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RipouxBliqueDesCumulardsVentrusGrosQ

و المهزلة مستمرة في عهد الانتهازية و الصعلكة الفكرية La farce continue à l'ère de l'opportunisme et de la bêtise intellectuelle

31 Août 2017 , Rédigé par S. Sellami

Une lettre ouverte du journaliste Hmida Layachi, un ex-fervent supporter du locataire d’El Mouradia au chef d’Etat-Major de l’armée l’appelant à mettre un terme au mandat de Bouteflika !!!!!

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(   بقلم أحميدة عياشي (صحفي و كاتب

كاتب وصحفي يراسل الفريق قايد صالح.. لا نريد انقلابا لكن أوقفوا مسار انهيار الدولة الجزائرية
2017-08-29 أحدث الأخبــار, وطنــي

 

رسالة مفتوحة إلى الڤايد صالح رئيس هيئة الأركان ونائب وزير الدفاع إيقاف الانهيار لا يعني بالضرورة انقلابا عسكريا

كاتب

حضرة رئيس هيئة الأركان ونائب وزير الدفاع أوجه لكم هذه الرسالة في لحظة حرجة يمر بها بلدي،لحظة تعاظمت فيها المخاوف واشتد فيها القلق بالقلوب الحية،وبدا في ظلها مستقبل البلاد غامضا ومثيرا للفزع أمام تضارب المصالح وتنفارها بين العصب في سرايا النظام،وزاد كل ذلك قتامة اختفاء الرئيس من المشهد حتى صار كل كلام مطمئن يفيد بأن الرئيس في حال تسمح له بتسيير البلاد ضربا من الالهاء الكوميدي الرث والكلام الذي لا يصدقه عاقل.

ومادفعني حضر ة رئيس هيئة الاركان للجيش الوطني الشعبي ونائب وزير الدفاع الى التوجه اليكم بهذه الرسالة هو دقة الوضع وخطورته لكن ايضا مسؤوليتكم التاريخية التي وضعتكم في قلبها الاحداث والتطورات وماضيكم الذي تضرب جذوره في البعيد باتنتمائكم الى جيش التحرير ومعرفتكم ببوابطن الامور انطلاقا من المسؤوليات التي تقلدتموها خلال كل عشريات الاستقلال.
لقد قرأت باهتمام بالغ تصريحاتكم حول التزام الجيش بروح الدستور وهذا امر تحيون عليه ،لكن سيدي لا اعتقد ان الارواح النبيلة تطلب منكم غير ذلك،ولا اعتقد انها تطلب منكم القيام بانقلاب ضد الشرعية حتى وان كانت هذه الشرعية هشة ومثيرة للجدل بل تطلب منكم الاستجابة لمطلب التاريخ،الدفاع عن روح الدستور ويعني بالعربي الفصيح القيام بمهمتكم بوقف التلاعب بمصير البلاد ووضع حد لهذه اللعبة اللامسؤولة التي انخرطت فيها طغمة ساعدتها الظروف لان تكون في مكان وسوست لها نفسها بحكم موقعها فيه ونفوذها المالي والسياسي باختطاف وطن بكامله ،ظانة ان امهال الشعب لها هو خنوع واذعان واهمال،وكأنها نست او تناست ان الشعوب مهما تدنت ارادتها الى الحضيض تمهل ولاتهمل.

حضرة رئيس هيئة الاركان ونائب وزير الدفاع ان مسؤوليتكم اليوم تتمثل في اعلان صفارة الحكم وهذا واجب تاريخي،يمليه عليكم ماضيكم التاريخي وموقعكم من جهة ومن جهة ثانية يمليه عليكم هذا التحلل للسياسة والقوى السياسية التي ضربت في الصميم منذ وقت من طرف النظام نفسه وما نتج عن ذلك من فراغ مخيف لن يستفيد منه سوى المتعصبين واعداء الشعب الحقيقيين والقوى التي طالما تم التحذير منها وهي على كل حال تقف على عتبة البيت الذي تداعت هيبته وظهرت عورته للعيان ولم يعد يجدي التستر على حاله البائس ان كل صمت تجاه من باتوا يهددون باسم الوطن ركائز الوطن هو تشحيع لهم في تماديهم ولامسؤلياتهم ومغامراتهم غير محمودة العواقب، فكلنا يعلم انهم تجرؤوا على ملامسة الخط الأحمر وهم يبرهنون اليوم ان لاقوة تقف امام أمام أطماعهم وجنونهم وهستيريتهم في الحكم والانفراد به وفي نهب ماتبقى من ثروات الوطن،لذا فكل ثمت تجاههم يعني المواقفة على الاسراع بدفع البلاد نحو هاوية غير مسبوقة وعندئذ يكون الوقت قد فات ولات ندم.

انني برسالتي هذه لا ادعوكم الى معركة بالوكالة بل الى اعادة الامل الى كل هؤلاء الذين لازالوا يؤمنون بدور الجيش في ايقاف هذه الرقصة المقيتة التي يجر بها القراصنة البلاد الى حلبة الموت،،ادعوكم الى اعادة الثقة في هذه المؤسسة التي شكلت صلب الدولة الوطنية والحكم في اوقات الجنون والشدة..ان الانقاذ لا يعني الدعوة الى الانقلاب بل يعني الالقاء بثقلكم حتى يتوقف الاستهتار والتلاعب ببلد دفع في الماضي القديم والجديد الثمن من اجل ان يبقى حرا ،كريما ،موحدا ومتقدما تحيا الجزائر حرة،سيدة وديموقراطية.


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QUAND LE MONDE DIPLOMATIQUE REVISITE LA « SALE GUERRE » ALGÉRIENNE EN REPRODUISANT LES CLICHÉS CLASSIQUES ORIENTALISTES ET EN OCCULTANT LA VÉRITÉ

31 Août 2017 , Rédigé par S. Sellami

Salima Mellah, Algeria-Watch, 31 août 2017

« Vingt ans après les massacres de la guerre civile : mémoire interdite en Algérie ». C’est le titre d’un article publié par Le Monde diplomatique d’août 2017 qui paraissait prometteur. Il faisait espérer que son auteur, Pierre Daum, revienne sur cette période douloureuse en s’appuyant sur les avis, les témoignages et les travaux consacrés aux massacres qui interrogeaient la version officielle. Or il reproduit le storytelling d’une petite élite algérienne à dominante francophone qui, motivée par son aversion épidermique pour tout ce qui peut ressembler à l’islamisme, a applaudi des deux mains la « sale guerre » menée par un commandement militaire en engageant notamment des forces spéciales, des milices et des faux groupes armés se réclamant de l’Islam. Pour Daum, pas de doute, les tueries ont été commises exclusivement par des islamistes. Seule concession à sa version, il évoque le fait indiscutable que « beaucoup d’Algériens sont persuadés » que « c’est l’armée qui a organisé le massacre ». Mais en ajoutant aussitôt : « Sans aucune preuve à l’appui »… Nous pouvons donc ignorer toute autre explication, ce sont bien les seuls islamistes qui sont responsables des 200 000 morts. Son raisonnement ne s’arrête pas là, puisqu’il considère que même si ces derniers ont « perdu la guerre », ils ont néanmoins réussi à « remporter les esprits ». Cette assertion résume à elle seule parfaitement l’esprit de son texte imprégné de la vision d’un « retour de la violence ». L’« hyperreligiosité » de la société algérienne aurait atteint un tel niveau qu’il faut craindre de nouvelles tueries : tel est explicitement son message. Interdire ce numéro du Monde diplomatique, comme l’a fait le gouvernement algérien, n’a provoqué qu’un regain d’intérêt pour un article qui dans le fonds baigne dans la tradition toujours renouvelée d’un racisme anti-musulman primaire. Reprendre les propos d’interlocuteurs algériens choisis ne fait que confirmer cet ancrage.

