cisjordanien de Qibya en1953, mené par l’Unité 101 sous le commandement d’Ariel Sharon.

State of Terror est un guide détaillé du terrorisme sioniste et du terrorisme d’État israélien, qui jette un éclairage précieux sur la situation actuelle.

Voici la conclusion de Suárez : « Le terrorisme est le seul moyen par lequel une population indigène peut être subjuguée, déshumanisée et déplacée. Telle est la réalité sans fard de l’actuel  »conflit » israélo-palestinien. »

Rod Such | 15 Mars 2017 | The Electronic Intifada

Traduit par Jacques Boutard

(*) Thomas Suárez: State of Terror – How Terrorism Created Modern IsraelOlive Branch Press 2017

Source: tlaxcala-int.org

http://arretsurinfo.ch/

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Shaytanyahu ، le chef de la tribu fait une déclaration solennelle..

13 Mai 2017 , Rédigé par S. Sellami

#Shaytanyahu ، le chef de la tribu fait une déclaration solennelle..

Publié par Salim Sellami sur samedi 13 mai 2017
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MACRON : Et si c’était le diable ?

11 Mai 2017 , Rédigé par S. Sellami

Quelque chose ne tourne pas rond

dans cette élection...

Comme si une main invisible avait élu Macron.

Comme si l'irrationnel avait fait irruption

dans le cours des évènements

pour nous contraindre à voter

pour le plus improbable des présidents.

Pas la peine de revenir

sur les raisons multiples et variées

de cette ascension fulgurante,

mais essayons de retenir la part de mystère

qui fait de cet évènement politique,

un avènement mystique, quasiment religieux.

Comme s'il y avait une justice supérieure

qui s'est remise à sceller les sorts.

Laissons donc de côté l'explication rationnelle

au profit d'une interprétation

des signes irrationnels :

Macron qui marche en réglant ses pas

sur l'Ode à la joie

au pied d'une pyramide,

c'est très limpide comme démarche :

Ce n'est pas le clin d'œil d'un monarque

qui se démarque

mais le bras d'honneur du diable en personne.

Le beau diable qui s'apprête

à renverser les tables de la Loi

et à révéler la religion du moi,

de l'ego qui remporte enfin le gros lot.

Le diable, c'est celui qu'on n'attend pas.

Les vieilles mégères non apprivoisées

diront que j'exagère,

que je ne sais pas ce qu'est le diable !

Disons que Macron en est possédé.

C'est un possédé en plus d'être un possédant.

Tout son projet n'est et ne sera

que la mise en œuvre d'une possession

qui a toutes les chances de s'imposer

dans un monde qui a chassé Dieu.

Comme quoi, la raison ne peut tout maitriser.

La mauvaise Foi est plus que jamais là,

pour tout déréaliser.

Une force aveugle

qui pousse les uns et les autres

à faire ce qu'il ne faut pas.

Fillon a oublié qu'il ne faut jurer de rien.

Il a stigmatisé son prochain

et n'a toujours pas compris

pourquoi il a été stigmatisé à son tour.

C'est lui-même qui a jeté la pierre

qui est retombée sur lui, comme par magie.

Marine a retiré son père de la vitrine

et elle a perdu toute son adrénaline.

Moins d'inconvénients mais pas plus de clients.

Elle a tari sa source d'inspiration

au point de perdre son sens de l'orientation.

Elle voulait à tout prix se dédiaboliser.

Mais le diable ne l'a pas avalisé.

Elle a oublié

qu'il ne faut pas faire la belle pour gagner

mais être rebelle !

Valls qui a prié Hollande de quitter la scène,

a aujourd'hui droit au sort le plus obscène,

il est réduit à la mendicité.

Il prie le diable de lui accorder un droit de cité.

Conclusion :

Tout a été fait

pour propulser le diable dans la cour de l'Élysée.

Comment on sait que c'est le diable ?

Parce que ce sont ses ennemis,

et non ses amis, qui l'ont intronisé...

et au lieu de lui régler son compte

ils en ont fait un conte de fées.

MACRON : Et si c'était le diable ? Celui qu'on attend pas...

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Dieudonné réagit à l'élection de Emmanuel Macron.

11 Mai 2017 , Rédigé par S. Sellami

Il en profite pour parler de la condition désastreuse de Manuel Valls, bras armé de la destruction du Parti Socialiste, qui pensait, opportuniste qu'il est, rejoindre "la République en Marche". Non, le tremblotant catalan n'aura pas cette opportunité.

Comme promis, Dieudonné a attendu sagement la fin de cette désastreuse et affligeante campagne présidentielle pour aborder, plus en détails, sa candidature à la présidence du Cameroun.

https://dieudosphere.com/

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Algérie : un scrutin législatif à l'ombre de l'ignorance de Farid Mnebhi

6 Mai 2017 , Rédigé par The Algerian Speaker

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AHMADYIA. Mohamed Aïssa revient dans le giron de Khatm Ennouboua

1 Mai 2017 , Rédigé par Saoudi Abdelaziz

Cet article est reposté depuis Le blog de algerie-infos.

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