L’auteur nous jette de plain-pied dans les massacres de 1997-1998 et en évoque quelques-uns, sans toutefois expliquer comment cette folie meurtrière des présumés islamistes a pu se déverser sur le pays. Il évoque à peine les « quelques années de violence ciblée » de ces derniers. L’État, ses institutions, en particulier l’armée, les services de renseignements et les propagandistes sont inexistants dans son récit. Pas de moment déclencheur, pas d’analyse de la situation politique de l’époque, ni des enjeux ou des rapports de forces, etc. Il est vrai qu’il réalise un reportage. Il se rend donc sur place, tente de parler avec des survivants, des témoins, ce qui se révèle extrêmement difficile. Mais face à cette omerta, il n’envisage pas un instant que ses interlocuteurs ne peuvent s’exprimer devant un journaliste, qui plus est étranger, car à ce jour le régime leur interdit toujours de parler des massacres. Il fait en revanche une fixation sur leur religiosité, ce qui l’amène à décrire le pays comme une vaste prison sous l’égide d’une religion qui interdit aux femmes de sortir « les cheveux à l’air » ou d’« ouvrir une bouteille de vin » sans se barricader chez soi. Et gare à celui qui ose afficher son athéisme ! Il en fait d’ailleurs les frais lui-même en se faisant expulser du logement d’un fils de victime de massacre.

Comment donc comprendre – selon Daum – une telle recrudescence de religiosité après avoir « tant souffert de l’islamisme » ? La seule explication possible ne peut être que pathologique : grâce au recours à un psychanalyste, il saisit que « l’Islam agit comme un antalgique » qui crée une « dépendance forte » et que « la vente de cette “drogue” est favorisée par l’État ». Plus grave encore, les malades ne s’abreuvent pas uniquement de religion mais s’adonnent à des pratiques d’exorcisme, la raqia, pour « extirper ces djinns du corps malade grâce à la récitation de certaines sourates »… Et nous voici face à un Islam qui se conjugue avec passéisme et croyances d’un autre temps.

Tout cela parce que l’État n’a pas véritablement voulu traiter la « douleur » que représente pour les Algériens « cette terrible violence qui les a massivement affectés ». Pas d’instance vérité et réconciliation comme en Tunisie ou au Maroc, mais amnistie pour tout le monde, « maquisards assassins et policiers tortionnaires ». Il évoque la Charte pour la paix et la réconciliation de 2005, qui selon lui occulterait les véritables responsabilités en ne faisant aucune allusion au « terrorisme » pour n’évoquer que la « tragédie nationale ». Est-ce possible que Daum n’ait pas lu la Charte dans laquelle pourtant le terme de « terrorisme » est répété dix fois et celui de « terroriste » trois fois ? La version officielle est claire et ne souffre d’aucune ambiguïté : « L’Algérie a survécu grâce au patriotisme et aux sacrifices des unités de l’Armée nationale populaire, des forces de sécurité et de l’ensemble des Patriotes qui ont su, patiemment et avec détermination, organiser la résistance de la nation face à cette agression criminelle inhumaine. »

Mais s’il est vrai que l’expression « tragédie nationale » est employée communément pour occulter les véritables responsabilités, ce n’est pas comme le regrette Daum pour amnistier systématiquement les membres des groupes armés, mais bien ceux d’entre eux qui ont offert leurs services au pouvoir, notamment les hommes qu’il cite dans son texte, Omar Chikhi et Abdelhak Layada, deux anciens responsables des GIA qui, de notoriété publique aujourd’hui, prenaient leurs ordres auprès de la police politique (DRS, Département du renseignement et de la sécurité). Le journaliste ne s’interroge pas non plus sur l’absence de poursuites de « policiers tortionnaires ». Rien de tout cela, au contraire : avec ces exemples de repentis en liberté, il entend renforcer son propos qui est de montrer qu’en définitive, rien n’a changé. Les islamistes sont toujours là, plus forts que jamais et, à tout moment, une nouvelle explosion de violence peut éclater, car la « société algérienne est tout sauf réconciliée », les électeurs du FIS de 1989 « ne regrettent rien » tout d’ailleurs comme ceux qui ont soutenu le coup d’État militaire en 1992.

Bref, quand on ne veut pas admettre les raisons politiques qui ont mené aux massacres collectifs, il faut se rabattre sur une pathologie du nom d’islamisme qui, parce qu’elle pas été éradiquée, aurait créé « des monstres ». Ceux-ci sont pour le moment enfermés « dans un placard », mais en attendant qu’ils resurgissent, « la peur continue d’habiter le quotidien des Algériens ». La société algérienne est en conséquence condamnée à vivre avec ce spectre des massacres qui peut à tout moment s’abattre à nouveau sur elle. Et le public français à qui s’adresse cet article se dit : « Mais quels barbares ces musulmans ! »

Vingt-cinq ans après, nous sommes confrontés aux mêmes inepties de l’époque, comme si n’existaient pas d’innombrables analyses et témoignages les ayant réfutées depuis de façon indiscutable. Pourtant,Le Monde diplomatique a publié des années durant des articles sur la « sale guerre » menée par les généraux putschistes et leurs supplétifs contre la rébellion islamiste, mais surtout contre la population civile. Si une « ligne rouge » implicite n’a pas été dépassée par le mensuel, celle consistant à mettre explicitement en cause des groupes armés se réclamant de l’islam mais téléguidés ou formés d’agents des services secrets dans les massacres, il a tout de même autorisé une analyse critique du système algérien mis en place après le coup d’État en janvier 1992 dont le DRS contrôlait totalement tous les rouages, politiques, administratifs, médiatiques, etc. La régression que signe ce reportage dans le respect de la vérité et de la simple information est d’autant plus impressionnante.

  1. S. Il n’est jamais trop tard pour rappeler que, suite à la victoire du FIS au premier tour des élections législatives en décembre 1991, le commandement militaire a mis à plat toutes les institutions constitutionnelles et déclenché une répression féroce contre non seulement les cadres du parti dissout mais également ses sympathisants. Ne venant pas à bout d’une opposition qui était loin de se limiter à ceux qui avaient pris les arme, il a lancé à partir de mars 1994 une guerre subversive contre les quartiers et les villages ayant voté majoritairement pour le FIS. Mais également contre les personnes susceptibles de témoigner de l’hyperviolence de cette répression, qu’elles soient étrangères ou « démocrates ». Des enquêtes et des travaux approfondis, comme ceux constitués pour la session du Tribunal permanent des peuples consacrée en 2004 aux violations des droits humains en Algérie (treize ans après, P. Daum n’a semble-t-il toujours pas eu le temps de les lire), ont en effet prouvé que les chefs de l’armée et des services ont mis en œuvre un terrorisme d’État mobilisant – et ce n’est pas un hasard – toutes les techniques utilisées par les parachutistes français pendant la guerre de libration, celles de la fameuse « doctrine de la guerre révolutionnaire » : torture généralisée, disparitions forcées, exécutions extrajudiciaires, faux groupes de guérilla (« islamistes » en l’occurrence), recours aux supplétifs civils, déplacements de populations, désinformation et action psychologique…

Les généraux putschistes et leurs alliés militaires et civils n’ont pourtant pu s’imposer face à un autre clan du pouvoir – prêt à engager des négociations avec une opposition entre-temps laminée – que grâce au soutien financier de l’Occident, en premier lieu de la France. Cette lutte au sommet de l’État a finalement culminé en 1997, alors que la rébellion était matée, dans des massacres collectifs dans ces mêmes villages et banlieues où les habitants refusaient de basculer du côté de l’armée. Ce n’est que lorsqu’en 1998 le président Liamine Zéroual a jeté l’éponge face aux généraux « éradicateurs » que les « décideurs » se sont entendus pour nommer Abdelaziz Bouteflika à la Présidence, à condition qu’il leur garantisse l’impunité ainsi qu’à leurs subalternes, tous grades confondus, et leurs nombreux supplétifs miliciens ou « islamistes ». Telle est bien l’essence de la Charte pour la paix et la réconciliation de 2005 et des décrets d’application promulgués en 2006. N’ont été exemptés de poursuites parmi les « islamistes » que ceux qui ont collaboré ou ont été retournés. Le sentiment de trahison qu’expriment les familles victimes des crimes commis par des groupes armés mais également des militaires provient de la nature même de ce projet de réconciliation nationale qui n’est qu’une vaste mascarade : pas de justice, pas de vérité, sujétion à la version officielle qui définit qui sont les patriotes et qui les terroristes au prix de dédommagements financières et matérielles. Tous ceux par contre qui ne se plient pas à ce diktat continuent d’être harcelés et poursuivis, jusqu’à ce jour.

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Opération Timber Sycamore : Une journaliste licenciée pour avoir révélé une filière qui alimente Daesh en armes

30 Août 2017 , Rédigé par S. Sellami

Une enquête longue de plusieurs mois qui a mis au jour et remonté une filière de livraison d’armes à des groupes terroristes en Syrie via des vols diplomatiques en provenance du Caucase et de l’Europe de l’Est sous la supervision de la CIA et d’autres services secrets a mené à l’interrogatoire et au licenciement de la journaliste bulgare qui a révélé l’affaire.

La journaliste d’investigation Dilyana Gaytandzhieva a lâché une véritable bombe via le journal bulgare Trud. Elle a démontré, suite à des communications diplomatiques dévoilées par Anonymous Bulgarie, que la compagnie aérienne d’État de l’Azerbaïdjan a régulièrement transporté des tonnes d’armes vers l’Arabie Saoudite, les Émirats Arabes Unis et la Turquie sous couverture diplomatique dans le cadre du programme de la CIA visant à fournir des armes aux combattants anti-Assad.

Dilyana Gaytandzhieva a précisément détaillé la filière de livraison des armes, jusqu’à vérifier le contenu des caisses à destination de la Syrie et de l’Irak, en inspectant notamment le contenu des containers à Alep dans des caches souterraines des djihadistes.

Elle a obtenu des communications entre le gouvernement bulgare et l’ambassade d’Azerbaïdjan à Sofia concernant le transport d’armes pour le compte de l’US Special Operations Command (USSOCOM) et les services d’autres pays. Le rapport montre également que des sociétés américaines privées ont été engagées par le gouvernement américain pour former et équiper les combattants rebelles syriens.

Même si l’enquête de Gaytandzhieva est vieille de plusieurs mois, elle vient seulement de ressortir sur le devant de la scène alors qu’Al-Jazeera a décidé de la médiatiser ce dimanche. Le reste de la presse occidentale a préféré fermer les yeux sur cette affaire qui prouve de façon irréfutable que les mêmes démocraties occidentales qui prétendent combattre le terrorisme l’alimentent.

Traduction partielle de cet article de Zero Hedge.

Comment les jihadistes d’Alep étaient-ils approvisionnés en armes bulgares ?

Lors de la libération d’Alep et de la prise de l’état-major saoudien qui s’y trouvait, la journaliste bulgare Dilyana Gaytandzhieva constata la présence d’armes de son pays dans neufs entrepôts abandonnés par les jihadistes. Elle nota soigneusement les indications portées sur les caisses et, de retour dans son pays, enquêta sur la manière dont elles étaient arrivées en Syrie.

Depuis 2009 —à la brève exception de la période allant de mars 2013 à novembre 2014—, la Bulgarie est gouvernée par Boïko Borissov, un personnage haut en couleur, issu de l’une des principales organisations criminelles européennes, la SIC. Rappelons que la Bulgarie est à la fois membre de l’Otan et de l’Union européenne et qu’aucune de ces deux organisations n’a émis la moindre critique contre l’arrivée au pouvoir d’un chef mafieux identifié depuis longtemps par les services internationaux de police.

C’est donc clairement en mettant leur vie en jeu que Dilyana Gaytandzhieva a remonté la filière et que la rédaction du quotidien de Sofia, Trud, a publié son dossier [1]. Si la Bulgarie a été l’un des principaux exportateurs d’armes vers la Syrie, elle a bénéficié de l’aide de l’Azerbaïdjan.

Le gigantesque trafic d’armes de la CIA contre l’Afghanistan, l’Irak, la Libye, la Syrie et l’Inde

Depuis le début des printemps arabes, un gigantesque trafic d’armes a été organisé par la CIA et le Pentagone en violation de nombreuses résolutions du Conseil de sécurité de l’Onu. Toutes les opérations que nous allons récapituler ici sont illégales en droit international, y compris celles organisées publiquement par le Pentagone.

En matière de trafic d’armes, même lorsque des individus ou des sociétés privées servent de paravent, il est impossible d’exporter des matériels sensibles sans l’assentiment des gouvernements concernés.

Toutes les armes dont nous allons parler, sauf les systèmes de renseignement électronique, sont de type soviétique. Par définition, même si l’on prétend que des armées dotées d’armes de type Otan sont les destinataires finales de ces livraisons, c’est impossible. Ces armées servent juste à couvrir le trafic.

On savait déjà que la CIA avait fait appel à la SIC et à Boïko Borissov pour fabriquer en urgence du Captagon à destination des jihadistes en Libye, puis en Syrie. Depuis l’enquête de Maria Petkova publiée dans Balkan Investigative Reporting Network (BIRN), on savait que la CIA et le SOCOM (Special Operations Command du Pentagone) avaient acheté pour 500 millions de dollars d’armes à la Bulgarie, entre 2011 et 2014, pour les jihadistes. Puis que d’autres armes furent payées par l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis et transportées par Saudi Arabian Cargo et Etihad Cargo [2].

Selon Krešimir Žabec du quotidien de Zagreb Jutarnji list, fin 2012, la Croatie livrait aux jihadistes syriens 230 tonnes d’armes pour une valeur 6,5 millions de dollars. Le transfert en Turquie était opéré par trois Iliouchine de la compagnie Jordan International Air Cargo, puis les armes étaient parachutées par l’Armée qatarie [3]. Selon Eric Schmitt du New York Times, l’ensemble de ce dispositif avait été imaginé par le général David Petraeus, directeur de la CIA [4].

Lorsqu’en 2012, le Hezbollah tenta de découvrir le trafic de la CIA et du SOCOM, un attentat fut perpétré contre des touristes israéliens à l’aéroport de Burgas, le centre névralgique du trafic. Contre l’enquête de la police bulgare et les constatations du médecin légiste, le gouvernement Borissov attribua ce crime au Hezbollah et l’Union européenne classa la Résistance libanaise comme « organisation terroriste » (sic). Il fallut attendre la chute provisoire de Borissov pour que le ministre des Affaires étrangères, Kristian Vigenine, souligne que cette accusation est sans aucun fondement.

Selon une source proche du PKK, en mai et juin 2014, les services secrets turcs ont affrété des trains spéciaux pour livrer à Rakka, c’est-à-dire à ce qui s’appelait alors l’Émirat islamique en Irak et en Syrie et qui est connu aujourd’hui comme Daesh, des armes ukrainiennes payées par l’Arabie saoudite et plus d’un millier de Toyota Hilux (pick-up double cabine) spécialement arrangés pour résister aux sables du désert. Selon une source belge, l’achat des véhicules avait été négocié avec le Japonais Toyota par la société saoudienne Abdul Latif Jameel.

Selon Andrey Fomin de l’Oriental Review, le Qatar qui ne voulait pas être en reste a acheté pour les jihadistes à la société d’État ukrainienne UkrOboronProm la version la plus récente de l’Air Missile Defense Complex « Pechora-2D ». La livraison a été effectuée par la société chypriote Blessway Ltd [5].

Selon Jeremy Binnie et Neil Gibson de la revue professionnelle de l’armement Jane’s, l’US Navy Military Sealift Command a lancé en 2015 deux appels d’offres pour transporter des armes du port roumain de Constanta vers le port jordanien d’Aqaba. Le contrat a été emporté par Transatlantic Lines [6]. Il a été exécuté juste après la signature du cessez-le-feu par Washington, le 12 février 2016, en violation de son engagement.

 

Selon les journalistes turcs Yörük Işık et Alper Beler, les derniers contrats de l’ère Obama ont été effectués par Orbital ATK qui a organisé, via Chemring et Danish H. Folmer & Co, une ligne régulière entre Burgas (Bulgarie) et Jeddah (Arabie saoudite). Pour la première fois, on parle ici non seulement d’armes produites par Vazovski Machine Building Factory (VMZ) (Bulgarie), mais aussi par Tatra Defense Industrial Ltd. (Tchéquie) [9].

Bien d’autres opérations ont eu lieu secrètement comme l’attestent par exemple les affaires du cargo Lutfallah II, arraisonné par la marine libanaise le 27 avril 2012, ou du cargo togolais, le Trader, arraisonné par la Grèce, le 1er mars 2016.

Le total de ces opérations représente des centaines de tonnes d’armes et de munition, peut-être des milliers, principalement payées par les monarchies absolues du Golfe, prétendument pour soutenir une « révolution démocratique ». En réalité, les pétro-dictatures ne sont intervenues que pour dispenser l’administration Obama de rendre des compte au Congrès US (Opération Timber Sycamore) et lui faire prendre des vessies pour des lanternes [10]. L’ensemble de ce trafic a été personnellement contrôlé par le général David Petraeus, d’abord depuis la CIA dont il était le directeur, puis depuis la société de placements financiers KKR qu’il a rejointe. Il a profité de l’aide de hauts-fonctionnaires, parfois sous la présidence de Barack Obama, puis massivement sous celle de Donald Trump.

L’opération Timber Sycamore (Bois de sycomore) est la plus importante affaire de trafic d’armes de l’Histoire.

Le rôle jusqu’ici secret de l’Azerbaïdjan

Selon l’ancienne fonctionnaire du FBI et fondatrice de la National Security Whistleblowers Coalition, Sibel Edmonds, de 1997 à 2001, l’Azerbaïdjan du président Heydar Aliyev hébergea à Bakou, à la demande de la CIA, le numéro 2 d’Al-Qaïda, Ayman el-Zawahiri. Bien qu’officiellement recherché par le FBI, celui qui était alors le numéro 2 du réseau jihadiste mondial se déplaçait régulièrement en avion de l’Otan en Afghanistan, en Albanie, en Égypte et en Turquie. Il recevait également des visites fréquentes du prince Bandar ben Sultan d’Arabie saoudite [11].

À ses relations sécuritaires avec Washington et Riyad, l’Azerbaïdjan —dont la population est pourtant principalement chiite— ajoute Ankara la sunnite qui le soutient dans son conflit contre l’Arménie à propos de la sécession de la République d’Artsakh (Haut-Karabagh).

À la mort d’Heydar Aliyev aux États-Unis, en 2003, son fils Ilham Aliyev, lui succède. La Chambre de commerce USA-Azerbaïdjan devient l’arrière-cour de Washington avec à côté du président Aliyev, Richard Armitage, James Baker III, Zbigniew Brzeziński, Dick Cheney, Henry Kissinger, Richard Perle, Brent Scowcroft et John Sununu.

Selon Dilyana Gaytandzhieva, le ministre des Transports, Ziya Mammadov, met en 2015 à disposition de la CIA la compagnie d’État Silk Way Airlines aux frais de l’Arabie saoudite et des Émirats arabes unis. Le ministre des Affaires étrangères, le très peu scrupuleux Elmar Mammadyarov, envoie à plusieurs de ses ambassades des demandes d’homologation de « vols diplomatiques », ce qui interdit leurs fouilles au titre de la Convention de Vienne. En moins de trois ans, plus de 350 vols disposeront de ce privilège extraordinaire.

Bien que, selon les traités internationaux, ni les avions civils, ni les avions diplomatiques ne sont autorisés à transporter des matériels militaires, les demandes de reconnaissance comme « vols diplomatiques » portent mention explicites des chargements transportés. Cependant, à la demande du département d’État US, au moins l’Afghanistan, l’Allemagne, l’Arabie saoudite, la Bulgarie, le Congo, les Émirats arabes unis, la Hongrie, Israël, le Pakistan, la Pologne, la Roumanie, la Serbie, la Slovaquie, la Tchéquie, la Turquie et le Royaume-Uni fermèrent les yeux sur cette violation du droit international comme ils avaient ignoré les vols de la CIA entre leurs prisons secrètes.

En moins de trois ans, la Silk Way Airlines a ainsi transporté pour au moins 1 milliard de dollars d’armes.

De fil en aiguille, la journaliste Dilyana Gaytandzhieva a mis à jour un vaste système qui approvisionne également les jihadistes non seulement en Irak et en Syrie, mais aussi en Afghanistan, au Pakistan et au Congo, toujours aux frais des Saoudiens et des Émiratis. Certaines armes livrées en Arabie furent réexpédiées en Afrique du Sud.

Les armes transportées en Afghanistan seraient parvenues aux Talibans, sous le contrôle des États-Unis qui prétendent les combattre. Celles livrées au Pakistan étaient probablement destinées à commettre des attentats islamistes en Inde. On ignore qui sont les destinataires finaux des armes livrées à la Garde républicaine du président Sassou N’Guesso au Congo et à l’Afrique du Sud du président Jacob Zuma.

Les principaux négociants étaient les firmes états-uniennes Chemring (déjà citée), Culmen International, Orbital ATK (également déjà citée) et Purple Shovel.

http://www.voltairenet.org/article197134.html

EN BANDE SON : 

PAR  LE 

https://leblogalupus.com/2017/08/30/

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HISTOIRE VRAIE & DÉBAT : L'AMOUR DE L'EURO EST PLUS FORT QUE LA FOI

30 Août 2017 , Rédigé par S. Sellami

Un imam algérien, très ouvert et religieusement très cultivé et qui exerce dans une des mosquées de Lyon avait déclaré, il y a quelques jours dans une halaqa que le change parallèle est haram ( interdit ) et que l'argent qui ne se change pas dans les banques au taux officiel est considérée comme Riba ( Illicite ) . Deux minutes après, la salle est devenue carrément vide, les assistants n'ont pas apprécié cette presque fetwa et avaient accusé l'imam de manque de savoir religieux et qu'ils n'ont pas à l'écouter. On ne badine pas avec l'argent . Ainsi ce pauvre imam est devenu l'ennemi de beaucoup d'immigrés. À quand une fetwa officielle pour interdire ou rendre licite le change parallèle ?

https://www.facebook.com/Pagethagastoise

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Peter W. Smith, opérateur du GOP qui a cherché les courriels de Clinton contre les pirates russes, s’est suicidé

30 Août 2017 , Rédigé par S. Sellami

Un donateur républicain et opérateur de la Côte-Nord de Chicago qui a déclaré qu’il avait essayé d’obtenir les courriels manquants de Hillary Clinton de pirates russes s’est suicidé dans une chambre d’hôtel du Minnesota, après avoir parlé à The Wall Street Journal de ses efforts, montrent les records publics.

À la mi-mai, dans une pièce d’un hôtel de Rochester utilisé presque exclusivement par des patients et des parents de Mayo Clinic , Peter W. Smith, 81, a laissé un dossier de documents soigneusement préparé, y compris une déclaration que la police appelle une note de suicide dans laquelle il a dit qu’il était en mauvaise santé et une police d’assurance-vie expirait.

Au centre de la guerre politique secrète…exécuté par un bras vengeur!

Au centre de la guerre politique secrète…exécuté par un bras vengeur!

 

Des jours plus tôt, le financier de la forêt de lac suburbain a donné une interview au Journal au sujet de sa quête, et il a commencé à publier des histoires sur ses efforts à la fin de juin. Le Journal a également signalé qu’il avait vu des courriels écrits par Smith montrer à son équipe considérée le lieutenant-général général Michael Flynn , alors un conseiller principal de la campagne du républicain Donald Trump , un allié. Flynn a brièvement été le conseiller de sécurité nationale du président Trump et a démissionné après avoir déterminé qu’il n’avait pas divulgué les contacts avec la Russie.

À l’époque, le journal a signalé que la mort de Smith le 14 mai avait eu lieu environ 10 jours après avoir accordé l’entrevue. Le mystère enveloppa comment et où il était mort, mais le journaliste principal sur les histoires disait sur un podcast qu’il n’avait aucune raison de croire que la mort était le résultat d’un jeu malin et que Smith était probablement mort de causes naturelles.

 

Cependant, le Chicago Tribune a obtenu un record de mort d’état du Minnesota déposé dans le comté d’Olmsted, affirmant que Smith s’est suicidé dans un hôtel près de la clinique Mayo à 13h17 le dimanche 14 mai. Il a été trouvé avec un sac sur la tête avec une source de hélium attaché. Le rapport d’un médecin légiste donne le même compte, sans préciser l’heure, et un rapport de la police de Rochester détaille son suicide.

Dans la note récupérée par la police, Smith s’est excusé auprès des autorités et a déclaré que «NO FOUL PLAY WHATSEERVER» était impliqué dans sa mort. Il a écrit qu’il prenait sa propre vie à cause d’un « RECENT BAD TURN IN HEALTH DEPUIS JANVIER 2017 » et chronométré « À L’ASSURANCE-VIE D’EXPIRATION DE 5 MILLIONS DE DOLLARS ».

Il avait séjourné à l’hôtel pendant plusieurs jours et avait prolongé son séjour au moins une fois, mais il était prévu de vérifier le jour où son corps a été retrouvé. « Demain c’est mon dernier jour », a déclaré Smith à un travailleur d’hôtel le 13 mai, alors qu’il travaillait sur un ordinateur dans le centre d’affaires, imprimant des documents, selon les rapports de la police.

L’un des anciens employés de Smith a déclaré à la Tribune qu’il pensait que l’homme âgé était allé à la clinique célèbre pour être traité pour une maladie cardiaque. La porte-parole de Mayo, Ginger Plumbo, a déclaré jeudi qu’elle ne pouvait confirmer que Smith avait été un patient, en citant les lois sur la protection de la vie privée médicale.

Peter W. Smith

Les journaux ont déclaré que le week-end de la fête du travail, l’année dernière, Smith avait rassemblé une équipe pour acquérir des courriels dont le détenteur certifiait qu’ils auraient pu être volée du serveur privé que Clinton avait utilisé pendant sa période de secrétaire d’État. L’intérêt de Smith portait sur plus de 30 000 courriels. Clinton avait dit qu’elle les avait supprimé parce qu’ils se rapportaient à des questions personnelles. Une énorme cache d’autres courriels Clinton avait été rendu publique,à ce moment-là.

Smith a déclaré au Journal qu’il croyait que les courriels manquants auraient pu être obtenus par des pirates russes. Il a également déclaré qu’il pensait que la correspondance concernait les devoirs officiels de Clinton. Il a déclaré au Journal qu’il travaillait de façon indépendante et ne faisait pas partie de la campagne Trump. Il a également déclaré au Journal que lui et son équipe ont trouvé cinq groupes de pirates informatiques – deux d’entre eux des groupes russes – qui prétendaient avoir les emails manquants de Clinton.

Smith a eu une histoire de faire des recherches de l’opposition, le terme formel pour l’information peu flatteuse que les agents politiques dévoilent sur les candidats rivaux.

Pendant des années, l’ancien président démocrate Bill Clinton était l’objectif de Smith. L’homme d’affaires riche avait pour rôle d’exposer les allégations de «Troopergate» au sujet de la vie sexuelle de Bill Clinton. Et il a discuté du financement d’une enquête sur un voyage de 1969 que Bill Clinton a pris au collège en Union soviétique, selon le magazine Salon.

Les enquêtes sur les liens possibles entre le gouvernement russe et les personnes associées à la campagne présidentielle de Trump sont en cours au Congrès et par l’ancien chef du FBI, Robert Mueller . Il agit comme conseiller spécial du ministère de la Justice. Le porte-parole de Mueller, Peter Carr, a refusé de commenter les histoires du journal sur Smith ou sa mort. L’avocat de Washington, Robert Kelner, qui représente Flynn, n’a eu aucun commentaire jeudi.

Le décès de Smith a eu lieu à Aspen Suites à Rochester, spectacle des records. Ils énumèrent la cause de la mort comme «asphyxie due au déplacement d’oxygène dans un espace confiné à l’hélium».

Le chef de la police de Rochester, Roger Peterson, a déclaré mercredi le mode de mort de Smith « inhabituel », mais un travailleur funéraire a déclaré qu’il l’avait déjà vu.

Un employé de Rochester Cremation Services, la maison funéraire qui a répondu à l’hôtel, a déclaré qu’il a aidé à retirer le corps de Smith de sa chambre et a rappelé avoir vu un réservoir.

L’employé, qui a parlé à condition qu’il ne soit pas identifié en raison de la nature délicate de la mort de Smith, a décrit le réservoir comme étant de taille similaire à un réservoir de propane sur un gril à gaz. Il ne se souvenait pas d’avoir vu un sac que Smith aurait placé sur sa tête. Il a dit que le coroner et la police étaient là et qu’il « n’a pas fait beaucoup de réflexion autour ».

« Quand je suis arrivé là-bas et j’ai vu le réservoir, j’ai pensé: » J’ai déjà vu ça « , et j’ai pu mettre deux ou deux ensemble », a déclaré l’employé.

Une autopsie a été menée, selon le dossier de décès. Le Bureau de l’examinateur médical régional de Southern Minnesota a refusé une demande de Tribune pour le rapport d’autopsie et a publié des informations limitées sur le décès de Smith. Un porte-parole d’AXA Equitable Life Insurance Co., classé dans des documents récupérés par la police en tant que transporteur d’assurance de Smith, n’a pas de commentaires immédiats.

The Final Exit Network, une organisation à but non lucratif basée en Floride, fournit de l’information et du soutien aux personnes qui souffrent d’une maladie terminale et veulent se suicider. Fran Schindler, bénévole du groupe, a noté que le livre best-seller « Final Exit », écrit par Derek Humphry en 1991 et révisé plusieurs fois depuis, explique en détail la méthode du gaz à l’hélium.

« Beaucoup de gens obtiennent cette information de son livre », a déclaré Schindler. « C’est une méthode qui existe depuis de nombreuses années et est connue ».

Selon les chiffres du bureau du médecin légiste de County Cook, 172 personnes se sont suicidées par étouffement à partir de janvier 2007 à ce jour. Parmi les décès dus à l’asphyxie, 15 impliquaient l’utilisation d’un sac en plastique sur la tête.

 

On ne pouvait pas déterminer combien impliquaient l’utilisation d’hélium, d’un gaz inodore et sans goût non toxique.

«L’hélium n’a pas d’effet direct. Un sac sur la tête de quelqu’un épuise l’oxygène de la personne et cause la mort», a déclaré Becky Schlikerman, porte-parole du bureau du médecin légiste du comté de Cook. »L’ajout d’hélium peut déplacer l’oxygène plus rapidement mais n’a pas d’effet direct sur une personne ».

La police a trouvé un reçu d’un timbre local Walmart daté de la veille, le 13 mai à 12h53. Le reçu était pour l’achat de « Helium Jumbo » et d’autres articles. La police a également noté que les deux réservoirs d’hélium dans la pièce étaient drapés avec de la cheville à exercices ou des poignets couvert de vinyle. Le rapport n’a pas expliqué les poids. La police a déclaré que, parce qu’ils ne soupçonnaient pas un jeu malin, ils n’avaient vu aucune vidéo de sécurité du magasin Walmart pour confirmer que Smith a acheté les citernes lui-même.

Les restes de Smith ont été incinérés au Minnesota, selon les documents. Il était marié à Janet L. Smith et avait trois enfants et trois petits-enfants, selon sa nécrologie. Les appels de Tribune aux membres de la famille n’ont pas été retournés.

Sa note nécrologique a déclaré que Smith a été impliqué dans des affaires publiques depuis plus de 60 ans et il l’a annoncé comme «un champion de l’énergie tranquillement généreux pour assurer un monde économiquement et politiquement plus sécurisé». Smith a mené des sociétés de capital-investissement dans des acquisitions de sociétés et des investissements de capitalisation depuis plus de 40 ans. Plus tôt, il a travaillé avec DigaComm LLC de 1997 à 2014 et en tant que président de Peter W. Smith & Co. de 1975 à 1997. Avant cela, il était officier supérieur de Field Enterprises Inc., une société qui possédait alors le Chicago Sun -Times et a été détenu par la famille Marshall Field , indique sa nécrologie.

Un mémorial de famille privé a été planifié, a déclaré l’avis nécrologique. Les amis ont affiché des hommages en ligne à Smith après sa mort. L’un était de son ancien employé, Jonathan Safron, 26 ans, qui habite dans la boucle de Chicago et a travaillé pour Smith pendant environ deux ans.

Safron, dans une interview, a déclaré qu’il travaillait pour un cabinet de tutorat lorsque Smith est devenu son client. Son travail impliquait d’enseigner à Smith comment utiliser un MacBook, a déclaré Safron. Au moment où Smith vivait dans une copropriété au sommet du Four Seasons Hotel Chicago. Safron a déclaré que Smith l’a ensuite employé à Corporate Venture Alliances, un cabinet d’investissement privé que Smith a couru, d’abord hors du même condo et plus tard d’un bureau dans le bâtiment Hancock.

Safron, qui a déclaré qu’il avait un travail de bas niveau avec le Parti républicain de l’Illinois en 2014, a déclaré qu’il n’avait aucune connaissance de l’offre de Smith pour trouver des pirates informatiques qui pourraient localiser des messages manquants dans le service de Clinton en tant que secrétaire d’État.Dans son hommage en ligne à son ancien employeur, il a appelé Smith le «meilleur patron que je pourrais jamais demander … un mentor, un ami et un être humain modèle».

Safron a déclaré qu’il travaillait à temps partiel pour Smith, mettant environ 15 heures par semaine, mais les deux se sont approchés, souvent déjeunés ensemble dans un endroit préféré de Smith: Oak Tree Restaurant & Bakery Chicago sur North Michigan Avenue. Il a appelé Smith un homme sérieux qui était « optimiste », « cosmopolite » et « plus grand que la vie ». Il savait que Smith était en train de diminuer la santé, disant que l’homme plus âgé avait parfois de la difficulté à respirer et a déclaré aux collègues du travail qu’il avait des problèmes cardiaques. Des semaines avant de prendre sa vie, il était fatigué de marcher vers le bas sur quatre ou cinq marches d’escalier pendant une épreuve d’incendie de Hancock Building et plus tard envoyé par courrier électronique à Safron en disant qu’il était « étourdi », at-il déclaré.

La dernière volonté et le testament de Smith, signés le 21 février dernier, ont une durée de sept pages et sont consignés dans la Cour des successions dans le comté de Lake. La volonté donne à sa femme son intérêt pour leur propriété résidentielle et ses biens personnels corporels et dit que les actifs restants devraient être placés dans deux fiducies.

Il est né le 23 février 1936 à Portland, dans le Maine, selon le dossier de décès.

Son défunt père, Waldo Sterling Smith, était un représentant du fabricant pour les entreprises féminines de vêtements, les représentant dans les grands magasins du Maine, du New Hampshire et du Vermont, selon la nécrologie du père de 2002. L’ancien Smith est mort à 92 ans à Saint-Augustin, en Floride, et son obit a noté qu’il avait été actif dans le comté de St. Johns, en Floride, dans les affaires républicaines et dans une église méthodiste locale.

Peter Smith a écrit deux articles sur son blog, datés de la veille de sa mort. L’un des responsables des services de renseignement américains a contesté que la Russie a interféré avec les élections de 2016. Un autre article a prédit: «À mesure que l’attention se tourne vers les affaires internationales, comme il le fera bientôt, l’histoire de l’ingérence russe va mourir de son propre poids».

Sources:

Katherine Skiba a rapporté l’événement de Washington, David Heinzmann de Rochester et Todd Lighty de Chicago.Lauren Rosenblatt du Tribune Washington Bureau et Jim Newton du Lake County News-Sun et Gregory Pratt ont contribué à cette histoire.

 

kskiba@chicagotribune.com

dheinzmann@chicagotribune.com

tlighty@chicagotribune.com

Twitter @Katherine Skiba

Twitter @DavidHeinzmann

Twitter @TLighty

https://michelduchaine.com/

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Bataille du Qalamoun : une grande victoire du Hezbollah

30 Août 2017 , Rédigé par S. Sellami

Assad restera et c’est avec lui qu’il faudra négocier

Le général libanais à la retraite Amin Hoteit revient sur l’offensive de l’armée syrienne et du Hezbollah dans le Qalamoun occidental et en explique les ressorts.

Selon le général, les terroristes de Daech viennent d’y subir l’un des plus cinglants revers de ces dernières semaines : une première étape des opérations a poussé les terroristes à se replier massivement, mais ils ont fait preuve d’une faible résistance. La seconde étape a été d’une violence inouïe et a fini par provoquer une vraie débandade dans les rangs des takfiristes. Quant à la troisième étape, elle a forcé les terroristes à quitter certaines des localités qu’ils occupaient depuis plusieurs années. Cette opération a été importante à plus d’un égard. Il convient notamment de souligner la coopération étroite entre le Hezbollah et l’armée syrienne, qui s’est traduite par des gains stratégiques importants, dont la capitulation des terroristes qui se sont rendus en masse. Sans un accord préalable entre les dirigeants syriens et libanais, cette opération n’aurait jamais pu voir le jour sur les frontières syro-libanaises.

Mais quel effet aura réellement la libération du Qalamoun occidental sur les évolutions militaires à venir ?

Selon l’expert, la portée de cette offensive militaire se fera sentir à la fois au Liban et en Syrie. Les terroristes retranchés de part et d’autre des frontières ont reçu un coup mortel et ils s’affaibliront de plus en plus. À cet effet, il sera désormais difficile, voire impossible, pour les terroristes de se réorganiser et d’attenter à la sécurité du Liban. Idem pour la Syrie, où les terroristes actifs dans le Sud viennent de perdre l’une de leurs principales voies d’approvisionnement, ce qui ne va pas sans affaiblir les terroristes sur l’ensemble du territoire syrien. Cette victoire envoie d’ailleurs un message clair aux Américains et aux Israéliens : ils cherchaient à instrumentaliser les terroristes retranchés au Qalamoun et à faire chanter par leur biais l’axe de la Résistance. Voilà ce plan qui fait long feu. Cette victoire s’ajoute d’ailleurs à bien d’autres obtenues sur les champs de bataille en Syrie. C’est à la lumière de ces victoires que l’Occident et ses alliés semblent avoir compris que le temps est venu de se délester des clichés et de se rendre à l’évidence : Assad restera et c’est avec lui qu’il faudra négocier.

presstv.ir

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GRENOUILLAGE BOULITIQUE AU SEIN DE L’OLIGARCHIE MILITARO-FINANCIÈRE.

30 Août 2017 , Rédigé par S. Sellami

 

Après les diversions de l’été, nous assistons ces derniers jours à une mobilisation des habituels chargés de mission des officines (fonctionnaires de presse, troubadours boulitiques, intellectuels organiques), appelant l’armée à « prendre ses responsabilités » afin de se débarrasser du locataire d’El Mouradia et du Gaïd des Tagarins, prétextant « l’inquiétante dégradation de la situation ». Subitement et comme par hasard, ils se réveillent pour découvrir aujourd’hui que notre malheureux pays coule.

L’oligarchie militaro-financière, véritable pouvoir en Algérie et dont les aiguilles de son horloge se sont arrêtées aux années 70 et 80, pense continuer à manipuler l’opinion publique et pouvoir peut-être encore une fois utiliser notre jeunesse à qui elle a fait perdre ses repères et qui se trouve sans présent ni avenir, comme chair à canon comme en 88, 92 et 2001, pour régler ses comptes internes, dans le cadre du partage du butin de guerre que représente notre Algérie, à ses yeux.
Nous ne sommes pas dupes pour participer à ce jeu malsain que se livrent les gangs de l’oligarchie. Le problème de l’Algérie n’est pas le locataire d’El Mouradia, ni tel ou tel officier supérieur. Le problème de l’Algérie est celui d’un pouvoir illégitime qui perdure depuis 62 et qu’il faudrait régler définitivement afin de mettre un terme à la crise politique qui s’aggrave au fil des ans et qui risque de mener le pays vers d’autres drames, à Dieu Ne Plaise.

Quant à l’armée nationale, elle ne peut-être républicaine que si elle est sous l’autorité et le contrôle d’un pouvoir politique LEGITIME.
Il est temps de rappeler aussi et de manière claire et franche à l’oligarchie qui a pris en otage le pays et utilise l’institution militaire comme bouclier que cette dernière ne doit être ni à son service ni au service d’un clan, mais au service exclusif de l’Algérie, Etat et Nation. Elle doit donc cesser d’être la source du pouvoir et doit impérativement cesser d’être instrumentalisée, comme elle l’a été depuis 62.
Cette institution nationale doit prendre conscience de sa responsabilité historique, en ces moments de grave crise politique que traverse le pays, dans l’accompagnement des forces politiques REELLES, dans la voie d’une transition démocratique vers un Etat de Droit et des Libertés démocratiques.
C’est à ce prix que se réglera définitivement la question de la légitimité du pouvoir, une légitimité usurpée par l’armée des frontières un certain mois de septembre 62 au prix d’un millier de morts
.

 

Salah-Eddine SIDHOUM

http://lequotidienalgerie.org/

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Accusé de détournement, Hamon menacerait de «balancer la vérité» sur la campagne de Hollande

30 Août 2017 , Rédigé par France Révolution

Cet article est reposté depuis France Révolution.

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Enroco Macias risque de tout perdre, le chanteur victime d »une escroquerie

30 Août 2017 , Rédigé par S. Sellami

Il pour­rait y lais­ser sa maison de Saint-Tropez

Ce lundi 28 août, Enrico Macias connaî­tra enfin le verdict de l’affaire l’oppo­sant à une banque islan­daise qu’il accuse d’escroque­rie. Si cette dernière est jugée non coupable, l’inter­prète des Filles de mon payspour­rait perdre le seul bien immo­bi­lier qu’il lui reste.

Après plusieurs années de bataille judi­ciaire, le tribu­nal correc­tion­nel de Paris dira ce lundi 28 août si Enrico Macias et une centaine d’autres personnes ont été ou non victimes d’une escroque­rie à l’hy­po­thèque. En 2007, le chan­teur et sa défunte femme Suzy avaient contracté un prêt de 35 millions d’eu­ros auprès de la banque irlan­daise Land­sbanki. Une somme miro­bo­lante dont le couple pouvait dispo­ser à condi­tion qu’il mette en gage deux de ses rési­dences, dont sa villa de Saint-Tropez.

 

Un an plus tard, frap­pée par la crise, la banque fait faillite et menace Enrico Macias de vendre sa maison s’il ne rembourse pas la tota­lité de la somme qu’il a emprun­tée. Mais il refuse. Manque de chance, le tribu­nal de Luxem­bourg, esti­mant qu’il avait sous­crit ce prêt « en toute connais­sance de cause », le condamne à verser 30 millions d’eu­ros.

Il faudra attendre 2014 pour que Land­sbanki soit fina­le­ment mise en examen. Après trois longues années d’at­tente, le parquet a requis le 23 mai dernier des peines de prison avec sursis et des amendes à l’en­contre de neuf anciens diri­geants, cadres et conseillers en gestion de patri­moine liés à la filiale luxem­bour­geoise de la banque islan­daise.

« J’ai passé 10 ans la peur au ventre de perdre mon seul bien », a confié Enrico Macias lors du procès. De leur côté, ses avocats espèrent la « condam­na­tion de la banque en tant que personne morale«  et la  »confis­ca­tion des créances qui pèsent encore sur les parties civiles. »

Gala.fr par Rime El Himani

https://n3k6.wordpress.com/2017/08/29

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Le chef de la police anti-drogue française mis en examen

30 Août 2017 , Rédigé par S. Sellami

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La mise en examen le 25 août du numéro un de la police anti-drogue en France jette une lumière crue sur les forces de police auxquelles on a donné, avec l’imposition de l‘état d‘urgence par le gouvernement PS de Francois Hollande en novembre 2015, d’énormes pouvoirs.

L‘ex-chef de l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (Ocrtis), François Thierry, déjà placé en garde à vue en mars de cette année suite à une enquête de l‘Inspection générale de la police nationale (IGPN), a été mis en examen pour « complicité de détention, transport et acquisition de stupéfiants et complicité d’exportation de stupéfiants en bande organisée. »

Il a pourtant été laissé libre sans contrôle judiciaire par les juges d’instruction chargés de l’enquête. Il peut rester en fonction à la Sous-direction antiterroriste de la police judicaire (SDAT), où il avait été muté en mai 2016 sur fond d‘accusations de trafic de drogue par un de ses anciens « indics ». Selon la presse, Thierry bénéficierait toujours de la confiance et du soutien de sa hiérarchie. Il fait en tout l‘objet de trois enquêtes judiciaires différentes.

Sa mise en examen par le parquet de Paris vient après deux ans d’une enquête déclenchée après la saisie, le 17 octobre 2015, par la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED) de sept tonnes de résine de cannabis. Celles-ci se trouvaient dans des camionnettes garées Boulevard Exelmans dans le 16e arrondissement à Paris, en bas de l‘appartement de luxe de Sofiane Hambli, un des principaux trafiquants de drogue en Europe.

Cette marchandise faisait selon Liberation, partie d‘un convoi transportant 40 tonnes de cannabis, réparties entre Vénissieux, Mulhouse, Nantes, et Paris et acheminées sous le contrôle de l‘Ocrtis, qui accusa ensuite la douane d’avoir torpillé sciemment l'une de ses opérations.

Dans cette affaire, Hambli fonctionna comme principal informateur de la police anti-drogue. Selon le Figaro, « À 42 ans, il est considéré comme l'une des chevilles ouvrières de l'importation de drogue vers l'Europe mais aussi comme l'un des plus gros informateurs ayant jamais travaillé pour l'Office des stups. »

En mai 2016, sous le titre « Révélations sur un trafic d‘Etat », Liberation avait carrément accusé l‘Ocrtis d‘organiser lui-même le trafic de drogue. L’enquête ayant entraîné la récente mise en examen se concentrerait sur les « méthodes » de la direction de l‘Ocrtis, à présent mises en cause par l‘appareil judicaire, c’est à dire l’étroite collaboration entre la police anti-drogue et les grands trafiquants.

Pendant longtemps, ces « méthodes spéciales » avaient été vantées comme étant particulièrement efficaces dans la lutte contre les trafiquants de drogue, et la police et les médias présentaient Thierry comme le nec plus ultra de la lutte contre la drogue.

Selon Libération du 23 août, Hambli aurait permis « l’identification de plusieurs dizaines de malfaiteurs chevronnés, l’interpellation d’une centaine d’individus et même la transmission d’informations relatives à des islamistes radicalisés. »

On reproche à Thierry d‘avoir par ses opérations de « livraisons surveillées » censées infiltrer les milieux de la drogue, surtout aidé Hambli à éliminer ses concurrents sur le marché français des stupéfiants. Ceci lui a permis, toujours de selon Libération, de « s'imposer comme le plus gros trafiquant de l'Hexagone grâce à la protection de l'ex-patron de l'Office central des stups. »

Les juges, qui n’ont pas retenu contre lui la question de l’enrichissement personnel, lui reprochent de n‘avoir pas informé les juges compétents des quantités énormes de drogue ainsi acheminées. Thierry insiste pour dire que les juges étaient complètement et systématiquement informés.

L‘affaire Thierry n‘est pas la seule a avoir secoué l‘establishment policier ces derniers temps. En mai de cette année c‘est tout le service national d’enquêtes des douanes qui a été décapité, de nombreux cadres de ce service étant limogés pour cause de « graves événements » selon la direction des douanes. Une des responsables avait été mise en examen en avril pour « complicité d’importation et de détention en bande organisée de marchandises contrefaites ».

Selon Mediapart, le service était alors « touché par une demi-douzaine d’enquêtes judiciaires qui mettent à mal ses méthodes. » Une des enquêtes portait entre autre « sur une saisie de kalachnikovs au péage de Reims, en novembre 2013 », trafic dans lequel était impliquée l‘antenne des douanes du Havre. Là on avait saisi 800.000 euros, et le 5 janvier 2017 un agent des douanes s‘y était suicidé.

En mai dernier, c‘était le numéro deux de la PJ de Lyon, Michel Neyret, un autre « super-flic » à qui il était reproché de protéger et d‘entretenir en grand des relations amicales avec des membres de la pègre, qui était condamné à deux ans et demi de prison ferme.

Indépendamment des motivations de l‘appareil judiciaire et de sections de l‘establishment politico-policier dans ces affaires, celles-ci lèvent en partie le voile sur la collusion en France entre la police et les trafiquants en tout genre. Cela montre le caractère hostile à l’État de droit de forces de police à qui on a donné des pouvoirs extraordinaires dans le cadre de l‘état d‘urgence.

Alors que dans les banlieues françaises, des policiers imposent aux jeunes des contrôles brutaux et humiliants sur des soupçons qu’ils pourraient « dealer», les hautes sphères de la même police organisent avec des gangsters l‘approvisionnement en grand de ces mêmes banlieues en drogue.

L’affaire Thierry soulève des questions graves. Les dirigeants de la police anti-drogue allant superviser personnellement le bon déroulement de ces « opérations », comme le second de Thierry, l’ex procureur anti-terroriste Patrick Laberche au Maroc, et l‘enrichissement personnel n‘ayant pas été retenu, la drogue acheminée ainsi en France a-t-elle servi à financer d‘autres activités?

En raison de quelles qualités Thierry, l‘ex-numéro un de l‘Ocrtis (et chargé de la Siat de 2006 à 2010, la section chargée des « opérations délicates » et des infiltrations) est-il passé directement en mai à la Sous-direction anti-terroriste de la PJ dont il est, selon le Parisien, le « numéro trois »?

Finalement, les réseaux islamistes responsables des attaques terroristes sont souvent liés au trafic de drogue, et les terroristes des gens ayant fait de la prison pour trafic de drogue. On peut citer l‘imam marocain Abdelbaki Es Satty, cerveau présumé de la cellule terroriste responsable de l‘attentat de Barcelone, en prison pour trafic de drogue entre 2010 et 2014. On peut donc demander s'il y aurait un lien entre la collaboration de Hambli avec l'Etat, en tant que trafficant ou indic dans les milieux islamistes terroristes, et des actes terroristes en France, en Espagne ou ailleurs en Europe?

Par Francis Dubois 
29 août 2017

http://www.wsws.org/f

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